Présentation des personnages joueurs

Présentation des personnages joueurs

Messagepar stellamaris » Sam Juil 27, 2013 6:45 pm

La présentation des PJ, c'est ici
stellamaris
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Kristen Louarn

Messagepar stellamaris » Sam Juil 27, 2013 6:48 pm

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Kristen Louarn

Peut être est-il temps que je prenne un peu de temps pour me reposer ? Peut être est-il temps que je fasse autre chose que ce la société me dicte ce que je dois faire ? J'avoue être un peu perdu. Je me serais volontiers laissé sombrer dans quelques lectures. Me laisser aller à dormir.

Il y a trois mois, c'est subitement arrivé sans crier gare. J'étais désemparé lorsque mes employeurs m'ont annoncé que je n'avais pas été titularisé, pire, que mon contrat n'avait pas été reconduit. Je suis bien peu de choses dans la société actuelle, et je ne suis pas vraiment l'exemple même d'un homme idéal, loin de là. Pour cela, il faut revenir un peu encore dans le temps. La vie est une aventure, à chaque jour il y a un piège que l'on vous tend.

Kristen

Je suis né deuxième d'une fratrie de six enfants. Nous ne choisissons pas notre famille. Mes parents m'ont appris à ne surtout pas compter sur eux. Les vapeurs d'alcool étant l'atmosphère courante, pour éviter de nous couvrir d'ecchymoses, fuyons nous réfugier dans les caves. Les nuits de mon enfance étaient constellées de cauchemars.

Je ne suis pas réellement un battant, mais mes parents m'ont violemment poussé à voler rapidement de mes propres ailes. Mon père est pour ainsi dire handicapé et ma mère fait du ménage chez les particuliers. Grâce à leurs maigres revenus ils ont enfanté six enfants. Ce dernier point semble vous intriguer ? Effectivement, nous sommes les rejetons de nos parents. Ils ont bien été engraissés par l'état et nous avons été éduqués par la vie.

Dès que j'ai pu, j'ai choisi de m'émanciper et de prendre la fratrie avec moi. Bien entendu la justice mit du temps à prendre sa décision, ce qui eut des conséquences désastreuses.

Yannick

J'étais le deuxième des enfants, mais que le premier n'a pas survécu à son adolescence, il avait été tel Atlas, protégeant nous autres des foudres célestes. Mon père avait du mal à se déplacer dans son fauteuil, ses mains étaient lestes. J'étais encore jeune lorsque mon frère trouva la mort, agonisant entre les poubelles et noyé dans son propre sang. C'était le résultat de la colère divine.

Erwan

Les lois ne retiennent aucun coup contre un jeune enfant. Parce qu'elle est aveugle et parce qu'elle tient une balance dans une main et une épée dans l'autre, d'une certaine façon la justice est manchot. C'est l'hôpital qui a accéléré les choses. Un enfant qui est un peu jeune pour le connaître et encore trop pour y mourir après un coma de deux ans. J'ai donc pris le relais, nous nous sommes promis de cesser de rêver. Malheureusement, les rêves sont l'espoir et l'essence de l'existence. Les nôtres étaient des cauchemars.

J'ai suivi des études que j'ai payé à la sueur de mon sang, cumulant deux à trois emplois en même temps. Pour monter dans les échelons je n'y ai pas été de main morte, je me suis montré plutôt arriviste et opportuniste. Parfois j'ai créé même des opportunités, sans état d'âme. Je pourrais me justifier et dire qu'il s'agissait de nourrir ma propre famille, mais il n'en est rien. La société actuelle déshumanise celui qui s'y abreuve, et dévore celui qui s'y noie.

Emeric

Dès que j'ai pu j'ai changé de nom pour tout effacer. J'ai ensuite trimé comme j'ai pu pour nous faire vivre. Vous pourriez dire que je reviens de loin ? Ce n'est pas le cas, la vie est un enfer. J'ai terminé mes études d'ingénieur j'avais vingt ans. Je ne suis pas une lumière, j'ai juste beaucoup de volonté et j'ai beaucoup travaillé. A vingt et un, j'ai appris que mon petit frère avait une maladie orpheline et trop rare pour être soignée. Je suis resté à ses côtés, je l'ai choyé jusqu'à sa mort, trois ans plus tard.

Azilis

Je suis nul en relations sociales, sans doute parce que la vie ne nous enseigne que par des coups retors et de l'acharnement purement et simplement. Perdue et chagrinée, la plus grande de mes sœurs a sombré dans la drogue. Après une violente dispute elle est partie, certainement avec son dealer. J'espère qu'elle ne se prostitue pas pour son abruti. Elle ne veut plus de moi et j'ai envie de lâcher du lest. Je protège donc ma dernière petite sœur.

Alwenna

Ma petite sœur ne s'investissait que peu dans ses études. Elle a toujours été rêveuse, très étourdie. J'avais essayé de limiter ses fréquentations mais ce fût encore un échec. Alors je me suis tenu en retrait, peut être trop.

Je vagabondais dans le milieu du travail, puis j'ai rencontré quelqu'un. Elle m'a trouvé à son goût. Nous nous sommes mariés. Nous avons essayé d'avoir des enfants. Après plusieurs fausses couches, nous avons appris que le ventre de ma femme ne permettait pas que le fœtus puisse s'y loger. L'atmosphère dans le couple s'envenima il y a trois mois, quand ma petite sœur disparut. Comme je l'ai dit au début, ma femme demanda le divorce et je perdis mon travail à trois jours d'intervalle.

J'ai tenté de nombreuses choses pour retrouver ma sœur, mais en vain. La seule chose très étrange que j'ai découverte était un livre dans sa chambre. Un livre qui ouvrait sur le pays des merveilles, celui des songes. J'ai commencé à le lire. Et je me suis remis à rêver...

Chute libre

Au milieu des névés, j'étais en train de construire une immense nef. Le ciel était rempli d'étoiles qui semblaient s'éteindre peu à peu. Des animaux à visage humain, montaient à bord par milliards. Tel un ange, Yannick souriait tristement. À mesure que les animaux arrivaient, les larmes touchaient chaque couple d'animaux, les frappant de mauvais augure, à l'instar d'un linceul. La pluie tombait, battante, les derniers animaux furent emportés fracassés contre les roches dénudées de la montagne. La nef s'éleva et finit par s'élever bien au-delà de toute terre. Nous étions enfin seuls. Mais la tempête continuait à battre son plein et bientôt les charpentes furent mises à l'épreuve, tant et si bien que le navire se rompit et sombra dans les flots. Je demeurais seul au milieu de cet océan froid et glacé. Mes chairs et mes os souffrirent des lames d'eau pendant des jours et des nuits durant. Je me retrouvais au milieu de nulle part et je pris assise sur quelques planches, vestiges de quelques structures.

Combien de fois ai-je fais ce cauchemar ? Je ne compte plus. J'ai fini à l'hôpital dans le service des dépressifs. Je passais mon temps à essayer de dormir, de me reposer. Et quand mes paupières se fermaient c'était pour revivre ce cauchemar. Grâce à l'aide d'un psychiatre, je ne parvenais pas à effacer ce cauchemar, toutefois j'entrevis la suite.

Renaissance

À demi-conscient, mon voyage s'achevait sur une sorte d'île. J'étais quelque part dans un lieu qui me semblait familier. La grève était un sable gris avec des petites pierres anguleuses, surplombée de deux lunes dans un ciel ocre. J'étais tout de mon long sur ce sol. Les rires faisaient écho dans mon cœur, prêt à rompre, je les reconnaissais ; c’étaient ceux de ma petite sœur. Je me relevais frénétiquement, et je commençai à la chercher. De vielles ruines séculaires faisaient le décor. Leur démesure me laissait l'impression d'être semblable à une fourmi face à nos constructions antiques. Des écrits qui me rappelaient des hiéroglyphes égyptiens, avec une nuance ; les divinités semblaient tentaculaires et terrifiantes. J'avançais encore et toujours tel un pantin désarticulé ; un homme épuisé et brisé.

Finalement je sortis de l'hôpital et je me suis mis à suivre une psychanalyse. Entre temps je parvins à trouver un petit travail auprès d'un évêque qui souhaitait rénover une petite église monastique. J'avais une impression de déjà vu. Mes rêves reprirent.

La quête

J'étais parvenu sur des hauteurs. D'étranges constructions constellaient le plateau, lesquelles tennaient encore debout, plus que les ruines que j'avais croisé jusque à présent. Les motifs et les inscriptions semblaient entretenus, mon témoignage à leur égard demeurait plus soutenu et plus vif ; l'effroi m'accompagnait. Je me gardais de laisser dans mon sillage quelques traces de ma présence. Je fus alors saisi, je sentis quelqu'un. Elle se tenait là. Je voyais sa silhouette, mais je ne parvenais pas à distinguer ses traits. Je savais que c'était elle. J'avais une étrange sensation, la terreur s'emparait de moi, je percevais des tentacules en lieu et place de son épaisse chevelure. Au loin des créatures humanoïdes, qui étaient loin d’être des hommes, scandaient des choses qui alourdissaient l'ambiance. Je ne tenais pas à savoir ce que cela disait, mais il semblait que j'en comprenais le sens. Une main m'agrippa la cheville.

Je me réveillai en sursaut et en sueurs. Le temps passa et la suite de mon rêve reprit après quelques temps.

Révélations

Elle avait disparu comme enlevée par ces fameux nuages qui barraient le ciel, composés d'autant d’étranges créatures ailées insectoïdes. L'étau qui enserrait le pied appartenait à un homme blessé. Il me parla sans que sa bouche ne s'ouvre. Il m'ouvrit ses pensées et me montra un hôpital dans mon monde. C’est là que je pourrais la rencontrer sans être épié comme ici. Il mit sa main sur mon front. Je la sentis.

Je m'éveillais avec le sentiment que tout cela était réel. Je voulu en avoir le cœur net, même si avec le recul du réveil tout cela me paraissait fou. Demain j'irai la trouver, si cet homme existe et s'il m'a dit la vérité.

Cris de Kristen

Mort et malheur de tout temps m’environnent
Car sous les coups périt mon frère aîné ;
Drogue et cancer dedans nos murs moissonnent ;
Si tu meurs, sœur, pourquoi donc suis-je né ?

Qu’est-ce que rire ? À qui fut donc donné
Ce beau cadeau ? Jamais ici ne sonnent
Ces sons joyeux ! Pourquoi ? Suis-je damné ?
Mort et malheur de tout temps m’environnent.

Devant Papa qui d’alcool déraisonne,
Depuis petit j’ai toujours frissonné ;
J’avais raison, et point je ne pardonne,
Car sous les coups périt mon frère aîné.

La maladie a fauché mon puîné ;
Les mots doux du dealer d’amour résonnent ;
Azilis, c’est un mac qui t’est donné !
Drogue et cancer dedans nos murs moissonnent.

Dans ton sommeil, les cloches carillonnent
Dans un pays de joie illuminé ;
Et tu nous fuis, tes forces t’abandonnent…
Si tu meurs, sœur, pourquoi donc suis-je né ?

Est-ce l’Eden ? Car, j’en suis étonné,
Des signes noirs en mon songe bourdonnent ;
Tu crois revivre ; hélas, halluciné,
Je vois que là, voraces, nous espionnent
Mort et malheur.
stellamaris
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Héléna Belfroy

Messagepar stellamaris » Dim Juil 28, 2013 9:14 pm

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Nom : Belfroy

Prénom : Héléna

Âge : 19 ans

Profession : Future étudiante en médecine

Passion : Les arts plastiques, la lecture...

Signe particulier : Paraplégique

Son rêve : Pouvoir à nouveau marcher

…..

Extrait du journal intime de Hélena quelques mois avant l'accident.

20 Octobre 2009

Bonjour, je me présente, je m'appelle Héléna et j'ai 14 ans. Je suis en 2nde ( j'ai sauté une classe en grande section), j'avais peur que le lycée se passe aussi mal que le collège... Mais j'ai eu de la chance, je me suis fait des amies, je les trouve tellement fortes et sûres d'elles, je ne sais pas comment elles font... J'ai vraiment de la chance qu'elles m'aient acceptée, grâce à elles tout le monde me respecte. Par contre elle sont très exigeantes côté vestimentaire, il faut toujours être à la « mode »...

1 Novembre 2009

Tout va bien côté lycée, mais par contre avec mes parents c'est pas ça, ils ne comprennent pas que c'est important pour moi de changer pour que je puisse m'intégrer... Je suis obliger d'acheter mes nouveaux vêtements moi-même et de me changer en cachette avant d'arriver au lycée, heureusement que je prends le bus...

15 Novembre 2009

Aujourd'hui j'ai été invité à ma 1ère soirée, comme mes parents ne voudront surement pas que j'y aille on a prévu avec les filles que je dise à mes parents que je dors chez Cindy, sa mère est très gentille et elle est d'accord, c'est trop cool ^^. J'ai hâte d'y être.

30 Novembre 2009

La soirée était géniale, c'est la 1ère fois que je buvais de l'alcool, j'ai été un peu malade mais ça été. En plus, il y avait plein de beaux mecs mais je n'ai pas osé les aborder, les filles me disent que je suis trop coincée et qu'il faut que je me « lâche »...

10 Janvier 2010

Aujourd'hui c'est mon anniversaire, on a prévu de faire une grande fête avec les copines, on va la faire chez Cindy ce weekend, j'ai trop hâte ^^.

15 Janvier 2010

La soirée était super bien, en plus les filles avaient apportées du shit, c'est la 1ère fois que j'en fumais, ça fait une drôle d'impression on a l'impression d'être comme dans un rêve...

2 Mai 2010

Je ne sais plus quoi penser par rapport aux filles, elles font beaucoup de soirées, dès fois ça me fait peur mais si je ne les suis pas elles me disputent... Elles trouvent que nos soirée sont trop sages et il paraît qu'un groupe de mecs organise une super soirée avec alcool à volonté et d'autres choses pour faire la fête et s'éclater d'après ce qu'elles m'ont dit... J'ai peur d'y aller mais si je ne les suis pas je vais être rejetée... Je suis perdue mais je n'ose pas en parler à mes parents, si je leur en parle ils vont surement me disputer... Je ne sais plus quoi faire, je n'ai pas d'autre choix que de les suivre, sinon j'ai peur de ce qu'elles pourraient me faire, je ne veux plus être rejetée...

…...

Entre deux mondes...

« Où suis-je ? Que s'est-il passé ? Tout est noir mais j'entends des pleurs, j'ai l'impression de les reconnaître... Maman c'est toi ? Que m'est-il arrivé ? Je ne comprends pas... Attends, calme-toi, qu'est-ce-qui s'est passé avant ? Mes souvenirs sont flous... J'étais à une soirée avec les filles. La soirée était organisée par des mecs que les filles connaissaient. Après c'est flou, j'ai bu et j'ai fumé aussi... Beaucoup je pense car je n'arrive pas à me souvenir de se qui c'est passé... Allez, souvient toi... *flash puis elle ressent une grande douleur* Aïe, aaahh j'ai mal, mais qu'est-ce-qui m'arrive, je sens comme des picotements dans tout le bas de mon corps... Mais je ne sentais plus mon corps je ne m'en étais pas rendu compte... En fait je ne suis pas dans le noir, c'est mes yeux qui sont clos, j'ai du mal à les ouvrir, je vais essayer de bouger... Je n'y arrive pas, mais qu'est-ce-qui m'arrive, aïe j'ai tellement mal... J'ai peur... Allez, allez, arrête d'avoir peur, allez courage, concentre toi... Doucement je vais ouvrir les yeux, calmement... Hein je sens quelque chose d'humide qui vient de tomber sur ma joue, ça glisse, je sens quelque chose de doux qui l'essuie, une main ? J'entends une voix aussi « Je suis tellement désolée Héléna, nous avons été aveugles, désolée de ne pas avoir entendu tes appels à l'aide... » Maman ? Oui c'est Maman, non ne pleure pas, ce n'est pas de ta faute, j'aurais du vous en parler, c'est moi qui ai choisi de suivre ces filles ! Je veux tellement te voir, te parler, « Maman... » Hein c'était ma voix ? je viens de parler ? « Héléna ! Ma chérie tu m'entends ! Infirmière ! Chéri, appelle une infirmière, elle se réveille ! Ah mon Dieu j'ai tellement eu peur de la perdre, merci mon Dieu, merci » »

Péniblement Héléna parvient à ouvrir les yeux, les infirmiers s'empressent de lui prodiguer des soins. Après lui avoir laissé quelques jours pour reprendre ses moyens et se reposer, ils lui expliquent qu'il lui est arrivé un terrible accident, lors de la soirée elle est montée sur une véranda en verre, celle-ci étant ancienne et fragile, elle a cédé sous son poids, en tombant sur le sol des morceaux de verre se sont plantés dans le bas de son corps, la chute en elle-même à aussi endommagé ses jambes... À l'heure actuelle ils ne sont pas sûrs qu'elle puisse un jour marcher à nouveau... Elle ne pourra plus avoir d'enfants ni se nourrir comme avant, les intestins et l'appareil génital ont été endommagés...

…....

Le témoignage d'une fille de sa classe :

« Je connais un peu Héléna, elle est très gentille et j'aimais bien discuter avec elle surtout en début d'année. Mais quand elle a commencé à fréquenter cette bande de pestes que je détestais je n'ai plus pu l'approcher... Je me méfiais de ces filles je les avais connues quand j'étais au collège, ce sont des manipulatrices et elles ne sont pas fréquentables, elles m'avaient causé beaucoup d'ennuis à ce moment là car je n'étais pas dans le groupe des « biens vus ». Je suis partie de ce collège en 4ème et j'en suis bien contente car il paraît que lors des fêtes des « biens vus » il y avait beaucoup de drogue qui circulait...

Ce qui est arrivé à Héléna m'a beaucoup touchée, j'aurais du la prévenir que ces filles étaient dangereuses mais m'aurait-elle écoutée ?

J'espérais que ces filles auraient arrêté leurs conneries et auraient appris la leçon, mais j'ai appris qu'une semaine après elles refaisaient une soirée... Elles ne respectent rien ces filles, hélas... J'espère que ça va aller pour Héléna... »

…....

Blog d'Héléna écrit en 2011

Bonjour,

Je me présente, je m'appelle Héléna, j'ai 16 ans. J'ai décidé de créer ce blog pour vous raconter mon histoire....

Ma vie à basculé le 2 mai 2010, j'avais 15 ans et j'étais en 2nde. Je suivais un groupe de filles que je considérais comme étant mes amies, après avoir été rejetée pendant tout mon collège ces filles était tout pour moi... Mais voilà, ce jour là malgré mes peurs je les ai suivies lors de cette soirée avec un groupe de garçons qu'elles connaissaient. L'alcool et la drogue coulaient à flot, je ne sais pas vraiment ce qui s'est passé vers le milieu de la soirée, j'avais du bien boire, car j'ai perdu conscience de mes actes... J'ai appris ce qui est arrivé par des tierces personnes, il semblerait que je voulais monter sur une véranda en verre, mais celle-ci sous mon poids s'est brisée. En tombant le verre a transpercé tout le bas de mon corps... Depuis, je me déplace en fauteuil roulant, je ne pourrais jamais avoir d'enfants, je peux à nouveau manger depuis que je me suis fait opérer (un morceau de verre à transpercé mon ventre) mais je garde une sensibilité intestinale. Cette soirée a changé ma vie...

J'ai décidé de partager cette expérience difficile pour qu'elle soit bénéfique pour d'autres... Cette échange avec d'autres personnes a été vital pour moi... Il est important de savoir qu'un mois après mon accident, je n'ai plus jamais eu de nouvelles de mes « amies », ces filles avaient repris leurs vie ordinaire et leurs soirées alors que pour ma part chaque jour était un combat, je ne voulais pas me faire plaindre mais seulement me sentir soutenue... C'est dans les moments difficiles que l'on reconnait ses vrais amies... Alors que le chagrin m'envahissait me sentant trahie par des filles que je considérais comme mes amies, ma famille continuait à me soutenir.... Je trouvais aussi le soutien chez des personnes inattendues, ce sont d'autres personnes hospitalisés qui m'ont tendu la main... Même des personnes qui étaient dans des situations bien plus difficiles que moi. Par exemple, une femme qui souffrait d'un cancer et qui n'avait plus que quelques jours à vivre m'a dit cette phrase que je n'oublierai jamais : « Au lieu de voir le verre à moitié vide, regarde le verre à moitié plein... Tu ne penses qu'à ces pestes qui t'ont trahie mais tu as tes proches à tes côtés qui te soutiennent, et regarde autour de toi, tu as des personnes qui valent bien plus que ces filles-là... ». Je me souviens encore de son sourire et de son air apaisé alors qu'elle était aux portes de la mort... À partir de ce jour-là j'ai décidé de me battre, de ne plus me laisser anéantir... Cela fait donc un an que je me bats pour réapprendre à marcher, à manger normalement... C'est une lutte de tout les instants...

Malgré la douleur je continue chaque jour ma rééducation, en gardant en mémoire le sourire de cette femme...

Vous qui me lisez ne perdez pas espoir, garder votre sourire en toute circonstance, ne baissez pas les bras et restez positifs... Merci de suivre ma lutte...

À bientôt.

…....

Mail envoyé à Alwenna le 1er mai, resté sans réponse...


Salut Alwenna,

Ça va aujourd'hui ? Tu passes de bonnes vacances ? J'ai hâte de te revoir, et même si l'an prochain je suis prise en fac de médecine comme je l'espère et si je n'ai pas beaucoup de temps libre, j'essayerai toujours de trouver du temps pour toi. J'ai commencé à lire des bouquins pour me préparer, c'est passionnant.

Sinon je continue ma rééducation, c'est difficile mais quel joie de pouvoir se tenir debout. La kiné m'a dit que j'avais fais de beau progrès et qu'à ce rythme je pourrais peut-être marcher à nouveau, je suis tellement heureuse. Tout ceci c'est aussi grâce à toi et à ton soutien... Je me souviendrai toujours de notre première rencontre, tout le monde me regardait bizarrement, voir me posait plein de questions sur mon état, mais toi tu m'a juste regardée et fait un petit sourire. J'ai vu en toi une fille honnête, tellement loin de ces filles qui m'avaient manipulée. Je me suis donc installée à tes côtés et une phrase m'a marquée lorsqu'une fille est venue vers moi et m'a dit : « Ne vas pas avec Alwenna, elle est bizarre..., déjà que tu es en fauteuil alors si tu vas avec elle tu vas être seule, c'est juste un conseil tu sais... », tu te souviens ce que je lui ai répondu, « Si je n'avais pas fréquenté des gens comme toi, je ne serais pas dans ce fauteuil », je ne sais pas si elle a compris mais en tout cas elle n'est jamais revenue pour me donner ses soit disant « conseils »... Et depuis on a été inséparables. Moi qui m'étais sentie si seule par le passé, j'ai découvert à tes côtés ce que c'était l'amitié et la force qu'on a quand on est deux face aux problèmes... Je serais toujours là pour toi et je serais prête à tout pour toi, je garde toujours sur moi l'anneau qui nous lie. Tu te souviens quand on l'avait trouvé dans une rivière, ces doubles anneaux étaient comme un signe, deux anneaux qui une fois réunis n'en forment qu'un, telle notre amitié. Tu as rendu ces deux années passé à Brest merveilleuses grâce à ta présence.

Merci pour tout. Gros bisous.

…....


Chant de marche d’Héléna


Marche, mon âme, et tiens-toi droite et fière !
Car tu rampais comme un vil vermisseau,
Tous tes trésors cachés sous le boisseau,
Quand sur deux pieds tressautait ton derrière
Pour plaire à qui te traitait en pourceau
En t’entraînant plus bas que la poussière…
Marche, mon âme !

Dans ce fauteuil, tu connus le sursaut
Qui te menas, debout, vers la lumière ;
Tu retrouvas ta stature première,
La mort ne te retient dans son lasso !
Marche, mon âme !
stellamaris
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Gwendal Kervaron

Messagepar stellamaris » Jeu Août 15, 2013 3:54 pm

Divorce de ses parents a l'âge de 4 ans. Le père a été retrouvé au fond d'une ruelle, mort d'une drogue inconnue. Il le vit dans un rêve deux jours après que son corps ait été retrouvé.

Sa mère douce et tendre se remaria et il subit son beau père. Celui-ci fait passer son fils avant lui en quoi que ce soit ; sa mère ne put l'en protéger.

Son beau-père lui criait souvent dessus et l'isolait dans sa chambre. Rien de ce qu'il faisait n'était correct. Il se réfugia dans ses rêves où il voyait des villes fantastiques, cherchant de nouveau son père sans trop d'illusions de le retrouver. D’ailleurs il ne le retrouva jamais. Lui aussi l'avait abandonné !

Seul son grand-père égayait sa vie réelle. Il l'aimait fort . Grâce à lui il put s'échapper de ce triste univers et se retrouva en pension. Là, il était traité d'égal à égal ; pas d' oppression maladive, pas de harcèlement, du moins les premiers mois. On lui reprocha sa façon d'être. Il se retrouva isolé dans le groupe des parias de l'établissement, où il y trouva des personne dignes d'intérêt avec des caractères forts. Il aida ceux qu'il put à se défaire de certains de leurs défauts ; ils restèrent en contact après les cours.

Lors d'une colonie de vacance ou il s'amusa beaucoup, un événement - dont il n'a pas pu dire si il était bon ou mauvais - lui arriva : Une monitrice l'invita a le rejoindre dans une pièce isolée. Elle lui donna un verre de jus de fruit et son esprit s'embrouilla. Il ne comprit pas tous ce qui se passa ; Il se souvient juste - mais de façon très vague - d'avoir été tout nu sur un lit avec un foulard sur sa bouche, d'avoir touché le corps nu de la monitrice. Il n avait que 14 ans. Il rêva de plus en plus après cet événement.

Lors de l'année de ses 15 ans il se noua d'amitié pour un camarade de classe arrivé cette année dans l'établissement. Les premier mois se passèrent très bien, puis il se mis a rendre des services a cette personne, même si ça lui paraissait bizarre : Aller chercher un colis à droite, à gauche… Comme son physique était avantageux et qu'il savait se battre il n'eut pas de problèmes. Il était connu pour avoir été champion de Bretagne et être arrivé en quart de finale de sa catégorie au championnat de France.

Sa surprise fut grande quand un matin à l'aurore la police débarqua chez lui et l'emmena au poste. Il n y comprit rien. Tous le monde l'accusa de trafic de drogue. Son ami le balança en disant que c'était lui le cerveau du réseau et que, comme il ne faisait confiance a personne, il se chargeait des livraisons tout seul. Il écopât d une peine d'intérêt général et fut renvoyé de son club de boxe française.

Il se lamenta et se retrancha dans les mangas. Il y trouva force et divertissement. Une de ses bonne amies le re-sociabilisa en lui faisant découvrir la danse de société. Son endurance et son son intuition lui permirent de progresser plutôt rapidement. Il présentât l'art japonais a son amie qui n'y comprit rien. Celle-ci se trouva un autre cavalier et lui suivit un peu les cours de groupe mais ne retrouva pas la joie qu'il éprouvait à la pratiquer.

Un jour lors d une expo a Daoulas une fille l'aborda et lui demanda ce qu'il pouvait bien trouver à une lithographie. C'était Alwena. Mon dieu qu'elle était belle ! Et c est a lui qu'elle s'était adressée !Il lui décrivit comment il se représentait la scène, le caractère de chaque personnage, leur action pourquoi ils était là ; et au fur et a mesure de son récit il senti Alwena se rapprocher en lui demandant d'autre histoires fabuleuses. C'était il y a six mois déjà.

Revoir les personne mal intentionnées qui ont jonché son passé est sa plus grande crainte, car il pourrait les tuer pour ce qu'elles lui ont fait.

Son plus grand souhait : Aider le plus de gens possible à quand même aimer la vie ici-bas, comme l'a fait pour lui son grand-père
stellamaris
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