Comment le Grand Méchant Loup est devenu Dieu...

Comment le Grand Méchant Loup est devenu Dieu...

Messagepar stellamaris » Dim Sep 07, 2014 9:17 pm

Compte-rendu de partie du 06/09/2014. Joueurs : Stellamaris (A), Thomas (B), Thar-tyne (C)

Compte-rendu de partie de Inflorenza, mode carte blanche. Les instances successives sont indiquées par les lettres en gras. (Note pour ceux qui connaissent pas Inflorenza, ce jeu se joue, en mode carte blanche, avec un MJ tournant. Le temps pendant lequel une personne est MJ s’appelle une instance. Les points de vie sont des phrases notées en cours de partie :
• Au début de sa première instance
• À la fin de son instance
• À l’occasion des conflits)
Nota : La manière la plus efficace de gagner un conflit est de rayer de phrases, et donc de perdre des points de vie, c’est ce que l’on appelle un sacrifice ; mais surtout, ce sont des pans entiers de la personnalité du personnage qui s’évanouissent… C’est ainsi que mon personnage, A, est finalement devenu le monstre insensible que l’on voit en fin de scénario. Je regrette de ne pas avoir noté les phrases barrées, c’est un des aspects les plus intéressants de ce jeu remarquable !
Les phrases de la feuille de perso sont en italiques pour A, en souligné pour B, en souligné italiques pour C

______________________________________________________________

A
Nous sommes trois enfants dans la forêt. Ça fait plusieurs jours que nous n’avons pas mangé. J’ai faim… Je voudrais manger mes compagnons. Je me jette sur le plus proche de moi. Ne serais-je pas le Grand Méchant Loup ?

B
Je vois mon ami Robert se jeter sur moi… J’ai peur ! Il n’y a que de la moisissure ici… J’ai une idée ! Je vais manger de la moisissure pour devenir corrompu ; ainsi, je ne serai plus comestible ! Je veux être corrompu, pour ne pas être mangé et pouvoir me nourrir. Aussitôt dit, aussitôt fait… J’ai mangé le lichen noir

C
Qu’est-ce qui se passe ? Je voudrais un monde de confiance ! Je me jette entre mes deux compagnons pour m’interposer. Je l’emporte : Je fais face à mes ennemis. Celui qui se prend pour un loup réplique : Le Petit Chaperon Rouge est-il plus fort que le Grand Méchant Loup ?. Puis il se retourne vers notre autre compagnon. Mon autre compagnon vomit son ignoble repas. Sous le choc, le « Grand Méchant Loup » revient à lui : De le voir vomir m’a fait revenir à moi. Mais qu’ai-je fait ?. Je me réjouis : Je remercie Dieu de l’avoir ramené à la raison

A
Si j’ai pu être ainsi halluciné, c’est sûrement dû à une influence maléfique… Je suis prêt à affronter ce horla qui m’a envoûté. Nous partons à sa recherche, nous dirigeant systématiquement dans la direction où la forêt nous semble la plus sombre, la plus maléfique…

B
Nous nous mettons en route, dans la forêt. Nous arrivons à l’orée d’une grotte, d’où semble venir le mal. Nous nous équipons de piques et de torches, puis nous y entrons… l’impression de pourriture y est encore plus forte que dehors, mais qu’importe ? La pourriture autour de moi ne me fait plus peur.

C
Nous arrivons à un embranchement. Nous suivons toujours la direction de la corruption la plus forte… L’ex Grand Méchant Loup, qui marche en tête, tombe dans un piège, une fosse cachée par des branchages recouverts de sable ! Nous l’en tirons avec nos piques… Mais il s’est foulé la cheville, il est incapable de sauter de l’autre côté du trou ! Il redescend à l’aide de nos piques, nous sautons de l’autre côté et nous le remontons de l’autre côté, toujours avec nos piques…

Nous entendons chacun, très distinctement dans notre tête, la voie de notre mère, pourtant morte et oubliée depuis longtemps, qui nous appelle… Serait-ce de la sorcellerie ?

A
Après un instant d’hésitation, nous courrons tous vers cette voix ! Nous nous battons pour arriver les premiers… Je jubile : J’ai fait tomber mon ami. J’ai fait tomber mon amie ! Ça les fait revenir à eux : Je me souviens que ma mère est morte Cette entité n’est pas ma mère Je crains d’avoir perdu toute ma famille ! ; pour ma part toujours envoûté, je fonce me jeter dans les bras de ma « mère » : Qu’il est doux d’être bercé dans les bras de sa mère !

B
Atterrés, maintenant que nous sommes désenvoûtés, nous voyons notre ami s’enfoncer, de plus en plus, entre les tentacules d’une forme informe, comme un coussin de vapeur noire épaisse… Nous essayons d’attaquer la créature, mais sans succès, elle est intangible… Je hais ce monstre qui m’a trompé Je suis incapable de protéger mes compagnons ! Avec de vrais armes, ce ne serait pas arrivé !. Je me lamente : Aucun Dieu ne peut permettre ça !

C
Nous décidons alors de changer de tactique, et de taper sur la tête de notre ami pour le faire revenir à lui… Ça marche ! Il faut faire abstraction de toute morale ! Je me vengerai de ce monstre ! Je sais guérir de la folie ! J’ai vu le vrai visage de ce qui m’emprisonne !

A
Ayant repris mes esprits, je vois avec horreur où je suis ; je me retourne vers le monstre, et lui croque son cœur. Je sens toute sa puissance affluer en moi… Il me donne le pouvoir d’être Roi ! Cependant, mon corps se dissout et devient semblable au sien, fait de brume noire… Je suis devenu intangible

B
Avec le Petit Chaperon Rouge, nous essayons d’attaquer le monstre qu’est devenu notre ami, en vain, il est intangible… Ces monstres sont-ils nos nouveaux dieux ? Tout ceci n’est que sorcellerie ! Il nous rassure, nous dit que c’est bien lui, sa personnalité, mais qu’il a absorbé la puissance du monstre et que, maintenant nous allons régner sur Millevaux ; comme preuve de sa puissance, il invoque pour nous un festin de steak tartare… Ça fait si longtemps que nous n’avons pas mangé, nous nous régalons ! Nous marchons plusieurs jours, jusqu’au prochain village… En avançant, comme preuve de sa puissance, il laisse derrière lui une traînée complètement vide de toute végétation, sur plusieurs centaines de mètres de large… J’abattrai la forêt avec mon nouveau Dieu.

C
Nous arrivons en vue du village, crasseux, misérable et famélique. Je sers de prophète à mon nouveau Dieu (quand même, Robert, c’est pas un nom pour un dieu !) et je dis à tout le village qu’un nouveau Dieu arrive, et que s’ils lui obéissent, ils régneront sur Millevaux, mais que quiconque le défie subira son courroux. Un druide relève le défi ; rendez-vous demain à l’aube, sur la place à côté du village. – Mais il n’y a pas de place à côté du village ! – il y en aura une !

À l’aube, mon nouveau dieu arrive et détruit un large pan de forêt à côté du village, pour créer la place promise. Le druide s’avance, il comprend que nous avons réveillé le démon de la grotte… Et se fait balayer ! Mon autre ami (B) essaie de attaquer mon Dieu par derrière… et se fait absorber par lui ! Je suis une partie du Dieu-Démon. Je suis complètement subjuguée : Qui a besoin des sciences quand Dieu est là ?

B
Mon personnage étant mort, je me crée un nouveau personnage : Je veux voir les limites de ce nouveau Dieu. Je suis l’apprentie du druide

C
Dieu harangue les villageois, leur faisant miroiter un avenir de puissance et d’abondance, sous réserve de leur obéissance absolue ; il les convie à un grand festin, le soir. Après qu’ils se soient empiffrés sous son œil bienveillant, comme ça ne leur était jamais arrivé depuis des années, je leur demande, en gage d’obéissance, de m’offrir la dernière jeune fille à être devenue jeune fille dans ce village ! Une jeune fille s’avance, disant : C’est moi, me voici ! (C’est le nouveau personnage de B !). Il la vainc en rayant la phrase [s]Je suis devenu intangible[/s] : Il la chasse de son corps, qu’il possède. L’âme de B ne peut que constater : Je me suis fait dévorer par mon Dieu. Voici que mon dieu Robert a maintenant un corps de jeune femme, mais avec une voix de basse pouvant porter à des kilomètres… Le lendemain, nous partons tous en expédition vers Noirmont-Ferrand. Pour ma part, je me réjouis de la survie de ce peuple…

B
Je me crée un nouveau personnage, à Noirmont-Ferrand : Je veux pouvoir oublier ces heures sombres Je veux protéger la cité de mes ancêtres

C
Nous approchons donc de Noirmont-Ferrand, en laissant derrière nous une traînée de terres désolées, ou rien ne repoussera… En arrivant en vue des hauts remparts de la ville – mais hors de portée de leur voix – Dieu exhorte les habitants : « Croyez en moi, ou vous périrez tous ! Trois jours durant, avec mes fidèles, nous allons faire le tour de cette ville ; si à la fin du troisième tour vous ne nous avez pas ouvert les portes, les remparts s’effondreront et vous serez tous massacrés ! Mais si vous croyez en moi, ensemble nous régnerons sur Millevaux !

Le premier jour, nous faisons le tour du rempart en chantant. La populace, sur les remparts, se moque de nous… Certains toutefois sont impressionnés de voir la traînée de terre stérile que nous laissons derrière nous. Nous rentrons au camp, et nous festoyons…

Le deuxième jour, une délégation armée sort des remparts pour nous attaquer. Dieu invoque une tornade qui les détruit. En colère, il tend le doigt vers le Puits de Dôme, qui se réveille. Une coulée de lave commence à descendre vers la ville… Une jeune fille (B) sort des remparts pour nous supplier d’épargner la ville, que ces mécréants qui ont osé le défier ne sont pas la totalité de la population… Dieu accepte de faire preuve de clémence, a condition que, à l’aube, les têtes de tous les mécréants soient plantées sur des piques au rempart avant l’aube. Elle promet ; Dieu tend le doigt vers le volcan, qui se rendort. À l’aube, les remparts sont couverts de têtes fichées sur des piques. Grâce à mon dévouement j’ai posé la première pierre d’un nouvel ordre. Mon personnage a accompli son destin (douze phrases non rayées), fin de la séance…
stellamaris
Grand Ancien
 
Messages: 1155
Inscrit le: Jeu Déc 15, 2011 6:59 pm

Retour vers Inflorenza

Qui est en ligne ?

Utilisateur(s) parcourant ce forum : Aucun utilisateur inscrit and 6 invités