Le lendemain après-midi, c'est un marcheur mal réveillé après une très longue nuit qui vient les récupérer. Leur sauveur se prénomme Jörg. Il est de passage en ville et travaille habituellement au Portail. Accompagné de deux gardiens du feu pâteux, il les mène jusqu'à la muraille naissante, Elle doit rejoindre la mer d'ici quelques années selon lui. Le marcheur leur explique qu'il s'est mis d'accord avec Omar quant à la nature de leur punition. Mais c’est seulement une fois arrivé sur Portail, après avoir constaté les condition de vie, dans le froid, l’humidité et le vent glaciale qui fouette à l’aide des embruns, que l’ancien Marcheur leur explique leur punition et ce qu’ils aurons à pour les semaines à venir : Suspendus dans le vide à des harnais de cuir, ils vont devoir éliminer toute présence de rouille et de champignons du phare du Portail pour ensuite l'enduire d'huile de rueg, De belles journées en perspectives, surtout avec la vague de pluie qui s'annonce !
Les jours passent au Portail et la monotonie commence à gagner du terrain. La nouveauté de l'extérieur et les risques de leur tâche s'amenuisent à grand coup de grattoir. Mais un jour, alors que la journée est bien avancée et que nos aventuriers commencent à penser au grog qu'ils prendront ce soir en compagnie de Jörg (la canaille les oblige à travailler malgré la pluie et le vent de plus en plus violent, annonçant l'arrivée de la saison froide). Alors qu’ils sont pratiquement les seuls dehors, la plupart des marcheurs profitant de l'abri des hangars pour bricoler, ils repèrent de flammes au loin. A moins de trois kilomètres de là, un début de feu s'est déclaré. Il semblerait que des personnes s'activent autour de ce foyer et qu'un combat s'est engagé avec une meute de voulpes, à moins que ce soient des hyènes? Il faut descendre le plus rapidement possible du phare en rappel et donner l'alerte. Jörg est le premier à les entendre. En Quelques instants, les voilà à bord d'un brisant. Le marcheur leur conseille de se débarrasser de leur harnais et de s’équiper comme ils le peuvent avec ce qu'ils trouveront dans le coffre à l'arrière. Les gilets sont à peine enfilés qu'ils sont déjà sur les lieux. Autour d'un feu de camp improvisé, un groupe de voyageurs fait face à une meute de hyènes, les cadavres s'amoncellent chez les défenseurs alors que les créatures sont encore une dizaine. Après la surprise et l'hésitation, les hyènes se retournent vers les arrivants, Jörg se rue dans la mêlée brisant le cercle avec une belle force de frappe, en riant devant la crainte des dernières hyènes. Cependant, l’un de nos jeunes protagonistes a à peine le temps de repérer la ghast entonnante qui surgit des ténèbres pour se jeter sur un Jörg souriant de toutes ses dents, et ne peut pas le prévenir de cette nouvelle menace. La shankréature le blesse alors sérieusement au bras. Les Hyènes fuient et une nouvelle lutte s'engage. Néanmoins, au vu des effectifs et avec l'aide des survivants et des autres marcheurs venus à la rescousse, la victoire est acquise. Cependant, Jörg est trop atteint par le Shankr, et un de ses compagnons est alors obligé de lui trancher le bras sur place pour éviter la propagation. On rapatrie ensuite les survivants à Portail. L’ambiance est loin d’être joyeuse, surtout avec la perte du bras de Jörg. Une victoire amère, comme beaucoup sur Sombre-Terre…
Le groupe se compose d'une troupe de mercenaires servant d'escorte à Yesha, un vieil homme à l'air fier et hautain. Le vieil homme réconforte une ravissante jeune femme, encore sous le choc des derniers événements. Elle semble victime de sueurs et tremblements. Le vieux prend grand soin d'elle. Peu après leur arrivée. Il remercie les PI et Jörg pour leur intervention en leur promettant qu'ils seront grandement récompensés pour leur geste. Il semble très ému par leur acte alors qu'il ne montre aucune émotion lorsqu’un Initié vient l'informer que certaines personnes de son escorte vont être exécutées à cause d'une contamination trop importante.
Au vu de leur participation active au sauvetage, les marcheurs se montrent beaucoup plus coulants à l'égard des PJ et c'est donc avec un rythme beaucoup moins soutenu qu'ils reprennent le travail. Le vieil homme se montre très avenant à leur égard, leur apportant des en-cas en milieu de journée et des collations le reste du temps. Ses attentions sont touchantes, voir étouffantes et son ton semble parfois trop mielleux pour être honnête. Il proposer aux PJ de venir s'abriter sous son toit durant les pluies torrentielles afin qu'ils puissent contempler la jolie Nephrayah plongée dans un sommeil agité. La belle est parfois réveillée sortante de son repos pour sourire à ses sauveurs et les remercier. Une séance où chacun à son tour va s'agenouiller au pied de son lit pour recevoir un baiser. Nephrayah est douce, évasive et très sensuelle dans ses soupirs. Ses regards empreints de douceur et de tendresse éveille un sentiment de protection, d'attention et de désirs chez les garçons du groupe, mais ne laisse pas non plus indifférente la représentante féminine, bizarrement.
Au cours du dernier repas à Portail, le vieil homme prie les PJ de l'escorter jusqu’à Okhaen où il trouvera les produits nécessaires à la guérison définitive de Nephrayah. En effet, la jeune femme va mieux. Plus rien ne les retient en ces lieux et ils devront eux-mêmes prendre le chemin du stallite dans les prochains jours, c’est tout simplement qu’ils acceptent une dernière mission.
Un dernier regard en arrière pour admirer le phare du Portail flambant neuf et le retour se passe sans incident. Une fois devant la muraille, il faut affronter l'obstination des gardiens du feu qui refusent l'entrée aux compagnons de voyage des PJ, puis une fois à l'intérieur, c’est l'heure des séparation. Yesha leur demande tout de même un moyen de les contacter au cas où il aurait besoin de leur connaissance de la ville. Encore tout étourdis par le tendre baiser d'adieu de Nephrayah, les personnages vont trouver Lubumba. Le chef des gardiens du feu les accueille avec froideur. Il leur pose quelques questions concernant la vie au Portail et les avancées des marcheurs. Il leur demande de narrer en détail le combat dans l'Obscur et est attristé en apprenant la perte du bras de Jörg. Il approuve leur courage d'un hochement de tête admiratif et considère leur faute réparée. Il propose même aux plus courageux et déterminés de devenir gardiens du feu. Selon lui, Omar a déjà oublié leurs noms tant il est pris par ses projets. Leur devoir accompli, ils retourneront dans leurs familles respectives.
Alors Qu’ils reprennent lentement leurs habitudes de citadins, Yesha refait son apparition. C’est par une invitation déposé à leur domicile par un messager, qu’ils apprennent que Nephrayah est guérie et cela grâce à eux. Yesha propose de fêter cela ensemble le lendemain soir. Aucune raison de refuser, après tout ils reverront Nephrayah. Le soir suivant, Yesha vêtu d'une grande toge de couleur blanche et terre, les reçoit avec beaucoup de solennité, ses habits et sa prestance lui confèrent une noblesse et une aura que peu de prôneurs possèdent. Nephrayah porte des soieries, ses cheveux longs et ondulés sont attachés en une coiffure raffinée, mais par-dessus tout, elle exhale un parfum troublant. Une fois l'échange de politesse effectué, tout le monde s'assoit sur les tapis de coussins. Chacun se prépare à un repas mémorable. En effet le luxe déployé est tout à fait inhabituel pour la plupart des personnages, et la décoration du lieu laisse présager un festin inoubliable. N'ayant plus de suite, Yesha s'excuse et s'occupe du service. Le dîner est une succession de mets raffinés, mélangeant harmonieusement les saveurs. Ils sont accompagnés de vins et d'autres boissons qui se marient parfaitement avec la nourriture. Lorsqu’ils arrivent au dessert, les PI sont repus. Une odeur d'encens envahit progressivement la salle pendant que les personnages sirotent une dernière infusion, l’ensemble boisson-encens aurait des vertus digestives et apaisantes, selon le vieil homme. Au fur et à mesure, la tête leur tourne, la fumée leur semble plus dense et c'est Nephrayah qui mène la conversation, parlant, avec un sourire ingénu, de la timidité des Okhaénites et de l'intimité que procurent ces maisons troglodytes. Son parfum devient de plus en plus attirant jusqu’à obnubiler, de plus. Le vieil homme semble être parti, par pudeur, à moins qu’il n'ait trouvé la discussion trop ennuyeuse ? Peu importe pour nos protagonistes, ils sont désormais seuls avec celle qu'Ils désirent tous maintenant clairement, même la jeune demoiselle. Les interlocuteurs se rapprochent lentement, les mots ne sont plus nécessaires, les regards suffisent. La fumée s'épaissit et finit par déposer un voile sur une scène torride… Le matin se lève sur le stallile. Les bruits de la rue ville réveillent lentement nos héros entièrement nus. Les dernières volutes d'encens s'étiolent dans la pièce vide. Seuls les tissus aux couleurs chatoyantes sur lesquels ils reposent prouvent qu'Ils n'ont pas rêvé tout cela ... Et puis il y ces souvenirs, confus et enfumés, d'une nuit que la bienséance voudrait taire... Le vieil homme et la jeune femme ont disparu. Impossible de les rattraper, ils ont quelques heures d’avances… Bref, ils n’ont plus qu'à se faire une raison en se contentant de souvenirs fugaces de caresses et d'un parfum irrésistible…
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La suite au 3 Décembre 
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