
Roger Carlyle, chef de l'expédition Carlyle
Pas de casier judiciaire, pas de service militaire. Enfant millionnaire négligé par son père, Roger cherche désespérément à attirer l'attention.
À 17 ans, ses avocats lui évitent un procès en reconnaissance de paternité. À 18 ans, il est soigné à plusieurs reprises contre l'alcoolisme, puis à nouveau à 20 ans. Miraculeusement, il obtient son diplôme à Groton, mais plusieurs grandes universités (Harvard, Yale, Princeton, Miskatonic, Cornell et USC) vont exiger sa démission pendant les trois années suivantes. Lorsque ses parents décèdent dans un accident de voiture, Carlyle semble se reprendre une année, à la grande joie de ses amis, proches et employés. Mais il replonge dans sa vie dissolue quand sa soeur, plus dynamique (et qui n'a pas négligé ses études) montre une meilleure maîtrise des affaires familiales.
Son manque total de personnalité se trouve confirmé quand il tombe sous l'influence de cette étrange femme originaire d'Afrique Orientale, une prétendue poétesse dont le nom de plume est Anastasia Bunay. Des rumeurs de débauche et pire encore commencent à circuler chez la police, les journalistes et tous ceux qui s'intéressant à l'envers du décor. Carlyle se met alors à lourdement ponctionner les finances familiales, malgré les critiques violentes de sa soeur et de ses directeurs. Ayant toujours offert l'image d'un homme franc et sympathique, il devient la coqueluche des nuits New-Yorkaises.
Le premier Carlyle, Abner Vane Carel, est déporté en Virginie en 1714 pour des "activités pernicieuses et désespérées", que les juges de l'époque n'ont pas jugé utile de préciser d'avantage. Abner est le fils illégitime et renié d'un aristocrate des Midlands. Son fils, Ephraïm, s'installe, lui, en Nouvelle Angleterre et adopte le nom de "Carlyle", jugé plus distingué. Ses investissements dans le bois et les textiles sont à la base de la fortune familiale, qui s'est considérablement accrue durant la guerre de Sécession