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Re: Compte-rendu

Publié:
Jeu Sep 05, 2013 11:15 am
par Oggzyatra
16 mars
La planque a confirmé que l'entreprise de Chabout était effectivement très louche : la marchandise est clairement illégale et plusieurs personnes qui rôdaient trop près des entrepôts se sont fait tabasser. Les policiers en apprennent plus sur leurs mœurs, mais rien qui soit exploitable pour une infiltration par Marie : Yalesha leur apprend que les employés de Chabout fréquentaient la Pyramide Bleue quand celle-ci était ouverte (d'ailleurs, Al-Sayed faisait attention à ce que ces hommes ne soient jamais sélectionnés pour les sacrifices), mais depuis sa fermeture, il semble que leur seul vice soit l'alcool, bu avec trop de modération pour les faire parler. Il est finalement décidé de simplement perquisitionner les entrepôts, et la police n'a aucun mal à trouver suffisamment de preuves pour faire arrêter tout le monde (sans résistance étant donné le surnombre de la police) : l'entreprise était apparemment impliquée dans du trafic d'armes, du trafic de drogues, du recel, et évidemment le traditionnel trafic d'objets d'arts et d'antiquités (pas de nouveaux livres malheureusement, ni de pièces de la machine eschatologique).
Ne voyant plus rien à faire à Londres, les Américains (dont Kenneth) partent vers le sud en compagnie d'Ahmed Abdul, avec des autorisations pour autant d'armes que Barrington pense pouvoir leur confier sans trop de risque (notamment des grenades fumigènes et diverses armes à feu).
Re: Compte-rendu

Publié:
Mar Sep 17, 2013 8:20 am
par Oggzyatra
25 mars (il ne s'est rien passé d'intéressant pendant le voyage, si ce n'est un peu de lecture) :
Sur les conseils du dr York, je continue à écrire ce journal. Le Caire, nid de cultistes. Voilà quelles sont mes impressions après une journée passée ici. Ils savent que nous sommes ici, c'est évident, et ils sont trop rusés pour nous attaquer directement. Il faut que j'étudie le sort qu'ils ont utilisé pour enchanter cette boutique en ruine : malgré la foule, personne n'a rien vu, et ils ont réussi à faire passer la chute de cette poutre branlante pour un accident. Mais je connais la vérité ! Oui, ils sont malins, mais je saurai me montrer plus malin qu'eux...
Journal du professeur Kenneth Ian (traduit de l'égyptien ancien, parce qu'on n'est jamais trop paranoïaque)
Arrivés sur le port, Ian achète les journaux locaux pour voir comment s'est occupée l'équipe A, qui a été étonnamment discrète. Conformément à ce que leur avait appris Barrington, trois des terroristes, Miller, Poole et Miss Betsie[/b] avaient été capturés peu avant leur départ, mais ils se sont évadés aussitôt lors d'un transfert de prison (apparemment, tous les policiers qui les surveillaient ont été pris simultanément de diarrhée). Le journal mentionne aussi l'effondrement de la boutique de l'antiquaire Faraz Najir (qui avait revendu des découvertes des fouilles de l'expédition Carlyle, et un sarcophage découvert par l'expédition Clydea été volé (avec la momie qu'il contenait) à peu près au moment de l'arrivée de l'équipe A.
Grâce à l'aide de l'agent Ahmed Abdul, habitué à faire la circulation parmi la foule du Caire, les enquêteurs parviennent sans difficulté au commissariat, où ils sont reçus par le lewa Thomas Russell Pacha. Ghillian Mac Pheet parvient à négocier la collaboration de la police et demande que soit transmis à Interpol un renforcement de l'avis de recherche concernant l'équipe A, pour préciser le type d'armement utilisé et les précautions à prendre. Malheureusement, Poole et sa bande ont déjà quitté le pays. Le lewa est intéresé par les documents concernant Omar Shakti, mais ils ne constituent pas des preuves formelles qui permettraient de l'arrêter. Il leur parle aussi de la disparition du sarcophage : alors que le sarcophage avait été trouvé quelques jours auparavant, des cris ont retenti à l'intérieur de la pyramide, mais quand la police est arrivée 20 minutes après, il n'y avait aucune trace du sarcophage ou des gardiens.
Sous l'escorte de deux policiers locaux, les enquêteurs se rendent à la boutique de Najir où il trouvent un trou béant de 3 mètres de diamètre et d'une profondeur insondable (malgré moult essais). Pendant ces fouilles (qui permettent à Marie Davidson de trouver un collier de jais et d'argent serti d'une opale et à Kenneth de trouver une poutre avec son front), les badauds discutent des rumeurs concernant cette boutique. On dit qu'elle a été détruite par un feu venu du ciel. On dit que c'était un ifrit. On dit que ce n'est pas la première fois et que pareil incident s'était déjà produit une ou plusieurs années auparavant. On dit que ce n'est pas ça qui a fini par détruire la boutique. On dit que le deuxième incendie avait été arrêté par des étrangers (à l'aide du puissant sort « coup de pied dans la bouche d'incendie »), et que les étrangers étaient ensuite partis en direction de la mosquée Ibn Touloun. Pendant que Marie, un policier et quelques passants amènent Kenneth à l'hôpital, MacPheet et Pincher demandent au deuxième policier de les amener à cette mosquée (après avoir donné des consignes pour refermer le trou, autant pour éviter les accidents que les curieux, l'orifice ressemblant fort à celui fait par le cthonien invoqué par Gavigan dans sa cellule à Londres).
Le nazir Ahmed Zehavi accepte de les recevoir après la prière du soir, ce qui leur permet d'y aller accompagnés de Miss Davidson. Pour Zehavi, les membres de l'équipe A sont des héros, dont les méthodes sont certes expéditives, mais nécessaires. En effet, même si la présence du policier le force à présenter ça sous la forme de dogme religieux, il est clair que le saint homme est assez versé dans le Mythe, et plutôt du bon côté si tant est qu'il y en ait un. MacPheet convainc le policier de les attendre dehors et les langues se délient. Le culte local est bien évidemment celui du Pharaon Noir, et la méthode à la mode pour invoquer Nyarlathotep est de ressusciter sa servante/concubine Nitocris (celle dont la momie a récemment disparu), ce qui nécessite trois artefacts : la couronne de Nitocris, le collier de Nitocris (aucun lien avec celui trouvé par Marie, qui est en fait un collier de protection contre les horreurs chasseresses), tous deux perdus, et la ceinture de Nitocris qui était sous la garde de sa mosquée encore récemment. Mais l'attaque contre la boutique de Najir lui a prouvé que les défenses mises en place étaient insuffisantes, et la seule protection efficace était de l'envoyer le plus loin possible. C'est pour cela qu'il l'a confié à l'équipe A, qui est partie vers une destination inconnue juste après avoir libéré ses membres prisonniers (avec l'aide de Zehiva, qui a fait distribuer la potion de tourista aux policiers). Il est quand même déçu de ses héros quand il apprend ce qu'ils ont fait subir à Ahmed Abdul et ses amis. En tout cas, il leur a fait promettre de ne pas lancer d'assaut frontal tant qu'ils étaient en possession de la ceinture.
L'équipe A n'étant plus un sujet, Mac Pheet et Zehiva commencent alors à partager leurs potins sur le Mythe : ses connaissances sur le sujet lui vienne de l'université d'Al-Hazar, qui a un bon cursus dans ce domaine ; il ne sait par contre pas grand chose sur les hommes-serpents, rien sur la machine de Penhew ou sur l'alignement stellaire, ni sur la fabrication du paut (mais il en sait suffisamment sur cette substance blasphématoire pour leur conseiller d'abandonner cette quête). Ils parlent aussi d'Omar Shakti, honnête commerçant d'une cinquantaine (de cinquantaines) d'années. Très influent et respecté, Zehavi n'a jamais rien pu prouver contre lui, mais il sait que toutes les nuits de veille de nouvelle lune, une procession part de sa plantation de coton en direction du sphinx. Il les fait suivre à chaque fois, mais les cultistes disparaissent à chaque fois à proximité du monument.
Le soir, Pincher, MacPheet et Davidson vont faire du tourisme sur le soukh. Ils achètent des djellaba blanches pour tout le monde, de façon à passer inaperçus, et aussi pour les customiser de façon à prendre part à la prochaine procession vers le sphinx (mais la prochaine nouvelle lune étant dans un mois, soit neuf mois avant la fin du monde, cette solution est jugée inexploitable). Sur le marché, Marie, qui s'est aussi trouvé un niqab, fait l'expérience typique et pittoresque d'une tentative de vol, et le malandrin découvre la nouvelle mode de New York : les talons aiguilles (mais il n'a pas compris que le talon se porte sous le pied, pas en travers).
Re: Compte-rendu

Publié:
Mar Sep 17, 2013 8:26 am
par Oggzyatra
26 mars :
Il semble que Nyarlathotep puisse rendre les gens fous après leur mort. Il semble aussi que mes compagnons n'auront pas a subir cet affront : leur état mental est déjà tellement dégradé qu'ils sont prêts à se jetter sciemment dans un autre monde étrange probablement peuplé de créatures hideuses. Ils sont certainement morts peu après, mais au moins ils ne pourront pas devenir plus fous qu'ils ne le sont déjà post-mortem.
Journal du professeur Kenneth Ian
Kenneth va un peu mieux (physiquement en tout cas, son comportement ne laisse aucun doute qu'il a pris quelques coups sur la tête), et c'est donc l'équipe B au complet qui se rend au musée du Caire pour rencontrer le conservateur Ali Kafour. Kenneth l'interroge de but en blanc sur l'expédition Carlyle, et apprend qu'ils ont étudié la Pyramide Inclinée, ce qui les a profondément transformés. Pas vraiment M'Weru (dont Kafour confirme la présence) qui était maléfique dès le départ, ni Brady, mais même Penhew s'est fait plus secret après sa visite à la pyramide. La deuxième question de Kenneth porte sur la fabrication du paut, ce qui incite le conservateur à s'interroger sur le camp dans lequel ils sont réellement.
Pour comprendre cette fascination de Kenneth pour cette substance, il faut savoir que l'un des parchemins étudiés pendant le voyage par George décrivait le sort « consommer le bâ », qui ne nécessite qu'un cadavre frais et intact, un couteau enchanté (comme celui du vagabond dimensionnel) et du paut, et il permet à celui qui consomme le foie de la victime d'en dévorer le bâ, empêchant ainsi toute forme de résurrection, et absorbant certains de ses souvenirs et talents. Kenneth veut donc absolument que Georges dévore le bâ d'Omar Shakti, afin de bénéficier de ses pouvoirs et de ses siècles de connaissance du Mythe.
Toujours est-il que Kafour refuse de dévoiler ce genre de secret à des inconnus, ou à la limite s'ils pouvaient prouver leurs intentions en faisant subir un important revers aux cultistes du Caire. Pour le moment, il fait si peu confiance aux enquêteurs que même le sujet de Nitocris est tabou. Il accepte par contre de parler de Shakti, mais il ne leur apprend rien de plus. En particulier, il n'a aucune idée de la crème de beauté qu'il utilise pour rester jeune malgré les siècles.
Ian est terrifié à l'idée de se rendre dans un repère de cultistes, mais les autres ne sont pas d'accord pour s'éloigner du Caire tout de suite pour se rendre à la Pyramide de Pise. Leur prochaine étape sera donc le Sphinx. Après quelques heures de fouille, ils trouvent une stèle de hiéroglyphes dont même les trois érudits ne parviennent à comprendre le sens. Les hiéroglyphes peuvent représenter un mot ou un son et peuvent se lire de droite à gauche ou de gauche à droite, mais ici, le texte est dans le chaos le plus total : il est en fait dans le désordre. Après s'être torturés les méninges pendant un certain temps, les enquêteurs parviennent à une phrase faisant sens : « Puissant est le dieu dont la forme apporte la folie et dont le souffle apporte la mort ». Mais ce n'est manifestement pas ça. Puis, réalisant qu'on parle de Nyarlathotep, Kenneth s'exclame (en égyptien ancien) « Puissant est le dieu dont le souffle apporte la mort et dont la forme apporte la folie ». Parce que devenir fou avant de mourir, c'est d'un commun... Semblant réagir à la voix de l'archéologue, la stèle devient translucide...
Surprenant tout le monde, le lâche Kenneth traverse la dalle de son pied et le retire aussitôt sans dégât apparent. MacPheet plonge alors une corde d'une vingtaine de mètres dans l'orifice mais n'en trouve pas le fond. Kenneth se décide donc à y mettre la tête et une lanterne (il est tenu par les jambes par Georges), mais étonnamment, il est dans une caverne de seulement trois mètres de haut. Plus étrange encore, il est en travers du plafond rocheux qui semble solide ; heureusement, Georges n'a aucun mal à le faire remonter. Clairement, l'archéologue et la corde ne sont pas arrivés au même endroit, et il est décidé de recommencer avec les deux en même temps. La corde disparaît au niveau de la dalle, que Kenneth la tienne ou non. Bien qu'il n'y ait pas moyen de ressortir par la dalle, Georges, Ghillian et Marie décident d'entrer et d'explorer la grotte, en se disant que si les cultistes s'y rendent tous les mois ils doivent bien avoir un moyen de sortir. La corde est retirée au cas où elle attirerait quelque chose, où qu'elle arrive. Kenneth décide de les attendre jusqu'au coucher du soleil, après quoi il rentrera au Caire et annoncera leur disparition à Barrington. D'ici là, il s'occupe en faisant des fouilles dans le désert sous les regards peu intéressés de quelques touristes.
Dans la grotte, des traces indiquent le chemin, même si les boyaux latéraux sont aussi un peu pratiqués. George et Marie décident d'en explorer un tandis que Ghillian préfère rester derrière. Mais le tunnel continuant plus loin que prévu, ils préfèrent faire demi-tour. Trébuchant en descendant une paroi, Georges tombe dans les bras de Marie où il passe un tendre moment d'environ ¼ de seconde, parce qu'il pèse quand même son poids. Après avoir retrouvé Ghillian, les trois explorateurs continuent le long du tunnel principal.
Plus loin, ils entendent des voix se demandant en arabe si elles n'ont pas entendu des intrus. L'exploration révèlent que les paroi ne sont ni naturelles, ni creusées pas des Chtoniens, ni par des hommes, ou peut-être par les trois à la fois ; des dessins représentent des dieux égyptiens que Georges n'identifie pas tous, et en y regardant de plus près, il s'aperçoit que les murs respirent...
Toute velléité de discrétion est abandonnée quand un cri de Georges déchire le silence : il vient de se faire poignarder, ou plus exactement picoré, par le bec d'un homme à tête d'ibis. Avec lui se trouve une homme à tête d'hippopotame et un autre à tête de crocodile. Le combat est violent mais de courte durée, et les humains ne subissent pas d'autre perte. Mais dans les ténèbres, Ghillian est incapable de soigner proprement la blessure de Georges, et ils ne peuvent que continuer à avancer.
Ils finissent par trouver la salle principale. A priori, la sortie de la grotte se trouve de l'autre côté dans le prolongement du tunnel, mais personne n'est prêt à partir sans regarder ce qu'il se trouve en bas de l'escalier d'où émane une mystérieuse lueur rougeâtre. Cependant, considérant que cet escalier est certainement gardé, ils préfèrent passer par un des chemins sur les côtés, qui d'après les traces de pas, a été emprunté récemment par des occidentaux. Le chemin n'est pas libre, mais les enfants du Sphinx rencontrés sont pris par surprise, et ibis, guépard, hippopotame, taureau, crocodile et faucon tombent sous les balles en rapide succession ; l'écho des tirs ne parvient pas aux oreilles des autres, et les trois explorateurs atteignent la salle cyclopéenne où débouchait l'escalier. Devant eux se dresse un pont de pierre qui aboutit sur un bassin que surplombe un immense trône à deux sièges accompagné d'un autel (oui, parmi les créatures du Mythe qui le décorent, il y a des ibis) derrière lequel se trouve une totale absence de lumière. Sur le côté, la source de la lumière rouge : un escalier descendant encore plus profondément. Celui qui remonte est gardé par une vingtaine d'enfants du Sphinx de types variés.
La température de l'étage inférieur est beaucoup trop haute pour continuer l'exploration de ce côté. Après avoir étudié le trône d'où suinte une substance visqueuse dont Ghillian prélève un échantillon, le groupe part étudier les ténèbres. Pincher y pénètre et se retrouve en un lieu étrange dépourvu de lumière et de son (il y a bien de l'air puisqu'il peut respirer, mais il ne transporte pas le son, et il semble impossible d'y générer le moindre souffle) ; il y a un sol sur lequel se tenir, mais il est impossible de le toucher. En avançant en ligne droite (du moins lui semble-t-il), Georges se retrouve à son point d'entrée. Après plus d'une demi-heure à étudier ces ténèbres, ils sont toujours incapables de comprendre ce que ça peut être et comment ça fonctionne.
Il ne reste plus qu'à explorer l'escalier et découvrir la source de la lueur rouge. C'est vite fait : vu la chaleur ambiante, ça ne peut qu'être du magma. Pourtant, un escalier y a été creusé, donc quelqu'un ou quelque chose doit emprunter ce chemin suffisamment souvent pour que cette construction vaille le coup... Heureusement, Ghillian connaît un sort de protection qui devrait pourvoir les protéger du feu et même des enfants du Sphinx, même s'il ne l'a jamais testé contre de la lave.
Le sort marche, et les trois explorateurs sont en mesure de découvrir le secret de cette salle : elle contient trois niches, l'une est vide et à destination de la ceinture de Nitocris, les deux autres contiennent déjà les deux artefacts disparus. Mais c'est plus qu'une grande découverte, c'est une victoire significative sur le culte, car ils sont venus avec une dague enchantée, et ils sont en mesure de vérifier sur place qu'elle permet de détruire le torque de Nitocris (dont les fragments sont emportés). La résurrection de la reine étant maintenant impossible, il n'est pas jugé nécessaire de détruire la couronne hic et nunc, et il est décidé de l'amener à Ali Kafour le lendemain pour la détruire devant lui, afin de le convaincre définitivement que les Américains sont des pauts. Des potes, voulais-je dire.
Protégés par le sort de Ghillian, les explorateurs n'ont aucun mal à atteindre la sortie, qui est un tunnel vertical ; franchir la sortie est un peu plus compliqué, mais ne pose pas vraiment de problème. Mais le Soleil est couché depuis longtemps, et Kenneth a déjà quitté les lieux pour informer Barrington de leur décès supposé. Après une pénible marche dans le désert, ils finissent par atteindre l'hôtel et racontent ce qu'il s'est passé à leur lâche collègue (qui trouve le moyen de leur reprocher de ne pas avoir emporter un torse d'enfant du Sphinx avec eux). Pendant la nuit, la couronne est placée sous bonne garde.
Re: Compte-rendu

Publié:
Lun Oct 07, 2013 1:29 pm
par Oggzyatra
27 mars :
Dans ces tunnels, mes assistants auraient affronté des dieux égyptiens et localisé et détruit des artefacts antiques capables de ressusciter une reine antique aux pouvoirs démesurés. Je ne suis même pas sûr que ça me choque encore d'écrire ce genre de choses... L'homme à tête d'ibis est censé être la représentation de Thot, et c'est pourtant lui qui aurait poignardé Pincher de son bec, dans le dos. En plus de ma raison, je crois que cette expédition a réussi à détruire mes rêves d'enfants.
Journal du professeur Kenneth Ian
Ali Kafour reçoit les étrangers dès l'ouverture de la bibliothèque, et si sa joie est ineffable en découvrant la couronne, il est au bord de l'orgasme en assistant à sa destruction. Il demande à étudier la dague, mais Ghillian ne le laisse que la regarder. Il demande où ils l'ont trouvée, et Kenneth affirme qu'ils l'ont prise à des cultistes. Kafour est maintenant prêt à leur dire tout ce qu'il sait (en dehors de la fabrication du paut, sujet qui n'est même pas évoqué par Kenneth qui a retenu la leçon), soit pas grand chose de nouveau – quelques détails sur Omar Shakti, et le fait que Tewfik al-Sayed était l'un de ses disciples. Il leur conseille aussi de se rendre au consulat français pour tâcher de localiser Auguste Loret.
Là bas, on leur dit que l'archéologue réside rue des Scorpions, dans l'allée rouge, porte rouge. Avant de s'y rendre, ils informent le nazir Zehavi puis Barrington de leurs avancées (et de leur survie au passage). Celui-ci approuve l'idée de disperser les fragments des artefacts, et leur conseille de les confier à ses deux agents sur place pour ce faire (ce qui signifie que le miroir n'est n'est plus que sous la protection des agents égyptiens). Il rappelle néanmoins aux agents de Delta Green que leurs missions principales sont de découvrir ce que compte faire le culte à l'échelle internationale d'une part, et de retrouver l'équipe A et leur tableau d'autre part. Mais il pense quand même à les féliciter.
L'adresse de Loret correspond à la boutique du tailleur Abu Udrek. Comme il s'agit de fringues, c'est Marie qui est envoyée pour faire diversion pendant que Georges se faufile dans l'arrière-boutique pour retrouver son confrère (mais elle ne profite pas de ses emplettes pour se procurer un niqab qui lui permetrait de cacher la bosse qu'elle s'est faite dans la grotte ; elle refuse de voir l'évidence dans son miroir et continue à croire qu'elle n'est pas défigurée). Mauvaise nouvelle : Loret est aussi défoncé que le Dr. Delabatte (occupé à squatter un speakeasy plus dans ses moyens depuis qu'il s'est fait chasser du Multiplex Liberty).
Quand Marie parle à Udrek du Français (avec qui elle prétend avoir une amie commune), le tailleur affirme ne rien savoir de lui, si ce n'est ce qu'en ont dit les journaux à l'époque de l'expédition Carlyle. Il semble que la raison de ce mensonge soit sa loyauté envers la loque humaine (à la réflexion, il est logique de trouver une loque chez un marchand de tissus). Kenneth aborde donc le sujet par l'autre bout, en demandant où trouver de l'opium, ce qui lui permet de parler de la prohibition, de l'état dans lequel la drogue a déjà mis Delabatte, et des soins qui existent aujourd'hui (il admet même avoir subi un traitement psychiatrique et s'en porter mieux aujourd'hui). Il finit par révéler au tailleur qu'il sait pertinemment où se trouve Loret, et affirme qu'il veut juste apporter des soins à un collègue qui a été brillant, et dont la déchéance lui fait pitié ; avec le soutien de Marie, Kenneth obtient d'Udrek l'autorisation d'interroger Loret, mais seulement s'ils ne parlent pas de l'expédition Carlyle (ce qui leur laisse comme seul sujet de discussion possible la comparaison de l'opium local et des produits d'importation). En effet, des étrangers l'ont interrogé quelques semaines avant, et ça a considérablement empiré son état. Kenneth ouvre alors son carnet à la page la plus utilisée, et le tailleur reconnaît évidemment les photos de l'équipe A.
En négociant un peu plus (et à l'aide de la lettre de recommandation de Zehavi obtenue après leur coup d'éclat de la veille), ils obtiennent de faire escorter Loret par un des deux policiers de Londres (ils doivent partir dans la journée) pour qu'il aille se faire soigner par le Dr. York. Ils apprennent aussi que c'est une certaine Nyiti, du village d'El Wasta (près de la Pyramide Inclinée) qui a recueilli l'archéologue après sa crise de folie et l'a envoyée ici. Elle est donc le prochain témoin à interroger.
La mauvaise nouvelle est que Nyiti est muette. La bonne est que son fils, qui peut servir d'interprète, n'a même pas besoin de le faire. En effet, Ghillian remarque tout de suite que sa vieille blessure au bras est due à une Horreur Chasseresse, et le fils peut donc directement leur dire tout ce qu'ils ont besoin de savoir : les membres de l'expédition Carlyle sont entrés dans la Pyramide (à l'exception de Loret et de Brady), ce qui a provoqué une attaque de créatures du Mythe. À leur sortie, les archéologues étaient possédés, d'après Nyiti, qui a le don de voir ces choses.
Cette dernière information inspire une stratégie intéressante aux trois hommes : si elle peut détecter les auras des maudits, alors elle pourrait donner des informations capitales sur les différentes personnes impliquées dont on n'est pas sûrs de l'allégeance si elle utilisait le miroir magique. Mais comme le miroir doit rester en sécurité, il est impossible de l'amener ici, et la vieille refuse de quitter son village, même pour se rendre au Caire, et même si on lui offre des soins de grande qualité là bas. Marie insistant pour que ses compagnons respectent son vœu, cette idée est abandonnée. Néanmoins, elle a rencontré les membres de l'équipe A, et elle peut affirmer (ou en tout cas, son fils le peut pour elle) qu'ils n'étaient pas encore souillés par Nyarlathotep. Les Américains apprennent aussi qu'ils sont repartis avec un fragment du sceau de protection de la Pyramide, mais le fils de Nyiti est en mesure de le dessiner pour eux.
Kenneth propose d'aller explorer la pyramide, mais les autres préfèrent retourner au Caire pour interroger Kafour au sujet de ce symbole avant de risquer l'aventure. Son nom est œil de lumière œil de ténèbres, et si l'historien est en mesure d'en dessiner un complet, le rituel pour le mettre en place a un coût pharaonique (ce qui est logique sachant que c'est Snéfrou qui avait installé celui-ci) : il faut sacrifier la volonté d'une centaine de personne pour le faire sans risque de tuer les personnes présentes. Le rituel ne bloque que les créatures du Mythe, pas les cultistes, mais il est loin d'être simple pour des cultistes de briser le sceau : Penhew a dû préparer son coup longtemps à l'avance.
Même si c'était en leurs moyens, réactiver le rituel sur la pyramide ne servirait à rien puisque ça ne bannirait pas les créatures déjà présentes (l'épaisseur des parois de la pyramide l'interdit), et Shakti finirait par briser le sceau à nouveau. Il va donc d'abord falloir s'occuper du sorcier immortel, mais peut-on le faire au coût d'une âme innocente ?
Il paraît que non.
En attendant de tomber d'accord sur la meilleure façon de gérer Omar Shakti, Kenneth décide de rester à l'hôtel pour commencer l'organisation d'une expédition vers la Pyramide Inclinée, qu'il est apparemment le seul à vouloir explorer. Les autres se rendent chez le nazir Ahmed Zehavi pour discuter l'ébauche d'un plan pour Shakti. L'imam leur présente William Pierson, un illusioniste dont il pense qu'il pourra les aider dans leurs opérations. Il leur propose aussi de rencontrer le lendemain le général Ben Ali, qui pourrait les assister pour une expédition punitive contre Shakti.
28 mars
La Pyramide Inclinée de Dahshur contient des secrets qui ont achevé de corrompre les membres de l'expédition Carlyle. Des secrets que connaissent maintenant Stropoff et les autres. Des secrets dont mes assistants n'ont apparemment rien à faire. Ils se jettent sans réfléchir dans un nid de cultistes sans même savoir si on peut en ressortir et sans aucune idée de ce qu'il pourront y trouver, mais ils se désintéressent de la pyramide renfermant les plus grand secrets du culte, dans laquelle personne n'est entré depuis plusieurs années, et à laquelle des explorateurs moins expérimentés que nous ont survécu apparemment sans aucune difficulté. Je dois rester la voix de la raison dans cette expédition.
Journal du professeur Kenneth Ian
Le général Ben Ali est convaincu par la justesse de leur cause et la pertinence de la méthode, mais il veut préparer le terrain. Il propose donc aux enquêteurs de l'accompagner avec une dizaine d'hommes bien entraînés pour faire une reconnaissance dans les tunnels. Cette reconnaissance est l'occasion de saper les défenses mises en place par le culte en ce lieu, en éliminant les enfants du Sphinx ; Pierson prouve ses compétences au combat en éliminant ces créatures en leur tranchant la gorge d'un lancer de carte. Une fois l'endroit sécurisé, il ne reste plus qu'à attendre la prochaine cérémonie.
31 mars
Apparemment, mes assistants ont rencontré des alliés prêts à les aider contre Shakti (en espérant que leur plan tiennent compte de ses pouvoirs, dont on ne sait rien), mais ils ne pourront rien faire avant plusieurs jours. Donc, plutôt que d'explorer la Pyramide Inclinée, ils vont faire du tourisme. Ce sera un miracle si nous survivons.
Journal du professeur Kenneth Ian
Sur un marché du Caire, Pincher, Mac Pheet, Pierson et Davidson croisent un vieil homme harcelé par une meute de chats. Parmi la foule qui assiste au spectacle, une femme semble... différente. Mac Pheet l'aborde et elle se présente comme Neris. Ils vont discuter ensemble autour d'un thé, et ses quinze chats la suivent avec obéissance. L'homme qu'ils ont vu sur le marché est un archéologue hollandais du nom de Janwillem Vanheuvelen, un ancien membre de l'expédition Clive exclu pour son abus de boisson. Selon la femme, il a volé un ancien papyrus dans un temple de Bastet pour revenir dans les bonnes grâces de Clive, déclenchant ainsi le courroux de la déesse.
Comme discuter avec lui ne mène à rien, une chambre est louée à côté de celle du Hollandais pour le cambrioler quand une occasion se présentera. De la fenêtre, Davidson voit une panthère feuler en direction de la chambre de l'archéologue, avant de prendre forme humaine : c'est Neris. Une fois Vanheuvelen endormi, Pierson se glisse dans sa chambre, récupère le parchemin et le lance par la fenêtre à la panthère. En remerciement, Neris leur apprend une prière leur permettant de commander aux félins.
1er avril
Encore une semaine avant d'affronter Shakti. Si nous mourrons lors de ce combat, personne ne pourra reprendre le flambeau. Les autres ont bien parlé de « Delta Green », une sorte d'organisation liée à ce policier anglais, mais aujourd'hui, tout ce qui pourrait nous aider serait de communiquer les secrets du Culte à ceux qui sont prêt à l'affronter : qu'est-ce qu'on aura atteint si nous mourrons tous ? Peut-être devrais-je faire ce que les autres me demandent et contacter Nodens pour lui dire ce que nous savons déjà sur Nyarlathotep, mais qui nous dit qu'il y a vraiment une différence entre les deux ? Si les dieux égyptiens existaient vraiment, peut-être que je pourrais avoir confiance en eux... Mais je ne suis plus un enfant et je dois rester lucide : les dieux égyptiens n'existent pas, et jamais il ne nous aideront dans notre quête.
Journal du professeur Kenneth Ian
Comme il reste quelque jours à tuer, Mac Pheet décide de rencontrer l'expédition Clive. Celui-ci, à l'instar de M'Dari, Al-Sayed ou Gavigan, n'exprime jamais aucune émotion : il est donc éminemment suspect. Son expédition est financée par la Fondation Penhew. Le sarcophage aurait été trouvé dans la pyramide de Mykerinos, dont il aurait trouvé l'entrée par ses seules compétences d'archéologue.
Les autres membres de l'expédition sont James Gardner, un archéologue psychiatre (une combinaison beaucoup plus censée qu'elle ne paraît au premier abord en fait), et Agatha Broadmoore, occultiste et patiente en psychiatrie (combinaison beaucoup plus classique).Wilfried, le bras droit de Clive, cherche à écouter la conversation, mais Mac Pheet le force à quitter les lieux en lui disant « FBI/CIA/NSA/KGB/MI6 (rayer la mention inutile), circulez il n'y a rien à voir ». Les enquêteurs apprennent que c'est Clive lui-même qui a décidé du lieu de l'expédition. En échange de la promesse de lui faire visiter les tunnels sous le sphinx (une fois qu'ils seront sécurisés), Gardner révèle aux enquêteurs que Clive a reçu la visite d'Omar Shakti.
8 avril
Le dr. York parlerait de soupçons paranoïaques, mais je suis sûr que les autres cherchent à m'écarter. Je crois qu'ils comptent m'abandonner ici pour que ma place revienne à ce Pierson (ou même au nègre, qui sait ?). Je ne peux rien prouver, mais je suis sûr qu'ils sont entrés dans ma chambre et qu'ils ont fouillé dans mes affaires. J'ai fait part de mes soupçons au policier, mais il ne m'a pas pris au sérieux. La menace vient aussi de l'intérieur...
Journal du professeur Kenneth Ian
Le jour de l'assaut, les enquêteurs sont abordés par un vieil africain, qui se présente comme un ami de la nourrice kényane de Marie. Il dit s'appeler Djakité Kuyumia. Quand il était plus jeune, il aurait été kidnappé par la Langue Sanglante, qui voulait en faire l'un des siens, enrôlement qui a culminé avec une tentative de transformer son père en chakota. Sauvé in extremis, il a depuis dédié sa vie à la lutte contre le culte. Marie persuade les autres de lui faire confiance, et Ben Ali aussi accepte de l'inclure dans ses plans.
C'est la première fois que Kenneth s'enfonce dans les tunnels sous le Sphinx, et il est traumatisé en voyant les corps des enfants du Sphinx, et surtout les murs qui respirent. Pour éviter qu'il ne les fasse repérer, Ben Ali le laisse en arrière. Tout le monde se met en position et attend les cultistes.
Shakti arrive le premier, son chat dans les bras. Il repère l'embuscade et met ses sceptres en métal noir en croix sur sa poitrine, alors que son chat s'échappe de ses bras et devient une créature monstrueuse ; il tire une langue incroyablement longue qui étrangle Pierson. Djakité tue le chat d'une fléchette empoisonnée, et Shakti meurt d'une balle entre les deux yeux et tombent en poussière, sceptres compris (la question du paut ne se pose donc plus, et personne ne goûtera le Omar). Le combat contre l'un des plus puissants sorciers au monde aura duré trois secondes, et ses fidèles sont déjà en fuite.
Dans le doute, la langue du chat est prélevée, son cadavre sera confié à Neris, et les cendres de Shakti sont recueillies pour s'assurer qu'il ne puisse pas se reconstituer (vu que personne n'a consommé son bâ). À la sortie, après avoir tué les cultistes qui n'ont pas pu fuir assez vite (le mot de passe pour ressortir du tunnel était « Nyarlathotep ») Ghillian adresse un prière à Bastet et Neris finit par arriver. Kenneth, déjà fragilisé par son passage dans les tunnels, hurle de panique en voyant la panthère se métamorphoser et se fait assommer. Ce qui fait que quand Bastet finit par arriver pour récupérer le chat, Kenneth manque encore une fois sa rencontre avec un dieu égyptien. D'après Bastet, il s'agissait d'un chat normal en lequel Shakti avait invoqué le démon Etep. Elle déconseille de disperser les cendres de Shakti dans la lave : après les avoir bien touillées avec la dague enchantée pour s'assurer que tout enchantement ait été détruit, les cendres sont dispersées en divers endroits du désert et même au delà.
9 avril
Le journal s'arrête ici.
Maintenant que Shakti est mort, il est essentiel d'en profiter pour démanteler le culte. Le lewa refuse de donner son autorisation pour perquisitionner la demeure de Shakti, et ce malgré l'insistance de Barrington, qui vient d'arriver. Kenneth va trouver Ben Ali pour lui expliquer l'importance de l'exploration de la Pyramide Inclinée, puisque c'est certainement là que les cultistes vont se retrouver pour nommer leur nouveau chef. Tout ce qu'il peut obtenir du militaire, c'est une autorisation d'explorer la pyramide avec les autres enquêteurs, mais aucun d'eux n'accepte de l'accompagner. Les hommes de Ben Ali l'attendront à l'extérieur, prêts à combattre toute créature qui ressortirait de la pyramide avec lui. Résigné, Kenneth entre seul dans la pyramide.
Il en ressort au bout de quelques minutes pour indiquer au général qu'il a trouvé une porte secrète dans la première salle. Ne pouvant pas savoir où se trouve le danger, il préfère faire des rapports réguliers, de façon à ce que s'il lui arrive quelque chose, les autres aient une idée de ce que renferme la pyramide. Ce sera son dernier rapport.
<paragraphe manquant>
Après quelques heures, Ben Ali et les compagnons de route de Kenneth plient boutique sans prendre la peine de vérifier ce qu'il s'est passé. Après tout, qu'est-ce que ça apporterait d'enquêter sur la mort ou la disparition de personnes ayant enquêté sur le Mythe (Jackson Elias, Roger Carlyle, Aubrey Penhew, Hypathia Masters, Alexandr Stropov, Bertha Shipley, Ahmed Abdul et ses collègues, Faraz Najir... ça n'a jamais mené à une piste intéressante). Seuls restent quelques militaires sur place pour surveiller les lieux, au cas où des cultistes chercheraient à pénétrer la pyramide
Barrington reste pour boucler l'enquête. Sa présence lui aura permis de superviser le déplacement du miroir à Dahshur, où Nyiti est en mesure de confirmer que Stropov n'est pas à proprement parler corrompu, mais déjà fortement touché, et ça ne devrait pas s'arranger. Il est par contre impossible d'identifier où ils se trouvent, si ce n'est en mer. L'inspecteur en chef autorise une nouvelle fois le déplacement du miroir par l'équipe B. Ayant une chance sur deux (ou trois, si on compte l'Australie), les enquêteurs décident de se rendre au Kenya, où Djakité n'a pas mis les pieds depuis qu'il a fuit la Langue Sanglante. Ils partent le 11 avril.
18 avril
Après avoir débarqué, le groupe découvre les spécificités culturelles locales en terme de ségrégation raciale : même le portefeuille bien garni de Davidson ne permet pas à Dajkité de voyager en première classe, et il est préférable de ne pas se déplacer en groupe pour ne pas attirer l'attention. Ce qui permet au Kenyan de s'apercevoir que le reste du groupe est suivi par un Indien, qu'il se met aussitôt à suivre lui-même.
La première destination du groupe est comme d'habitude la boutique d'import export cultiste locale, en l'occurrence, celle d'Ahja Sigh. Son directeur est apparemment en voyage d'affaire, mais les employés ne peuvent s'opposer à ce qu'un agent du... Aller, disons le MI6, regarde leurs registres. La provenance des objets cultistes (des objet d'art, pardon) n'est indiquée nulle part, soi-disant parce que les noirs ne savent pas écrire. Les noms des contacts qui leur sont donnés sont manifestement bidons. La police britannique est chargée d'enquêter sur la boutique pendant que les enquêteurs seront à Nairobi. À la tombée de la nuit, la filature de Djakité l'amène à la boutique de thé de Shandra Sigh, ce qui ne peut évidemment qu'être une coïncidence. Il préfère ne pas entrer.
La nuit, le voyage en train se passe bien, si ce n'est que les enquêteurs ont la désagréable sensation d'être surveillés, probablement par le même Indien, qui se trouve dans leur compartiment. Finalement, Djakité se décide à le tirer de son journal (ce n'est pas comme s'il le lisait après tout) pour engager la conversation. Mais c'est juste le moment où l'Indien comptait se rendre aux toilettes malheureusement. Qui précède de quelques minutes le moment où le train doit se faire attaquer par deux boules de feu, chacune visant un compartiment où se trouvent des enquêteurs d'ailleurs. Comme si ça ne faisait pas déjà beaucoup de coïncidences, les flammes semblent les suivre.
Grâce aux extincteurs du train, les efrits ne font pas long feu (je pourrais prétendre que je n'ai pas fait exprès d'écrire ça, mais si je le pensais vraiment, j'aurais déjà changé d'expression). Ghillian aura quand même été défiguré par l'attaque. S'inquiétant pour son ami qui n'est pas ressorti des toilettes, Djakité enfonce la porte et l'Indien s’effondre dans ses bras (peut-être un peu aidé par le Kényan).
Une fois arrivé à Nairobi, Ghillian insiste pour garder le suspect à vue (même remarque que précédemment). Les autres regagnent leur hôtel, sauf Djakité qui va se promener afin de constater comme la ville a changé (déjà, ce n'était pas une ville quand il est parti). Il est abordé par un membre de sa famille qui lui donne des nouvelles de tout le monde et lui parle de l'influence croissante du Vent Noir. Djakité passe la nuit chez lui.
19 avril
Le dimanche, les commissariats sont quand même ouverts à Nairobi. Mais les policiers ne travaillent pas, et l'inspecteur Harrold Wilson écoute à peine la déposition des étrangers, malgré la plaque de Mac Pheet (il n'en sort généralement qu'une à la fois). Pour Wilson, il n'y a pas suffisamment d'éléments pour ouvrir un dossier, mais dans le doute, il demande quand même une caution de 300£ à tout le monde : ceux qui ont perdu leurs affaires dans l'incendie, ceux qui ont été défigurés, et ceux qui ont lancé les boules de feu. En effet, Tandoor Singh quitte le commissariat en même temps que les gens qui l'ont agressé et accusé, ça va certainement bien finir.
Une femme les attend à la sortie, une citoyenne inquiétée par les événements du train, qui connaît bien les compétences de Wilson, et préfère enquêter par elle-même ; elle s'est déjà rendue sur les lieux de l'accident et a discuté avec les policiers sur place. Marie Davidson comprend vite qu'il s'agit d'une journaliste, ce qu'elle interprète comme paparazzi. Comme ils ne veulent pas attirer l'attention, il suggèrent à Natalie Smythe-Forbes, rédactrice en chef du Nairobi Star, d'aller enquêter sur Tandoor Singh, mais la journaliste leur explique que ce n'est pas comme ça que ça marche dans cette région : quand des blancs se font agresser par des noirs ou des bruns, ça ne fait un article que si le brun ou le noir est au service d'un autre blanc. En l'occurrence, son instinct lui dit qu'un groupe aussi hétéroclite n'est pas venu au Kenya sans raison, et qu'ils ne se sont pas fait agressés au hasard : ils savent qui est leur ennemi, et ce n'est pas Singh. Elle serait d'ailleurs intéressée de savoir ce qui pourrait motiver un commerçant respecté à agir de la sorte : apparemment, Singh n'avait rien fait qui sorte de l'ordinaire depuis qu'il a assisté l'expédition Carlyle dans sa jeunesse.
Sentant le scoop, la journaliste fait tout pour convaincre les étrangers d'accepter sa collaboration, leur expliquant qu'ils n'arriveront à rien sans quelques contacts. Comme ils ont pu s'en rendre compte, Nairobi est complètement corrompue, et les puissants sont libres de faire ce qu'ils veulent ici ; typiquement, il n'y a jamais eu de vraie enquête sur l'accident de safari sur le terrain du colonel Endicott. Le seul moyen d'améliorer la situation est de révéler à la population ce qui se passe vraiment, et peu importe si ça peut lui faire des ennemis. Ne les ayant toujours pas convaincus, elle les informe qu'elle va enquêter sur eux, et certainement publier tout ce qu'ils cherchent à cacher. Puis, s'apercevant que Singh est encore sur place, en train de les épier, elle va l'interroger, pour écrire un article sur l'attentat du train et la corruption de la police, mais aussi pour permettre aux autres de reprendre discrètement leur enquête.
Singh est gêné de cette attention, craignant que son témoignage le rende suspect auprès de la police (après tout, il est brun, donc naturellement suspect). Il affirme ne rien savoir de l'attaque (qui pour lui est un accident), puisqu'il était aux toilettes à ce moment-là, et il n'a aucune idée de la raison pour laquelle il est suspecté. Il prétend s'être libéré en forçant la porte (le train était en trop mauvais état pour que la journaliste réalise que la porte a été enfoncée dans l'autre sens et que c'est manifestement un mensonge). Smythe-Forbes se montre très courtoise envers lui, et apprend qu'il était à Mombasa pour rencontrer son cousin Ahja pour affaires. William Pierson, qui les guette dans l'ombre, se demande si c'est Tandoor ou les employés d'Ahja qui ont menti au sujet de la localisation de leur patron. Pendant ce temps, Marie et Ghillian font les boutiques et réalisent qu'ils sont suivis par Tandoor Singh : ils le sèment et se mettent à le suivre aussi discrètement que possible, et se font tout de suite repérer. La filature réciproque ne menant à rien, ils finissent par rentrer à l'hôtel (où Ghillian demande à changer de chambre par précaution), et où les rejoignent bientôt Pierson et Georges Pincher. Craignant une nouvelle attaque, ils montent la garde toute la nuit.
Pendant ce temps, Natalie enquête sur ce mystérieux groupe. Elle découvre auprès de l'université de Miskatonic qu'ils voyagent ensemble certainement depuis New-York, et sont déjà passés par Londres et Le Caire. Divers incendies criminels ont été relevés à ces endroits, mais les dates ne collent jamais. La seule explication est que ces personnes sont liées du façon ou d'une autre au groupe terroriste connu sous le surnom d'« équipe A ». En s'intéressant à la boutique Ju-Ju, Natalie découvre que son propriétaire importait ses œuvres d'art d'Ahja Singh : ce n'est certainement pas une coïncidence... De plus, la secrétaire de celui-ci l'informe que Mr Singh est en voyage d'affaire en Inde depuis trois mois, lui confirmant qu'il y a quelque chose de louche chez les Singh ; elle serait presque tentée d'enquêter sur eux...
20 avril
À Munich, Adolf Hitler a 36 ans, et n'a toujours pas été tué, il serait temps d'y remédier.
À Nairobi, Pierson tombe sur Tandoor Singh en faisant des emplettes. Il tente de l'amener de force à l'hôtel mais échoue. Peu après, l'équipe reçoit la visite de Natalie, au grand déplaisir de Marie. Elle leur fait part de ses découvertes, leur expliquant que les choses iraient plus vite s'ils lui disaient sur quoi portait l'affaire. Mac Pheet consent à lui laisser un nouvel os à ronger : la Montagne du Vent Noir. Mais encore une fois, Smythe Forbes lui répond que ce ne sont pas les affaires des noirs qui l'intéresse, mais celles des blancs qui les contrôlent (ce ne sont pas les noirs qui provoquent la corruption après tout). À force de harceler tout le monde, elle finit par comprendre que l'affaire est liée à un trafic d'objet d'art.
Mais la conversation est interrompue par une boule de feu qui se dirige vers la fenêtre. Immédiatement, Marie retourne le canapé pour bloquer la fenêtre, pendant que les autres vont chercher des extincteurs. Natalie descend pour voir qui a lancé le projectile, mais elle s'aperçoit qu'un autre bâtiment brûle un peu plus loin. Craignant pour son journal (son instinct journalistique s’avérera une nouvelle fois juste), elle appelle les pompiers. C'est William qui trouve Singh le premier. Il le met à terre à l'amène à la chambre enflammée, sous le regard médusé de Mac Pheet : espère-t-il vraiment que la police conclut à un accident en trouvant le corps ligoté dans leur suite ?
Pendant que Pierson et Singh se font arrêter (l'un a attaqué l'autre sans provocation, et l'autre est brun), Ghillian, Georges et Marie en profitent pour fouiller la boutique de l'Indien. Il trouvent Natalie sur place, qui leur explique que le Nairobi Star est en cendre, et qu'elle compte bien obtenir justice (mais ils ne veulent toujours pas lui dire ce qu'ils cherchent ici). Il n'y a rien de particulier dans la boutique, si ce n'est que deux personnes y vivent apparemment. D'ailleurs, le deuxième occupant entre au même moment : c'est Tandoor Singh, qui n'a pas été relâché plus tôt que prévu. Celui-ci aperçoit Mac Pheet et tente de lui lancer un couteau (étrangement, il n'invoque pas de vampires de feu dans sa propre boutique), mais Marie est plus rapide et lui tire deux balles dans la poitrine (et Mac Pheet une en pleine tête). Natalie se précipite sur l'Indien pour lui porter secours en prodiguant les premiers soins à ses poches. Elles trouvent un trousseau de clés (toutes ne correspondent pas à la boutique) et ses papiers, prouvant que l'homme en cellule est un imposteur. Tout le monde quitte les lieux et la police arrive peu après suite à un appel anonyme. Le meurtre du commerçant ne sera jamais élucidé (même la méthode est un mystère : Mac Pheet a retiré les balles, et ça suffit à perturber la police).
Ghillian fait un rapport à Barrington, qui s'arrange pour faire disparaître les cautions du groupes, mais il n'a pas le bras assez long pour faire libérer William. Qu'à cela ne tienne, Marie engage le meilleur avocat du pays, qui fait avancer le procès au surlendemain et William est immédiatement libéré. Singh est accusé d'usurpation d'identité, d'incendie criminel, et de tentatives d'homicides.
Re: Compte-rendu

Publié:
Dim Oct 20, 2013 10:02 am
par Minda
27 mars après-midi :
L’après-midi commence par une bonne nouvelle Kenneth, fatigué par son inaction de la veille à décidé de rester se reposer à l’hôtel. C’est donc libéré d’un poids que G.Macpheet et moi allons chercher G.Pincher, il nous prévient qu’il préfère faire des recherches dans le musée. Après cela nous rediscutons de « l’avenir » de Shakti. Puis nous allons voir l’Imam pour lui transmettre notre plan. Lorsqu’il ouvre la porte nous remarquons qu’il n’est pas seul, un bel homme l’accompagne, il le présente : « Je vous présente Wiliam Pierson, un illusionniste. Ce serait bien que ce jeune homme vous accompagne, ces… capacités vous seront utiles… ». Après les présentations G.Macpheet conte à l’Imam et à notre nouvel acolyte notre expédition dans la pyramide. Puis il leur explique notre plan. L’Imam convaincu, nous dit de revenir le lendemain pour rencontrer un général ami de l’Imam. Ensuite nous retournons à l’hôtel briffer le nouveau membre de l’équipe. Le lendemain nous rencontrons le général Ben Ali. Après nos explications, il propose de nous aider avec 10 de ses hommes d’élite. Il nous propose aussi de faire une première excursion de reconnaissance de nuit. Le soir même on se retrouve tous à passer par le portail pour se retrouver dans la pyramide. Au cours de l’expédition nous recroisons les hommes à tête d’animaux tant apprécié par notre chers G.Pincher. Alors que le combat s’engage, je vois un spectacle extraordinaire, W.Pierson avec grande dextérité lance une carte qui se plante de manière très nette dans la tête d’un de nos adversaires, celui-ci s’écroule mort. Puis dans un mouvement tout aussi précis un autre subit le même sort. Avec souplesse il récupère ses cartes à la fin du combat pour ne pas laisser de trace identifiable de son passage. Revenant dans la réalité de notre situation, je me remets en marche en suivant le groupe. Lorsque nous arrivons dans la grande salle, nous mettons en place un plan pour prendre par surprise Shakti (au vu de ses capacité une attaque frontale serait plus pénalisante pour nous que pour lui…)
Trois jours plus-tard, alors que nous marchions tranquillement dans la rue, nous voyons un vieil homme harcelé et poursuivi par des chats, il fuit devant ceux-ci. Il se réfugie dans 1 hôtel, 4 ou 5 chats arrivent à rentrer, les autres se mettent en faction autour de l’hôtel. Un commerçant nous dit que cela fait quelques jours que ça dure, il doit être victime d’une malédiction. Au milieu de la foule, une très belle femme regarde aussi la scène. Une telle beauté attire forcement l’attention des hommes de l’équipe. C’est W.Pierson qui tel une mouche attiré par du miel tente une première approche. Ghillian Macpheet quand à lui va faire des papouilles aux chats, surprise je le regarde, je ne lui connaissais pas ce penchant là. Mais finalement lui aussi se dirige vers la belle. Je me disais aussi. Tout cela n’était en fait qu’une ruse pour se faire bien voir de la belle et ça a marché car elle lui à souri, c’est donc confiant qu’il se dirige vers elle. Je continue à regarder leur manège de loin. Mais au bout d’un moment je dois me rapprocher car Ghillian à commencé les présentations et me désigne. Elle se présente comme étant Neris. Ghillian toujours aussi confiant lui propose de continuer la discution autour d’un thé… Elle accepte et nous suis avec son escorte de 15 chats. Au cours de la discutions, elle demande notre aide pour récupérer un papyrus (un objet sacré) que le vieil homme à dérobé dans un temple de Bast, déchainant ainsi le couroux de la déesse et sa malédiction. Donc soit on le « récupère » soit on parvient à le convaincre de rapporter le papyrus dans le temple (se qui lèverait totalement la malédiction). Elle nous précise qu’il a sûrement volé le papyrus pour rétablir sa réputation d’archéologue. Car il a été expulsé de l’expédition Clive pours ses penchants pour l’alcool.
Après cela nous partons le rencontrer. Il a un fort accent Néerlandais, il se présente comme étant Janwillem Vanheuvelen. Nous essayons de le convaincre de rendre le parchemin, mais sans succès…
Nous passons donc au plan B, après avoir pris des chambres dans l’hôtel, nous nous retrouvons dans la chambre mitoyenne du Néerlandais. Alors que nous discutons, pour ma grande surprise je vois par la fenêtre Neris se transformer en panthère et feuler en direction de la chambre de l’archéologue. Après en avoir parlé avec les autres, qui ont du mal à me croire, on entend Neris frapper à la fenêtre. Après être rentrée, elle prend des nouvelles et nous confirme ce que j’ai vu. Elle nous dit aussi qu’en récompense, elle pourrait nous apprendre une prière pour demander de l’aide aux félins. Après cela, elle saute par la fenêtre et atterrit en forme de panthère. Une fois que J.Vanheuvelen est endormi, Ghillian crochète la porte et William « récupère » discrètement le papyrus. Avant de repartir par la fenêtre William lance le papyrus mais alors que celui-ci allais tomber Neris le récupère au vol. Le lendemain Neris nous remercie et nous apprend la prière.
Ensuite, Macpheet désirant interroger l’expédition Clive, nous nous rendons sur place. Des gardes privés gardent les lieux, ne voulant pas nous laisser passer ; Ghilian utilise sa carte fétiche du gouvernement. Clive attire tout de suite notre méfiance, car quoiqu’il dise il garde la même expression. On en apprend qu’il est financer par la fondation Penhew et qu’il cultive l’art du secret. Il nous dit aussi que le sarcophage a été trouvé dans la pyramide Mykerinos. C’est en faisant du « tourisme » avec l’œil d’archéologue qu’il a trouvé des indices montrant une entrée possible. C’est ainsi qu’il a demandé une autorisation pour fouiller et qu’il a trouvé le sarcophage dans la pyramide. Puis nous repartons faire un tour dans le campement. Quand nous voulons parler à James Gardner, un archéologue d’une quarantaine d’année, qui à aussi des compétences en psychiatrie. Ainsi qu’à Agatha Bronmoor, une vieille occultiste d’une soixante-dizaine d’années. Wilfried, le bras droit de Clive, tend l’oreille. Nous voulons le chasser, il nous lance un regard noir mais ne peu résister à la carte magique du gouvernement. Les entrainant dans un lieu plus propice à la discussion et loin de toute oreilles indiscrètes, nous commençons à entamer le dialogue. Agathe à l’air d’être un peu fofolle mais sincère. James quand à lui difficile à savoir. Nous apprenons que c’est Clive qui a choisit le lieu de la nouvelle expédition, mais ils ne connaissent pas tout les détails car il se méfie d’eux pour leur naïveté. James nous confie aussi qu’il aurait voulu visiter la ville souterraine sous la pyramide… Nous lui proposons de là lui montrer, mais qu’une fois nettoyée et seulement en échange d’informations qu’il pourrait avoir sur des faits suspect dans le camp. Satisfait, il nous dit qu’il a vu que Clive reçoit un notable qui correspond à la description de Shakti…
..................................................................................................................... Marie Davidson
Re: Compte-rendu

Publié:
Dim Nov 10, 2013 5:14 pm
par Totoro
Séance du 10 novembre 2013 - L'IMMORTEL
Présence de :
* William Pierson, maître des arts de la disparition.
* Djakité Kuyumia, marabout.
* Kenneth Ian, professeur dément en devenir.
* James Barrington, enquêteur supérieur de Scotland Yard (à partir du 9 avril 1925)
* Mary Davidson, dilettante et mécène.
* Ghillian Mc Pheet, linguiste et antiquaire.
Résumé de la séance
- Rencontre entre Djakité Kuyumia et le groupe des investigateurs. Kenneth donne son intention de descendre dans la pyramide inclinée, les autres membres déclinent l'invitation.
8 AVRIL 1925
- Mise en place de l'assaut contre Shakti. C'est au cours de cette discussion que William se propose d'apporter des modifications aux munitions des fusils (balles dum-dum (invention qui date de 1889 - modification aux dommages +3).
- Rencontre avec le général et repérage dans les souterrains. Nous choisissons un carrefour en patte d'oie afin d'éviter le feu croisé, William et Mary sont en première ligne. Les autres sont en seconde ligne, sauf Kenneth qui est en replis.
- Assaut. Shakti arrive, nous détecte, et croise deux sceptres. Le chat qu'il tenait dans ses bras saute au sol. Shakti se prend une balle dans la tête et tombe en cendres. Le chat lance une langue sur William qui l'étouffe, pendant qu'il se transforme en forme humanoïde. Djakité souffle dans sa sarbaccane pour neutraliser le chat, et le blesse cruellement à l'oeil, le tuant net. Ghillian touille avec la dague en argent les cendres et le cadavre du chat avant - pense-t-il - de les plonger dans la lave. Nous choisissons de poursuivre les cultistes, seulement trois succomberont, six de plus mourront poursuivis avec acharnement de Mary et de Kenneth. Nous faisons une prière à Bastet pour purifier le chat de la corruption de Shakti, un enfant du sphinx à tête de chat vient à notre rencontre pour nous informer la venue de Neris dans une heure. Elle arrive. Cette soirée a grandement affecté la santé mentale de Kenneth, il fait une crise d'hystérie. Le groupe le neutralise rapidement (aurait-il une dent contre lui pour réagir si promptement ?). Selon les dires de Neris, le chat a été possédé par un démon depuis maintes siècles. Elle indique à Ghillian que, plutôt que verser les cendres dans une lave créée par un sortilège de Shakti, mieux vaut disperser une partie des cendres dans le désert porté un jour de grand vent, et conserver le reste pour en répandre une partie sur d'autres continents, et encore un peu à offrir en présent à Nodens plus tard. Les sceptres sont tombés en poussière.
- Debriefing : Nous demandons à Kenneth de nous enseigner l'évocation de Nodens (pendant qu'il est inconscient, le parchemin est récupéré dans sa chambre à son insu), plus particulièrement à William. Réveillé il va voir le général Ben Ali, et le questionne pour s'assurer de la disparition de Shakti et des cultistes. Il renvoie sur la pyramide inclinée, le général répond qu'il va faire le nécessaire pour interdire l'accès (intérieur et extérieur). Cependant, Kenneth désire y pénétrer, mais le général le prévient qu'à sa sortie il jugera de son état mental et psychique. Kenneth Ian est désormais porté disparu le 9 avril 1925 (message du groupe "enfin ! ouf !"). Une délimitation de la zone est demandée avec une pancarte indiquant zone militaire. Ghillian fait deux rapports un mentionnant tout pour Barrington et Delta Green, et partiel pour la CIA et l'université de Miskatonic.
- Préparation au départ : nous envisageons de partir pour le Kenya afin de poursuivre notre voyage d'assainissement. Grâce au miroir nous apprenons que l'expédition alpha est actuellement en mer, des doutes sur la corruption présente sur deux de ses membres ; miss Betsy et le comte Stropoff.
Nous envoyons une requête pour mobiliser des véhicules directement à Nairobi afin de pouvoir se déplacer plus facilement sur place. Nous établissons donc un plan de route Suez -> Monbasa via bateau, puis Monbasa -> Nairobi via train.
Barrington fait son apparition pour achever les différents interrogatoires, et l'investigation. Il tente tant bien que mal pour essayer d'envoyer l'armée à l'intérieur de la pyramide inclinée, cependant en vain.
Nous trouvons un bateau en départ le 11 pour arriver le 18 avril 1925.
Arrivée à Monbasa : Ville ancienne construite par le monde arabe, établissant un comptoir d'esclaves à l'époque. Le pont du chemin de fer en part en direction de Nairobi partant tôt le matin pour arriver au crépuscule à Nairobi. La populace est plutôt arabe, des indiens, des kenyans, et un peu de blancs. Une chaleur étouffante et humide règne.
Mary et Ghillian vont au guichet de la gare pour se renseigner pour les tickets. Le problème qui se pose c'est l'éclectisme du groupe d'investigateurs. Pincher, Davidson et Pierson vont en première classe, tandis que Kuyumia et Mc Pheet vont en en seconde classe.
Nous y faisons du tourisme. Certains d'entre nous parviennent à percevoir que nous sommes suivis par un indien. Djakité se sépare pour le suivre. Le groupe décide de mener une embuscade, malheureusement la ville est grouillante, nulle rue n'est déserte. Nous abandonnons le projet.
Nous nous rendons à l'établissement Ahja Singh, import-export, site qui était dans le répertoire du cultiste de New York. Le tenancier est en voyage pour plusieurs semaines. Ghillian et Mary recherchent des informations sur les caisses et dans le registre. Les employés se présentent comme des sots qui ignorent tout. Nous laissons la police britannique locale pour poursuivre plus en avant l'investigation.
A la nuit tombée, l'indien disparaît dans une boutique de thé Shandra Singh.
Nous montons à bord du train, et nous y trouvons l'indien. Ghillian se tient éloigné de Djakité afin de ne pas dévoiler sa couverture. Djakité essaie d'établir une communication avec l'indien, vainement. A la nuit tombée, l'indien va aux toilettes, Djakité le suit. Deux boules de feu se dirigent vers le wagon de deuxième classe et celui de première classe. Les cibles sont les membres du groupe. Nous nous armons d'extincteurs et nous parvenons à vaincre les Efrits (vampire de feu), tandis que l'indien est mis hors d'état de nuire grâce à Djakité. Nous continuons le voyage dans un wagon à ciel ouvert, Ghillian a le visage défiguré suite à ses brûlures. Ghillian persuade le contrôleur de conserver l'indien à proximité par le fait qu'il est à la fois chargé d'une affaire britannique impliquant le suspect et qu'il soit médecin. A l'arrivée, Ghillian tente de les persuader pour conserver à sa charge le suspect mais vainement. Il sera emmené finalement au commissariat pour y être interrogé. Au vu de l'heure, Ghillian insiste pour que Pincher reste non loin du détenu en indiquant qu'il s'agit d'un individu très dangereux ; Pincher acquiesce. La mauvaise nuit se poursuit. Le groupe des blancs regagne la ville des blancs pour un bon hôtel. Pendant ce temps, Djakité est détourné de la ville des blancs vers la ville des noirs. Il rencontre alors une connaissance. Il passe la nuit auprès de son parent.
Nairobi, le 19 avril 2005, les autres membres sont convoqués au commissariat pour témoigner des faits à 14h.
Re: Compte-rendu

Publié:
Sam Nov 23, 2013 12:19 am
par Totoro
Séance du 22 novembre 2013
Présent : William Pierson, Marie Davidson , Nathalie Smythe-Forbes journaliste à l'affût et un peu pot-de-col , Ghillian Mc Pheet.
Le dimanche 19 avril 1925
Après une nuit tumultueuse, nous sommes reçus par un inspecteur britannique visiblement inadapté au climat, il se prénomme Harold Wilson. Ce dernier nous soupçonne d'avoir délibérément commis cet attentat et nous met sous caution de 300 livres britanniques par personne. Marie paie la somme pour l'ensemble du groupe. A la sortie, nous rencontrons une femme d'une quarantaine d'années qui pose beaucoup trop de questions. Marie la perçoit nettement comme journaliste. Elle se présente sous le nom de Nathalie Smythe-Forbes. Ghillian croit que Marie a vu juste. Effectivement, elle cède et dévoile le fait qu'elle travaille au Nairobi Star. Le suspect qui nous avait suivi dans le train et qui s'était réfugié se nomme Singh, il est un commerçant respecté. Selon la journaliste, les autorités sont corrompues et la criminalité règne en maître. Visiblement nous ne pouvons pas éviter de l'avoir à nos côtés, je la lance sur la piste de Singh. Toutefois, elle cherche à savoir de quoi il retourne à propos de nous-mêmes et de l'attaque dans le train. La discussion semble s'éterniser, lorsque la journaliste et Marie ont aperçu Tandoor Singh nous épiant.
Nathalie Smythe-Forbes va interroger Singh. Il dit qu'il n'a rien vu, qu'il était aux toilettes. Il a entendu juste un bourdonnement et les flammes. Ensuite il a forcé la porte de l'intérieur. Il dit qu'il était le seul à être arrêté, qu'il ne comprenait pas pourquoi. Il a clairement ciblé Mc Pheet. Identifié comme ayant une carte gouvernementale. Il nie le fait qu'il s'agisse d'une attaque plutôt que d'un accident. Il dit qu'il a été relâché après avoir payé sa caution. Il demande de ne pas faire publier l'article pour éviter de se faire discréditer, avec un soupçon de menace. Il finit par retourner à son magasin sans l'ouvrir.
Pendant ce temps, Marie et Ghillian font les boutiques et détectent qu'ils sont suivis par Tandoor Singh ! Ils décident de le semer à travers les boutiques et y parviennent. Ils finissent par le suivre, malheureusement Ghillian se fait repérer. Celui-ci décide d'aller à l'hôtel en faisant une halte pour récupérer des extincteurs, un miroir, une lanterne, et un appareil photo avec le matériel de développement et le nécessaire de prises. Une fois arrivé, Singh s'en va et se dirige vers sa boutique suivi lui-même par Marie rejointe par William. Ghillian change sa chambre pour une suite après le départ de Singh. Le groupe décide de faire des tours de garde au sein des suites jumelées. La nuit se passe plutôt bien. Le lendemain, William va faire quelques emplettes tandis que Ghillian se repose.
Nathalie poursuit l'enquête sur notre groupe.
William tente d'emmener Singh à l'hôtel, en vain.
Nathalie nous rejoint à l'hôtel. Elle nous fait part de ses recherches. Essentiellement il s'agit principalement d'éléments dont nous avions déjà connaissance. Je lui glisse comme pistes Singh et les monts du Vent Noir. Elle demeure perplexe. L'instant d'après nous nous faisons attaquer par une boule de feu une nouvelle fois. Pincher, Marie et Ghillian s'arment de seau et d'extincteurs tandis que Nathalie et William se précipite dans la rue pour trouver Singh. William après un combat au corps à corps mémorable ramène Tandoor Singh dans la suite embrasée. Nathalie découvre le Nairobi Star en cendres. Marie et Ghillian finissent par s'échapper dans la cohue et s'évanouir vers la demeure de Singh. Ils rencontrent Nathalie sur place. Une fois là-bas ils entrent par effraction. Ils n'y trouvent rien, sinon Singh qui entre (alors qu'il est au même moment au commissariat). Il aperçoit Ghillian et place sa main sur son couteau de lancer. A ce moment précis quatre détonations, Marie tire dans la poitrine par deux fois et Ghillian touche le chambranle de la porte et l'individu dans la tête. L'individu gît au sol inerte. Après l'avoir fouillé, Nathalie y découvre des clés (dont certaines ne sied pas aux serrures de la présente demeure), et une pièce d'identité répondant au nom de Tandoor Singh.
William dit avoir été le gardien de la garde-robe de miss Davidson, qu'il a été la cible de Tandoor Singh, mais il n'a pas convaincu son auditoire. Avant même qu'il soit libéré, les autorités apprennent la mort de Singh. Ils découvrent qu'ils sont deux (enfin!). Ils gardent l'autre en cellule. Ghillian contacte Barrington pour lever la caution du groupe, il ne parvient pas à faire avancer le procès. Toutefois ce n'est pas sans compter sur les ressources de miss Davidson. Le procès a lieu le lendemain et William a droit au meilleur avocat de la ville.
Le 22 avril 1925, William est rapidement libéré tandis que Singh voit son dossier s'étoffer d'incendiaire et tentatives d'homicides prémédités avec récidive.
Re: Compte-rendu

Publié:
Jeu Jan 16, 2014 10:13 am
par Oggzyatra
22 avrilDjakité n'a donc aucun mal à retrouver ses compagnons, parce qu'on ne parle que de ça dans la ville. Il a retrouvé son ancien mentor,
Bundari, qui est largement plus vieux que la moyenne des ennemis actifs du culte, et il propose a ses amis de le rencontrer. Pendant ce temps, Nathalie cherche à relancer le
Nairobi Star. Apparemment, Nairobi est la seule ville où les journalistes ne forment pas une corporation limite mafieuse, et tous ses concurrents se réjouissent que le Nairobi Star coule enfin ; ils rejettent tous son offre de lui louer leurs locaux et matériel, même contre la promesse d'emplacements publicitaires et d'articles élogieux pour leurs propres journaux dans le Star. La réputation de la journaliste lui permet d'obtenir un prêt pour la reconstruction du bâtiment (l'incendie du journal est le seul qui n'a pas été imputé à
Tandoor Singh, et Nathalie n'a rien touché lors du procès), mais la nouvelle presse va devoir être commandée à l'étranger. Il vaut donc mieux consacrer son temps à une enquête de longue haleine qui assurera le succès du prochain numéro du Nairobi Star quand il sortira enfin, même si elle va continuer d'écrire de petits articles en attendant, au cas où ses concurrents changeraient d'avis. Typiquement, l'histoire de l'
équipe B ferait vendre beaucoup de journaux pendant quelques mois : profitant de leur absence, elle s'infiltre dans leurs chambres d'hôtel pour découvrir ce qu'ils savent (parmi les documents que Mac Pheet n'a pas détruit).
23 avrilLe village de Bundari est presque entièrement dépeuplé. C'est
Okomu, l'assistant de l'homme-médecine qui accueille le groupe ; il leur explique que Bundari voyage souvent dans le monde des esprits, et qu'il ne faut pas chercher à le réveiller ; coup de chance, sa transe finit quatre heures plus tard seulement (il lui arrive de rester en transe pendant des jours). Le sorcier explique à ses invités qu'ils vont avoir besoin d'alliés dans leur combat, et ils pourront en trouver sur les terres du
colonel Endicott. Puis il ouvre une calebasse, y mélange divers ingrédients et prononce une incantation ; il donne la préparation à Djakité, en la présentant comme une
potion d'invisibilité.
Le seul moyen d'approcher Endicott est de réserver un safari pour le samedi suivant. En attendant, les enquêteurs se renseignent sur l'accident qu'avait mentionné
Natalie Smythe-Forbes : d'après Djakité, ce ne sont pas des léopards qui ont attaqué les touristes dans leur cabane (les léopards restent loin des habitations humaines), mais des
hommes-léopards : il pourrait s'agir des alliés dont parlait Bundari.
25 avrilLe safari doit durer une semaine. La première journée se passe bien, mais pendant la nuit, des rugissements retentissent.
Pierson prie
Bastet de calmer les fauves, et le silence revient. Un homme en peau de léopard entre peu après dans la cabane : il leur explique qu'en tant qu'amis de Bastet, il ne va pas les tuer, mais qu'il s'agit d'une terre sacrée, et que les humains ne doivent pas être ici. À l'extérieur, une multitude d'enfants les attendent et viennent les saluer à leur sortie : vu de près, ce ne sont pas des enfants en fait. Ils sont partiellement décomposés, et certains arborent un visage canin : ce sont des
goules. Mac Pheet leur promet qu'il va convaincre Endicott de déplacer son terrain de chasse. Ils parlent ensuite de leur assaut futur contre le
culte du Vent Noir. Il y a deux chemins possibles pour atteindre la
Montagne du Vent Noir : le chemin des goules et le chemin des hommes. Les goules acceptent de les escorter jusqu'au temple, mais elles ne prendront pas part au combat. Les hommes-léopards par contre sont prêts à les aider. Par contre, au bout du chemin, il y aura
M'Weru, et un bon plan d'action est essentiel s'ils veulent survivre. Mac Pheet craint qu'elle ne soit déjà au courant de leurs plans, mais un des hommes-léopards le rassure :
Nyarlathotep ne peut agir qu'à travers ses prêtres, et il ne peut voir qu'à travers leurs yeux : même sans protection contre les rêves, leurs secrets sont à l'abri du dieu, car M'Weru est la seule vraie prêtresse dans le pays (
Singh n'était qu'un plaisantin pyromane).
2 maiPour ne pas éveiller les soupçons, le groupe décide de terminer le safari avant de quitter les lieux. Un peu avant de revenir chez Endicott,
Mac Pheet maquille le bras de Pierson pour faire croire à une autre attaque de léopards. Justement, leur grande amie journaliste est présente, et s'amuse à pousser la patience du colonel à bout. Elle jubile presque en voyant Pierson et note la totalité de l'échange : les touristes se sont fait attaquer mais Mac Pheet a réussi à stabiliser la blessure, et ils ont pu finir le safari sans problème : il faut absolument déplacer la cabane vers un endroit du terrain où les touristes seront plus en sécurité. Évidemment, c'est seulement si Endicott continue ses safaris : il n'avait déjà plus eu de clients depuis l'attaque précédente, et
Smythe-Forbes va s'assurer qu'il n'y en aura pas de nouveaux. Le colonel Endicott n'a pas souhaité faire de commentaires sur l'affaire, si ce n'est un coup de fusil dirigé très près de la tête de la journaliste, qui n'a pas l'air particulièrement perturbée. Mais ayant largement assez de matériel pour son article, elle prend congé et repart avec les touristes.
La discussion n'ira pas plus loin sur la route, et même quand Natalie leur révèle qu'elle a bien vu que la blessure était fausse, les autres maintiennent le silence sur ce qu'ils veulent cacher là-bas.
3 maiÀ Nairobi même, la
croisière noire vient d'arriver. C'est donc l'occasion pour Natalie de donner tout ce qu'elle a sur Endicott à un de ses journalistes pour qu'il finisse l'article et s'arrange pour le faire publier.
Johnstone Kenyatta, un des contacts de
Jackson Elias, interpelle Djakité et l'informe que Bundari veut lui parler (au passage, il se renseigne sur les alliés que leur a recommandés Bundari). À la surprise de tout le monde,
Mac Pheet propose à Smythe-Forbes de les accompagner. Il espère que l'expérience la rendra folle, et que plus personne n'accordera le moindre crédit à ses histoires. Une des conditions pour sa venue est qu'elle soit seule et sans appareil photo, c'est pourquoi Natalie demande à un de ses photographes de les rejoindre sur place s'il trouve quelle peut être cette
Montagne du Vent Noir, et sinon, de chercher autour des terres maudites où a disparu l'
expédition Carlyle.
Natalie se montre très correcte vis-à-vis de Bundari. Celui-ci (à la fin de sa transe) explique aux personnes présentes que ce combat sera l'aboutissement de l’œuvre de sa vie, et il veut y prendre part. Il les accompagnera donc sur un brancard. Dans les tunnels, Natalie découvre les
goules qui viennent lui faire des câlins et jouer avec elle. Une fois le choc passé, elle se montre étonnamment tolérante (même si elle fait en sorte de rester aussi loin d'elles que possible). En fait, elle cherche à comprendre la nature de ces créatures, faisant preuve de connaissances en occultisme qu'on ne lui aurait pas prêtées au premier abord. Le
culte du Vent Noir laisse souvent des enfants abandonnés dans la savanes pour mourir, et ils sont alors recueillis par les goules : ce ne sont donc pas à proprement parler des morts-vivants, puisqu'ils ne sont jamais morts. La mutation intervient à force de fréquenter les autres goules. Natalie s'inquiète de subir le même sort, mais Bundari la rassure : elle ne risque rien tant qu'elle ne partage pas leur repas. Comme le dit-repas est uniquement constitué de chair humaine, ça ne lui serait même pas venu à l'idée.
Mais puisqu'il s'agit d'enfants, elle s'inquiète de leur capacités au combat. En fait, ils ne sont là qu'en tant que guides. Elle demande donc au sorcier si ses léopards dressés vont combattre, eux, mais un des léopards répond à sa place en se métamorphosant (il n'apprécie pas qu'on le considère comme un quelconque fauve). La journaliste ne panique toujours pas, et se dit seulement qu'il va falloir faire attention à ne froisser personne si elle veut revenir en vie. Elle promet d'ailleurs de ne rien révéler dans son article des personnes qui vont mener l'assaut, de par la protection des sources. Cela énerve
Marie Davidson, qui ne comprend pas comment l'article pourrait encore être d'actualité. Inutile de retranscrire le long débat sur le devoir d'information et le respect de la vie privé, on y reviendra très souvent de toute façon.
Bundari demande souvent à remonter par les tunnels secondaires de façon à interroger la faune locale. Apparemment, le Vent Noir est extrêmement actif, et ils attendent incessamment la venue au monde du
fils de Nyarlathotep ; d'après la description de la mère, ce n'est pas
M'Weru. Quand Bundari parle de ses sources, Natalie demande avec un maximum de politesse pour être sûre de ne froisser personne s'il s'agit vraiment d'oiseaux, ou de métamorphes. Et elle préfère ne pas demander à Bundari comment il fait pour communiquer avec des oiseaux, ni ce que sont les hommes-léopards. Mais la question intéresse
Mac Pheet, et il ne se prive pas pour la poser à ses compagnons de route : est-on homme-léopard de naissance ? Y a-t-il des femmes-léopard ? Un étranger pourrait-il bénéficier de ce genre de pouvoir ? Les hommes-léopards résistent à l'envie de lui éclater la tête contre le mur mais ne répondent à aucune de ses questions.
10 maiAprès une semaine de marche dans les tunnels; ils débouchent à l'intérieur du temple, par une faille bien dissimulée, et les goules laissent les onze autres ici. Des cages sont suspendues au plafond, et leurs occupant interpellent les nouveaux venus, au risque d'attirer l'attention des geôliers. Ils finissent par se taire. Ce sont essentiellement des noirs, mais quelques missionnaires sont parmi eux. Il semble difficile de faire redescendre les cages sans bruits, et faire sauter les serrures discrètement est impossible, il est donc décidé de les libérer au retour si possible. Cette question étant temporairement réglée, il est possible d'explorer la pièce. En dehors des piles de cadavres et des cages, elle contient aussi un trône sur lequel est assise une statue de la
Langue Sanglante, statue tellement laide que Nathalie se demande si elle devrait la photographier si elle avait son appareil photo (ou plus exactement, si elle revient après). Sur ce trône est posée une
montre marine de grande précision (que Mac Pheet garde, et qui ne présente rien de remarquable si ce n'est l'endroit où elle a été trouvée), et derrière le trône se trouve un tunnel dissimulé que la troupe emprunte.
Malheureusement,
Djakité et
Pierson ne sont pas aussi discrets qu'ils ne le pensaient (leur talent est de se dissimuler dans la foule, ce qui est difficile quand il n'y en a pas), et un garde arrive :
Bundari demande à tout le monde de boire la potion d'invisibilité. Une
horreur chasseresse est invoquée, mais même elle ne voit rien ; les gardes, qui ne sont pas nés de la dernière pluie (les pluies sont plus fréquentes qu'on ne le pense au Kenya) et sont suffisamment paranoïaques pour être encore en vie, pensent que leurs ennemis sont invisibles, et décident d'aller protéger
M'Weru.
La troupe invisible arrive donc dans une salle immense, décorée dans un style tentaculé et éclairée par des champignons phosphorescents.
M'Weru est près de l'autel entourée de gardes, et
Hypathia Masters est allongée un peu plus loin, la peau de son ventre tellement distendue par sa grossesse de cinquante mois qu'on peut voir l'horrible créature luminescente à travers. Les héros prennent plus de dix minutes pour discuter de leur plan (ils ne peuvent pas être entendus par leurs ennemis), et se demandent notamment ce qui est considéré comme une « attaque », et donc ce qu'ils peuvent se permettre de faire avant de redevenir visibles : peut-on allumer un bâton de dynamite ? Devient-on visible dès qu'on donne un coup d'épée, ou au moment où l'épée touche l'adversaire ? En tout cas, il est sûr que si leurs ennemis les touchent, ils redeviendront visibles, et c'est donc le plus discret qui devra tuer M'Weru, et non le meilleur tireur (à bout portant, ce n'est pas un facteur déterminant).
Finalement, le combat durera cinq secondes. Mais c'est alors qu'Hypathia commence à incanter... Elle se fait tuer immédiatement d'un coup de dague enchanté de Mac Pheet. Mais c'est alors que la créature sort de son ventre et prend l'homme dans ses tentacules... Le lancer de la deuxième dague tuera le monstre instantanément, et cette fois, il n'y a plus personne (à part les centaines de cultistes à l'extérieur, c'est pourquoi il est décidé de ne pas traîner, même s'ils n'ont probablement rien entendu).
Les prisonniers sont libérés et escortés dans le tunnel. Ils sortent donc à l'air libre une semaine plus tard.
17 maiNathalie continue à vouloir écrire son article : pour elle, c'est le seul moyen d'inciter le peuple à résister au culte de la Langue Sanglante et d'obliger les forces de l'ordre à intervenir pour démanteler le culte, et on ne gagnera rien à le laisser tabou. Marie au contraire pense qu'il faut respecter les prisonniers qui veulent peut-être laisser tout cela derrière eux. Il est finalement décidé que l'article ne sera publié que si les ex-prisonniers y consentent.
Re: Compte-rendu

Publié:
Jeu Jan 16, 2014 11:38 am
par stellamaris
Merci du compte-rendu, j'ai complété la chronologie
Re: Compte-rendu

Publié:
Sam Mai 17, 2014 6:31 pm
par stellamaris
Visiblement le compte-rendu de la dernière séance au Kenya n'a pas été posté... Je remets de mémoire les éléments marquants :
* Trajet en train jusqu'à Mombasa sans incidents
* A Mombasa, Marie Davidson reçoit un télégramme qui lui enjoint de rejoindre New-York sans tarder ; sur les quais de Mombasa, elle rencontre une amie d'enfance, Elizabeth Swan, qu'elle présente au groupe ; elle continuera l'aventure avec le groupe
* Le 24 mai, embarquement à bord d'un cargo russe pour Shangaï. Le capitaine Byorska Etskaya, personnage haut en couleurs et alcoolique notoire, utilise un canon de marine comme arme d'épaule ; à bord, il n'y a pas d'autre boisson que de la Vodka...