Chroniques

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Messagepar Mammoth » Sam Fév 18, 2012 10:55 am

C'est ici que mes joueurs adorés postent leurs chroniques de la partie

en cours selon le point de vue de leurs personnages.

Merci à bientôt
- Tout ce que l'on sait, c'est que les victimes habitaient le quartier...
- Et alors ?
- Alors, c'est tout ce qu'on sait.

Deux flics dans "Telephone killer".
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Messagepar Sidéral » Ven Sep 21, 2012 9:22 pm

Une tempête de neige, des ruines, tout est blanc. On s'approche d'une silhouette, courbée comme si elle avait du mal à avancer sous un blizzard, elle traverse les ruines, avance et avance. C'est un enfant, prostré, qui se balance d'avant en arrière. Et il chuchotte. Le vent rapporte deux mots, qui se réverbèrent dans le lointain. "Victoria, Victoria ..."

Nous nous en allons vers les cieux, fendant la tempête.



La mer brille
Comme une coquille
On a envie de la pêcher
La mer est verte,
La mer est grise;
Elle est d'azur,
Elle d'argent et de dentelle


-

Voici notre histoire, Marie. Je t'ai appris à lire, et peut être qu'un jour, tu tombera sur ces lignes.
J'espère que non, et que tu ne verra pas combien le monde est absurde.

-

Tout à commencé sur une île, loin, très loin dans la mer. Nous étions quelques uns : Peau-Molle, Eléa, Silva, Ephraïm, Cariole et moi.

Certains comme Silva et Eléa étaient là depuis longtemps, et moi je les ai rejoints six mois avant les évènements. J'ai vu arriver Cariole, qui s'est cassé une jambe et que j'ai aidé à pouvoir la réparer. Je n'avais que mon matériel de chasseur, mes instruments de médecin, et l'une des tenues que tu portes en ce moment.

Nous chassions, mangions, vivions en une sorte d'Eden, la peur en plus, car lorsque nous approchions d'une certaine partie de l'île, nous en étions chassé par celle ci, qui nous prenait aux tripes. Mais nous étions vivants et heureux.

Mais ça a pris fin, un jour de grand soleil. On mangeait, Ephraïm et Cariole étaient absents. Et tout d'un coup, une colonne de fumée, des flammes immenses, la forêt brûlait ! Nous sommes partis sur un bateau que nous avions gardé, mais que nous n'utilisions pas, parce que la mer nous ramenait toujours sur le rivage ... Et elle l'a refait. Car elle s'est ouverte, comme pour nous laisser le passage, avant de s'abattre sur nous, et de nous renvoyer sur le rivage, sonnés. La fumée nous a endormis, et notre dernière vision fut celle de silhouettes casqués, au visage indiscernable.

Et nous nous sommes réveillés sur un bateau rouillé, au milieu de la mer. En montant, nous avons vu des gens habillés en blanc, des sortes de toges, et des dessins, des phrases sur les murs vantant les mérites de "Noé", qui "nous sauvera" ... En tout une cinquantaine de personnes. En avançant, nous avont finalement pénétré le bateau, et dedans, Noé. Un vieillard que semblait connaître Cariole, depuis des années, et qu'il avait perdu de vue.

Ephraïm l'a assomé dès qu'il l'a rencontré, parce qu'il faisait du mal à des jeunes filles. Certaines devaient a peine avoir six ans, d'autres un ou deux ans de moins que toi, et il s'en servait à son seul plaisir ... Si jamais je fais ça un jour, qu'on me tue. Je ne veux pas faire de mal, et surtout pas à toi ...

Eléa a tenté de le tuer, mais je l'ai juste maintenu en vie. Je ne peux pas tuer ceux qui n'ont pas perdu toute raison, je ne peux vraiment pas ...

Adam, son serviteur, à été chercher les "pompiers" que nous avions rencontré tout à l'heure, et l'a vite ramené. Noé parlait de choses étrange, d'un "grand débroussaillage", de "Robert", et cela semblait énerver Eléa, mais cela a pris fin rapidement. Nikolaï, le chef des pompiers, a égorgé Noé quand il a appris pour les petites filles. Ce porc a eu le sort qu'il méritait, mais tant d'autres subsistent ...

Et une soudaine migraine nous a pris, et nous avons souffert. Atrocement. Tous nous sommes tombés, sauf "Adam", et les pompiers semblaient avoir autant de mal que nous à s'en remettre ...

Finalement, nous décidons de nous séparer, mais avant, on m'informe d'une chose : apparement, je garde sur moi l'odeur de la forêt de l'île où nous vivions, alors que la seule odeur est celle de la rouille et de l'océan ...

Je sors, et me fais inviter à manger par un certain Adam et sa femme, Eve. Ils me nourrissent et me parlent d'une chose étrange, la "Bible", et d'histoires étranges et assez malsaines, sur des gens qui vénèrent un tueur qui sait tout, et qui donne son fils aux gens pour qu'ils le tuent.

Ils ont eu peur quand je leur ai donné le nom dont je me souvenais, le seul que j'avais, et que j'ai renié juste après t'avoir trouvée. Légion. Ils m'ont donné leur "Bible", et depuis, je crois l'avoir perdue ...

Ephraïm leur raconte des trucs bizarres, montre le corps de Noé, et le jette à la mer, et ils le vénèrent comme un Dieu dont ils me parlaient précédemment.

En rentrant dans la cale où se trouvait Noé, je vois le serviteur de Noé, mort. Et Ephraïm se moque de moi, et me menace de me tuer, en me disant de boire du poison ou de me prendre une balle dans la tête. Et j'ai peur de sa réaction si jamais je dois boire, parce que ce poison végétal ne fera que me nourrir, et non me tuer.

Heureusement, il part d'un rire, et me laisse tranquille. Je suis heureux que jamais il ne t'ait fait cette horrible peur ...

Et Eléa m'informe qu'une jeune fille est blessée. J'y vais, et l'opère, sous la stricte surveillance d'Eléa, et m'en sors bien. Elle était blessée à l'entrecuisse, par ce malade de Noé. Et il n'avait sûrement pas pris la peine de l'aider à se soigner ...

Plus tard, quand elle m'a remercié, j'ai rougi comme jamais.

Parce qu'avec ses huit ans, elle avait sûrement plus de souvenirs que moi ...

Avant de partir, Ephraïm a chargé trois femmes du pouvoir sur la communauté, et on est allés sur terre en zodiac. Nikolaï voulait qu'on aille d'ailleurs rencontrer quelqu'un, pour nous aider pour les maux de tête. Et nous avons aussi amené avec nous des jeunes garçons qui eux aussi, avaient fait du mal aux jeunes filles du bateau ...

Nous sommes arrivés près d'un château d'eau, où vivait cet homme, un "shaman", comme l'est Silva. Silva d'ailleurs introuvable depuis les flammes ...

Nous sommes arrivés au chevet d'un homme mourant, et il m'a dit de prendre l'un de ses livres, pleins de pattes de mouches dans une langue incompréhensible, et est mort.

Nous avons pris des paquets de poudre, qui devraient selon Nikolaï nous permettre d'atteindre "la chose qui fait peur" dans l'île. Les autres se sentent bizarre, et je crois avoir compris pourquoi : les plantes hallucinogènes qui brûlaient ont sans doute donné des visions aux autres ...

On est repartis vers l'île, au paysage volcanique maintenant ...

Et là où était la forêt, une bouche béante de flammes, adoucie à coups d'extincteurs. Derrière, une entrée. Et nous entrons, et descendons dans une grotte, et nous nous sentons bien, si bien ...

Les lumières que portent les "pompiers" ne fonctionnent pas, rien ne semble pouvoir produire de lumière, pas même des torches, mais nous nous en fichons : nous avons la sensation d'être là parce que nous le devons, et que tout cela est normal. Ca descend, encore et encore, puis soudain quelque chose d'étrange, quelque chose de sage et de grand se trouve pas loin de nous. On sait qu'il y a une intersection. Et où il faut aller. On continue, et au bout d'un couloir presque infini, on débarque dans une pièce circulaire, un plafond très haut, et une lumière donnée par des millions d'insectes phosphorescents ! Bois, chitine, chair, membres humains, insectes. C'est la seule chose que nous voyons, sur tous les murs, le plafond, le sol ... Vient d'une grosse masse avec oeils, bras, pinces, un immense amas de choses qui pulsent. Et je sens en moi tous les sentiments humains et animaux en même temps, je vibre, je pulse ...

"Que veux tu ?"d'Ephraïm.

On reçoit des images de ce qu'on aime, une impression de douceur.

"Ok mais t'attends quoi de nous ?"

Cinq à six minutes passent, des flashs et nous voyons des moments de notre vie où nous avons pris une bonne décision.

"Et pourquoi avant avais tu ces mauvaises intentions ?"

Un flash après quelques minutes. Des moments où on ne savait pas quoi faire, où on voulait se montrer parce qu'on allait mal, et qu'on avait pas pris la bonne décision.

"Tu voulais qu'on te trouve, mais tu avais peur ? Tu es contente donc ?"

Idem, mais suivi d'une sensation de non-compréhension.

"Quand on habitait sur l'île, tu avais envie qu'on te découvre, mais tu avais aussi peur, tes sentiments étaient contradictoires ?"

Dans notre tête, nous voyons quelqu'un qui nous dit non.

"Qu'est ce que tu es ?"

Et là, je vois ma mère. Pour la première fois depuis ... Plus de dix ans. Son visage se regrave dans ma mémoire.

"T'es Dieu ?"

Non !

"Maintenant que le reste a brûlé, tu nous accueilles à bras ouverts !"

Nous voyons quelqu'un qui n'avait pas pris une bonne décision.

"Pourquoi as tu changé d'avis ?"

Idée du changement. Perpétuel.

"Etions nous tes ennemis ?"

Non clair.

"Tu es Gaïa ?"

Non.

"Tu es la source des maux de tête ?"

Oui.

"Tu voulais qu'on revienne ?"

Oui.

"Tu te sentais seule ?"

Besoin de changement.

"En brûlant l'île on peut te libérer ?"

Tristesse puis renouveau.

"Tu es bloquée dans l'immeuble dans lequel on vivait ?"

Non. Je suis partout.

Ses réponses de plus en plus rapides, de plus en plus claires, limpides. Elle pense et nous montre, sans faux semblants.

"Quelle est la suite ?"

La relève, c'est vous.

"On doit te remplacer ?

-Fusionner ?"

Non. Vous êtes tous déjà en moi.

Ephraïm enlève son bonnet, et ses dreads bougent comme des serpents.

"Tu as des réponses ?"

Nature.

"Et pour moi ?" -demande-je, enfin.

Et je Grüter, je le sais que c'est lui, je le vois sans vraiment le voir ... Puis suit une cascade, une brisure.

"Qu'est ce que je PEUX faire ?"

C'est en toi.

"Et le passé ?"

Grüter.

"C'est toi qui nous a ouvert les eaux pendant l'incendie ?"

Oui.

"Et pourquoi tu nous as projeté ?"

Des gens.

Cariole demande alors ses affaires, et elles surgissent devant lui, avec ses chiens et ses boeufs vivants !

"Tu nous as appelés, fait vivre, et maintenant tu penses qu'on est dignes ?"

Non.

"Il faut qu'on reste ici, ou qu'on aille ailleurs ?"

L'homme marche ainsi il est, l'homme marche.

"On aure encore des maux de tête, ou plus jamais ?"

Fini.

"Tu fais partie des plans de dieu ?"

Qui c'est Dieu ?

"L'eau va encore nous emprisonner ?"

Quelle eau ?

"On peut rester ainsi ?"

L'homme marche, ainsi il est, l'homme marche ...

"Maintenant, à nous de marcher, de continuer de vivre, et elle sera avec nous, elle verra à travers nous."

"On peut continuer à communiquer avec toi ?"

"On doit continuer avec toi ?"

"Nikolai doit venir ?"

L'homme marche.

"Es tu de près ou de loin responsable de ce qui est arrivé aux hommes ?"

Nous y avons contribué.

"Qui nous ?"

Nous sommes nous.

"Pourquoi vous avez fait ça aux hommes ?"

Deux phrases. L'homme marche, et "nous sommes nous".

"On rencontrera d'autres comme toi ?"

Point d'interrogation.

"Les autres sont ils animés des mêmes intentions que toi ?"

Flashs. Naissances et morts.

"Les hommes t'appellent Gaïa ?"

Nous sommes nous.

"Depuis combien de vies d'hommes es tu là ?"

La Terre vue du ciel.

Nous voyons les insectes commencer à s'éteindre, à ralentir, la vie grouillante commence à tomber.

"Est-ce que tu meurs ?"

Je nais.

"Qu'est ce qui meurt ?"

Tout tombe sur nous à ce moment, et nous n'avons pas vraiment peur.

"On te reverra en revenant ici ?"

Rien. Plus jamais depuis.

On se retrouve dans la forêt intacte, sans même une trace de brûlure ! Et au loin, loin, la mer.

On retourne au zodiac, et là ... les zodiacs sont à flanc de montagne. On est au sommet, à 150 mètres environ d'altitude ! Une vision sur une ville dévastée. On serait à Quimper ? Car nous voyons une cathédrale, intacte au loin, que certains reconnaissent.

Seuls avec nous, les deux jeunes violeurs. Nikolaï et ses hommes ont disparu ...


Le ciel. Gris. Une voix de vieillard. Vision dans le ciel.


"Un corbeau au gré des vents survole un grand paysage, il sent la fin des temps, Gaïa le guide et le rassure, et Dieu brûle dans l'azur, et Satan brule dans le noir, quelque chose se prépare ..."

Un corbeau oblique, et fait un piqué sur l'épaule d'un vieux bossu.

Même voix. - "Un vent glacé glacé crache la peur de l'enfant qui sourit dans les ténèbres !" Et soudain, deux hélicoptères, un homme ancien, ravagé par la guerre dans l'un d'eux, bandana, et homme noir, comme lors d'un plongeon vers l'enfer, prononce un : "c'est vous, je vous suis ..."
"J'ai expliqué le principe de Monsterhearts à ma femme. Ça l'a beaucoup fait rire, puis elle m'a dit qu'elle préférait encore jouer du yaoi dans un camp de concentration nazi." / https://www.flickr.com/photos/145354677@N08/
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Messagepar Sidéral » Ven Sep 21, 2012 9:27 pm

La prochaine when it's done, mais j'y travaille.
"J'ai expliqué le principe de Monsterhearts à ma femme. Ça l'a beaucoup fait rire, puis elle m'a dit qu'elle préférait encore jouer du yaoi dans un camp de concentration nazi." / https://www.flickr.com/photos/145354677@N08/
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Messagepar jarran29 » Ven Sep 21, 2012 10:38 pm

Je peux mettre ca sur le site?

(je n'en dis pas plus parce que j'ai pas encore lu, je dirais ce que j'en pense plus tard :p)
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Messagepar Sidéral » Sam Sep 22, 2012 10:52 am

Si le scénar' de ce malade de Mammoth est assez engageant raconté comme ça, vas y ! :mrgreen:
"J'ai expliqué le principe de Monsterhearts à ma femme. Ça l'a beaucoup fait rire, puis elle m'a dit qu'elle préférait encore jouer du yaoi dans un camp de concentration nazi." / https://www.flickr.com/photos/145354677@N08/
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Messagepar Sidéral » Dim Sep 23, 2012 9:49 pm

Parfois, reprise encor de quelque espoir étrange,
Ève tournait la tête et frissonnait de voir,
Plus terrible déjà dans les ombres du soir,
Briller, là-bas, l’épée ardente de l’archange.

Le soleil moribond, dans un suprême effort,
Illuminant le ciel de clartés effrayantes,
Éclaira jusqu’au fond leurs prunelles béantes...
Et la nuit descendit sur eux comme la mort.

Alors leur âme en deuil fut deux fois solitaire ;
Et s’étreignant d’un morne et funèbre baiser,
Ils sentirent leurs coeurs d’argile se briser,
Et dans leurs yeux monter l’eau triste de la terre.

-

Et là, Marie, nous nous demandons quoi faire. En haut de la colline, on contemple la cathédrale de Quimper, et quoi ? Des gens. Des gens, dans une ville qui semblait en fait engloutie : des traces d'algues sur elle ! Et la cathédrale intacte au milieu ... A n'y rien comprendre.

En descendant, Ephraïm veut soudainement se débarasser des deux garçons qui avaient fait du mal aux filles du bateau. Il en jette un qui va se briser au sol, pendant qu'Eléa ... Disons qu'Eléa expie ses frustrations sur le garçon. C'est aussi pour ça que je préférais ne pas te laisser seule avec elle, parce que bien que gentille, elle aurait pu te donner des idées détestable des hommes, qui ne se sont pas gênés pour les lui rendre ...

Alors qu'on descend, on voit une silhouette qui court vers nous; alors qu'on se prépare à une éventuelle embuscade, c'est Silva qui arrive essoufflé vers nous ! Il a un livre dans les mains, intitulé "la nuit des temps", et tous s'étonnent que quelqu'un de mon âge sache lire. Heureux de le voir, on continue à descendre, vers la cathédrale où de plus en plus de gens se massent, et tandis que nous nous approchons, un homme dans une soutane s'approche de nous, et harangue sa foule :

"Mes frères mes soeurs, je vois ici des gens que j'avais jamais vus avant, certains ont abandonné notre seigneur, c'est ce qu'ils croyaient, mais il veille, et nous aurait guidé ici !"

Et tandis qu'il continue sur la nécéssité de nous accueillir, nous discutons afin de savoir ce que nous ferons : finalement, on convient de juste leur demander de la nourriture et de partir, explorer les terres qui maintenant semblent avoir émergé.

Finalement, les gens nous invitent à rentrer dans la cathédrale, et nous proposent également leur nourriture que nous partageons avec eux. En discutant avec certains, nous apprenons que la colline sur laquelle nous sommes apparus est apparue elle même hier ...

Et puis, soudainement, Ephraïm se met à crier qu'il veut plus de nourriture, puis qu'il veut les femmes, et met le pistolet qu'il avait pris à l'un des "pompiers/mercenaires" de Nikolaï face à la tête du prêtre, et se fait entourer par beaucoup des villageois qui le menacent eux aussi de leurs armes.

Soudain, l'un deux le poignarde dans le dos et il est désarmé, sans que j'aie compris le pourquoi de sa soudaine crise de folie. On m'autorise à le soigner, et finalement nous sommes tous invités dans le bureau du "Père Blaise", qui veut nous parler. Après un étrange discours sur la foi, les humains qui ne seraient que des loups, Ephraïm consent à laisser parler les autres, et après avoir entre autres expliqué que je n'ai de souvenirs que jusqu'à mes huit ans, puis quelques mois avant la rencontre sur l'île. Tous semblent soulagés, certains avaient peur de moi.

Finalement, le père nous demande de l'aide, et de son bureau, nous passons dans des souterrains, et il nous montre que les pilotis qui soutiennent la cathédrale sont rongés par des termites, et nous lui proposons de l'en débarasser. Apparement, il a essayé de les faire brûler, et ils l'ont attaqué, chose que je me propose de soigner une fois que nous aurons réglé ce problème.

Peau Molle essaie de faire fuir ces insectes, et révèle à tous son bras insectoïde. Malheureusement, il semble lutter pour rien, et abandonne, visiblement déçu. Finalement, Silva s'en charge, et après avoir fermé les yeux, nous avoir demandé de ne pas rester le regarder, nous voyons les termites fuir, et finalement nous entendons un choc au sol : il s'est évanoui sous l'effort étrange.

Après nous avoir remerciés, nous remontons, et en échange d'un peu de nourriture pour nous tous, je vais soigner des gens qui en ont besoin. Finalement, un jeune homme d'environ seize ans m'apprend que dans la montagne, il aurait vu un ours mécanique, dans un endroit plein de boulons de fer, avec des éclairs dans les yeux, pendant que je m'aperçois qu'Eléa semble se comporter étrangement avec une fille, comme moi quand je t'ai rencontrée ...

Et tout d'un coup, un tremblement de terre secoue l'endroit, des vitraux explosent, et tous nous sortons de la cathédrale pour nous mettre à l'abri. Nous nous installons dehors, certains dans la cariole, d'autres dehors, et nous fournissons des couvertures pour la nuit à ceux qui n'en ont pas ...

Le noir le plus total et au loin, très loin dans les ténèbres, les lumières de feux de camp, et lentement, se faufilant à travers les herbes, se cachant, furtivement, malsain, s'approche ... la bête. Ce prédateur prêt à bondir s'approche des lumières, une silhouette, comme un fauve il serpente et s'empare de sa proie d'un seul bond !

C'était la bête.


Tandis qu'Eléa nous dit qu'elle aimeait beaucoup rester, le père Blaise s'approche de nous. Il nous demande un service : il a envoyé trois jeunes chercher des pièces dans les restes d'une usine lointaine, afin de pouvoir les utiliser ou les revendre à d'éventuels ferrailleurs; et il nous dit que l'un de ses amis; "la meule", viendra nous chercher pour nous y emmener si nous sommes d'accord, car il lui doit un service. Afin d'entretenir de bonnes relations avec eux, et de pouvoir récupérer nous aussi des objets, nous acceptons, et une fois la meule arrivé, nous embarquons sur sa jeep direction l'ancienne usine ... Le chemin cahote, mais nous finissons par arriver, certains étant malades à cause de la vitesse.

Alors que nous sortons brusquement de la forêt et nous arrêtons pour descendre sur de vieux chemins jusqu'au tas de béton qui tient lieu d'ancienne usine, nous voyons les deux chiens de Cariole et Josebove, le scarabée domestique de Peau Molle refuser d'avancer, comme stoppés par une force invisible. Après avoir tenté pas mal de choses, nous finissons par y aller seuls, la meule ne voulant pas trop se mouiller ...

Après avoir exploré quelques entrepôts, on finit par trouver un tunnel, dans lequel nous descendons. Et là, Eléa semble poser le pied sur un morceau de tunner fracassé, et tombe très bas, aspirée par le vide. Aussitôt, je descends la chercher, m'aggripant à quelques marques dans la roche, avant de me faire également aspirer tandis que le reste s'écroule, sans même que j'aie fait le moindre faux mouvement !

Alors qu'Eléa se contient pour ne pas faire une crise de panique, je creuse là où nous sommes tombés; et alors que je la sors de là sans la toucher (car elle ne supporte pas que les hommes ne le fassent ...) un immense serpent à colerette sort d'un détour de couloir pour nous attaquer !

Les autres arrivent rapidement, et tirent dessus, tandis que j'essaie de le poignarder avec l'un de mes scalpels ... Et il se met à cracher, d'abord sur Eléa qui tente de fuir, elle qui a la phobie des serpents ! Elle réussit à éviter le jet, et finalement, Ephraïm en prend sur sa main qui est immédiatement rongée par le venin ...

Avec leurs armes à feu, ils finissent finalement par l'abattre, et il tombe ...

Autour de son cou, je trouve un petit mot, enrubanné. Simplement marqué par le terme "Petit cadeau", signé par le nom d'un certain "Skoptzy" ...

Nous retrouvons finalement les enfants, tandis que je calme Eléa et la drogue pour qu'elle ne nous agresse pas ni ne s'enfuie, et ne se retrouve face à un autre "naja-naja" ...

Et là, je vois les jeunes. Blessés, marqués au visage, mais surtout tous les trois sont émasculés ... Et il semblerait qu'ils l'aient été comme juste pour les torturer, qu'ils sentent la douleur.

Et alors que nous rentrons, et que je maintiens en vie comme je peux les jeunes, nous arrivons devant la cathédrale devant laquelle tous sont réunis. Le père Blaise semble peu engageant, et il nous adresse tandis que nous lui rendons les adolescents, un : "Je tiens à vous remercier pour ça, mais vous pouvez m'expliquer pour ça ?"

Et alors un pincement m'a saisi au coeur. Derrière lui, de la foule, sortent les suiveurs de Noé, ceux habillés de blanc qui répondaient tous au nom de Adam ou Eve.

Et nous avons alors senti sur nous toute l'aversion qu'ils pouvaient nous porter ...
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Re: Chroniques

Messagepar Sidéral » Jeu Oct 11, 2012 10:40 am

Les anciens habitants du bateau nous scrutent, et le père Blaise lui semble vouloir prendre la parole.

"Partez. Nous avons rempli votre cariole de nourriture, alors allez vous en."

Et il sort un énorme fusil à pompe de sa bure de prêtre. Tandis qu'effrayés nous montons dans la cariole pour partir, nous voyons Ephraïm tenter de parlementer avec le père Blaise, qui ne veut manifestement rien entendre. Le prêtre finit par tirer près de Ephraïm, qui se saisit de l'arme et tente de la disputer au prêtre, mais beaucoup d'hommes le menacent, et il finit par partir, nous rejoignant. Tandis que nous partons, je vois le sourire de l'Adam avec qui j'avais mangé : un sourire carnassier, presque de plaisir, qui me glace le sang.

Alors que nous partons, nous sommes rejoints par La Meule, qui nous dit que peu importe ce que nous avons fait, lui nous apprécie et ne croit pas que nous soyons dangereux, et décide de venir avec nous. Nous partons, et sur ses conseils nous nous dirigerons vers Saint Brieuc, qui serait un carrefour de rencontres où nous pourrions rencontrer des tas de gens.

Nous décidons d'aller retrouver le corps du serpent d'abord, afin de pouvoir utiliser ses attributs, ainsi que de trouver des objets que nous pourrions revendre. Une fois arrivés, je découpe la peau proprement, qui fait ainsi un très très long tissu en écailles ... Et j'utilise mes seringues en verre afin de pouvoir stocker son venin, qui rongerait autrement mes autres seringues en plastique.

Et nous partons ensuite vers Saint Brieuc, avec la cariole alourdie d'une peau de serpent de plusieurs mètres carrés, et de quelques pièces détachées.

Quelques heures plus tard, sur la route, nous arrivons dans une immense plaine, et après plusieurs centaines de mètres, devant nous est assis sur les pattes arrière un renard, qui nous jette un regard malicieux, et derrière lui un magnétophone. Alors que je le recueille, et le prends contre moi, les autres membres, Ephraïm et Peau-Molle en tête allument le magnétophone, qui raconte d'étranges choses, des phrases concernant un certain Jésus, Satan, des choses comme ça, qui me semblent vaguement familières depuis ma lecture de quelques pages de la "Bible" que détenaient les survivants noahistes.

Alors que je serre le renard contre moi, il fait une chose étrange. Il se pelotonne contre moi, et me caresse, me câline, et se love finalement contre mon poitrail.

Et nous continuons notre route, dans la plus absolue confusion Marie, parce que nous sommes encore plus perdus qu'avant, ne comprenant pas les étranges rencontres que nous faisons ces derniers jours ...

Plus loin sur la plaine, nous apercevons deux marcheurs, deux âmes errantes qui peinent, au milieu de nulle part. Etant tirés par des animaux, nous finissons par les rattrapper, et ils nous adressent immédiatement la parole, la jeune femme maigre et fatiguée protégeant un jeune adolescent semblant prendre les décisions : "Bonjour, vous allez à St Brieuc ?"

Après les avoir informés que oui, ils nous demandent si nous n'aurions pas de la nourriture pour eux, et nous acceptons de leur en fournir : deux personnes pour un ou deux repas, quelle importance, avec le stock de viande de serpent que nous avons ?

Ils nous informent également qu'ils veulent aller à St Brieuc pour retrouver un de leurs amis, un certain Nikolaï, à la suite de la destruction de son village par des pillards ... Nikolaï, un vieil ami commun ?

Après quelques minutes, nous acceptons de les garder avec nous, de les emmener sur le chemin de St Brieuc, et je me propose de les examiner pour voir si ils ne sont pas malades. Et après quelques secondes d'auscultation, je me rends compte qu'ils sont brûlants de fièvre et pris par une forte grippe.

Le jeune garçon tombe dans l'inconscience rapidement, le voyage ayant eu l'air de l'épuiser, et une fois installé à l'arrière de la seconde cariole, il reste tranquille. J'interdis aux autres de fréquenter nos invités jusqu'à guérison complète, et je m'intéresse au cas de la jeune femme, qui me confie s'appeller Cendre, et son frère qui l'accompagne "Boulon". Elle me dit que son village ne fut pas attaqué, mais ravagé par la grippe, et que elle ne connaît pas de Nikolaï, elle a cherché un prénom qui pourrait peut être évoquer des choses si nous connaissions quelqu'un de ce nom.

Et elle me demande quel sera le prix de la guérison, je lui dis que je ne comprends pas, et elle se propose de faire "quelque chose" pour moi, avec un air de fatigue mêlé de désespoir que je ne comprends pas, mais j'accepte, ne sachant pas vraiment refuser quelque chose. Je la laisse dormir également et profiter de la nourriture pour se refaire une santé, et j'en informe les autres, et Cariole semble prendre un air intéressé.

Et nous continuons, encore et encore, à travers la plaine qui nous semble infinie, tandis que je prends soin de nos nouveaux amis, et que la grippe n'atteint personne d'autre. Eléa m'assiste parfois, et la meule mange ses boîtes de cassoulet froid, l'harmonie en quelque sorte.

Un soir, Cendre qui se sent légèrement mieux me demande de venir la voir, et tandis que son frère (qui lui allait de plus en plus mal) dort, elle commence à poser ses mains sur moi, bas, et je ressens des choses étranges. Et de la peur. Je ne sais pas ce qu'elle veut faire à contrecoeur, je l'imagine vaguement en fait, mais je n'en veux pas. Pas là, ni comme ça.

Je la repousse fermement, et tandis qu'elle se met à pleurer dans mes bras sur le fait de "ne pas être désirable", je lui donne des herbes, et ainsi elle part de de doux songes ...

Et la nuit entière, je veille sur son frère, qui finit par mourir.

Et j'ai hurlé, hurlé durant de longues minutes, tentant de le réanimer, n'arrivant à rien d'autre qu'à m'acharné sur un homme déjà mort, tandis que les autres finissaient par m'arracher à mes futiles gestes de dernier recours.

Je ne me souviens que vaguement de la suite. On me fait boire un liquide qui me brûle la gorge, probablement de la vodka. Et je plane, je ne sais plus ce que je dis, seule compte la douleur à la tête et le néant.

Quand je me réveille, on me dit que je suis tombé la tête la première sur une pierre, et que je me suis fendu l'arcade; et qu'en quelques secondes il n'y avait plus aucune trace de ma blessure. Mais je ne suis que peine, perdre un patient comme ça, maintenant, alors que sa soeur elle semblait se remettre correctement ...

Le matin, elle s'éveille, et hurle dès qu'elle apprend la nouvelle. Après quelques tergiversations (surtout de la part d'Ephraïm et de Cariole qui voulaient jeter le corps et continuer), nous finissons par l'enterrer et repartir, dans la morosité.

Et au loin, nous finissons par apercevoir Saint Brieuc. Juste derrière une immense plaine recouverte d'une sorte de brume jaunâtre, où rien ne semble vivre. Sur le qui vive, nous finissons par y envoyer Ephraïm et Peau-Molle en éclaireurs, mais rapidement ce dernier se met à étouffer, et nous le ramenons vers nous. Une seule échappatoire, la forêt qui jouxte l'endroit où nous nous reposons, et qui semble mal famée selon La Meule; mais avons nous véritablement le choix ?

Nous l'empruntons, et nous sentons observés, comme si d'invisibles silhouettes suivaient nos moindres mouvements, jusqu'à ce que ...

Des fléchettes surgissent de tous côtés, et atteignent Eléa qui avait fui ... sous la cariole !
Elle tombe brutalement, comme atteinte d'une toxine, mais létale ou non ? Le reste du groupe étant sous la bâche, nous mesurons nos chances, et Ephraïm semble vouloir leur faire peur, mais ne sait pas trop comment. Je finis par suggérer qu'il se drape dans la peau de serpent, et il finit par le faire, se mettant à hurler des choses étranges, et des hommes sortent des fourrés.

Des primitifs étranges, en pagne, des sarbacanes à la main, qui s'approchent doucement. Un vieillard se détache, semblant être le chef, et nous demande pourquoi nous sommes là. Après lui avoir dit notre objectif, il s'excuse, il ne savait pas qui nous étions, et nous met en garde; un immense singe vivrait dans la zone plus profonde de la forêt, dévorant les voyageurs et les siens, et nous invite à son village. Il promet nourriture et choses étranges, avec des garçons et des filles, de la liberté ? Je ne comprends pas vraiment. J'examine les fléchettes de nos hôtes, qui semblent recouvertes d'une puissante forme de pavot; probablement morphinique.

Je me pique avec, et bien sûr je ne souffre nullement de son effet, puisque mon immunité à la flore semble bien fixée ...

Nous continuons à marcher, de front, et soudainement nous nous retrouvons pris dans un filet ! Et tandis que je tente de me dégager, les autres se retrouvent criblés de dards tirés par les acolytes du vieillard, et moi aussi. Mais comme je ne sombre pas dans l'inconscience, je finis assomé à coups de bâton en plein sur le crâne ...

-

Nous nous réveillons attachés sur des poteaux, pour trois d'entre nous à plusieurs mètres de hauteur : Peau-Molle, Ephraïm et moi même ... Les trois mutants semblent leur faire peur ?

Tandis que le vieillard semble faire une danse, et se met à hurler des choses folles, des insanités sur "Internet, le SIDA" et plein d'autres trucs bizarres tandis que des gens nous regardent, j'essaie de me dégager, de me faufiler pour sortir mon corps de ces entraves. Et alors que je tombe au sol, une immense explosion secoue le camp, le feu de camp sur lequel était posée une marmite qui semblait n'attendre que nous la projette dans les cieux, et rapidement je m'enfuis, semblant devenir invisible dans l'environnement forestier.

Lorsque je reviens, j'entends des appels, et comprends que ce sont mes compagnons qui m'attendent, et ont besoin de mon aide, mais tandis que je m'approche, ils semblent ne même pas me voir, alors même que je suis debout parmi les buissons ... Et finalement, l'effet semble cesser, et ils m'expliquent, Cendre et La Meule semblent complètement drogués au milieu d'une cabane contenant des vieillards, qui serait celle des "sages". Ils sont perfusés avec de la morphine ...

Je ne parviens pas à sauver Cendre de l'overdose, mais La Meule réagit bien, et j'arrive à le rendre vaguement conscient. Il faudra juste que je surveille son sevrage, puisque vu la dose, il est déjà accro ...

Tandis que je l'installe dans la cariole, et que son propriétaire éponyme m'aide, nous nous disons qu'il serait bon de se servir dans les champs de pavot qu'ils ont fait pousser ...

Nous ramassons deux énormes sacs chacun, et je suis heureux : je pourrai soulager tant de douleurs, tant de souffrances avec ça !

Mais quand nous revenons, nous ne pouvons que constater l'horreur : Ephraïm a décapité chacun des vieux qui était complètement drogué, et a planté leur tête sur des piques, a marqué au sang des choses sur leur tête, et semble complètement en larmes ...

Nous le chargeons sur les carioles, et partons, après que j'aie ramassé une sarbacane en plus.

Et dans la forêt, les autres semblent avoir faim; Silva nous confie pouvoir appeler un sanglier, et il le fait ! Evidemment, il nous charge, et finit par tuer un des chiens de Cariole avant de s'enfuir ...

Alors que la nuit passe et que je veille, étant moins fatigué, j'apprécie le calme de la nuit, et la pâle clarté des étoiles qu'on aperçoit vaguement sous la canopée ...


- Vite soufflons la lampe, afin
De nous cacher dans les ténèbres !
"J'ai expliqué le principe de Monsterhearts à ma femme. Ça l'a beaucoup fait rire, puis elle m'a dit qu'elle préférait encore jouer du yaoi dans un camp de concentration nazi." / https://www.flickr.com/photos/145354677@N08/
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Re: Chroniques

Messagepar Mammoth » Sam Oct 20, 2012 7:57 pm

Beau travail ! Merci

Hâte de lire la suite.
- Tout ce que l'on sait, c'est que les victimes habitaient le quartier...
- Et alors ?
- Alors, c'est tout ce qu'on sait.

Deux flics dans "Telephone killer".
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Re: Chroniques

Messagepar Sidéral » Mer Oct 24, 2012 8:29 pm

Lorsque tous se sont réveillés, nous partons, laissant là cette forêt et les cadavres qui maintenant l'habitent, le reste des habitants du village ayant fui, par la crainte du courroux de notre groupe.

Nous marchons quelques heures, et enfin, la sortie de cette jungle étouffante; nous voyons au loin quelques tours de pierre qui se dressent; témoins d'un glorieux passé ... Notre objectif en vue, nous avançons, et finissons par le rejoindre. Les traces de l'occupation de la mer s'estompent, quelques coquillages au sol, des étoiles de mer, mais peu d'autres choses. Et, alors que nous pénétrons parmi les anciens bâtiments, sur ce qui semble être une des artères principales, nous voyons quelques tentes dressées, et à l'extérieur un spectacle un peu incongru.

Une jeune femme brune, aux amples vêtements rapiécés, qui jongle avec des bolas de plomb. Une certaine forme de sauvagerie mêlée de beauté la décrit assez bien, et malgré le poids apparent de ses instruments, elle ne semble pas vraiment en tenir compte; finalement, quand elle nous voit, elle rentre dans sa tente, et ressort avec quatre personnes : un homme assez âgé pour notre époque : un quarantenaire, plus proche de la fin des quarante que du début, une espèce de bellâtre avec une guitare dans le dos, aux habits en patchwork de rapiéçage; et deux hommes assez massifs, avec dans le dos deux grosses épées, entre celle à une main et celle à deux, avec des plastrons en cuirs, les cheveux longs, prêts à intervenir.

Le plus âgé s'approche, et nous tend la main. Il dit s'appeler Marc, et que son groupe s'appelle "la sarabande magique"; ils n'ont que leurs tentes, deux chevaux, mais de ce qu'il semble, cela leur suffit. Celui qu'on peut presque qualifier de dandy parle à son tour, se présentant comme "le duc, auteur, artiste et interprète". Il continue à nous raconter des tas de trucs, mais je n'écoute déjà plus.

Les deux grands hommes eux, s'appellent Lancelot et Gauvain, et ne sont pas très causants. Eléa s'extasie sur les chevaux, et aussitôt, Le Duc chantonne une chanson sur un cheval blanc, des gens derrière et lui devant, et ça me dit quelque chose ...

Et enfin, la jeune femme se présente : elle s'appelle Fiona, et semble me prendre pour un simple d'esprit ... Ils disent chercher la sorcière blanche, ou la sorcière de feu, afin de lui demander quelque chose; et soudainement, Silva tombe au sol, inanimé ...

Tandis que je m'occupe de lui, Marc nous raconte que cette sorcière détiendrait les clefs du paradis, et qu'il serait constitué de rivières sucrées, que l'herbe y serait bleue, et que des chevaux qui l'habitent y auraient des poils en framboises.

Mouais.

Tandis qu'il nous raconte ça, nous chargeons Silva dans la carriole, et Marc nous accompagne vers le "grand carrefour de Saint Brieuc", où nous voyons plusieurs groupes de personnes. D'un côté de la place, un groupe de trois personnes, et de l'autre quatre. Alors que je m'avance, Ephraïm et Carriole m'annoncent qu'ils me chargent de garder la carriole ... J'ai l'impression qu'ils se moquent de moi, à cet instant précis, mais j'obéis, par pure amitié ...

Je les vois aborder le plus petit groupe; un homme entre quarante et cinquante ans, un jean rapiécé et plein de poches, petit et trappu, un gros ventre et un air malicieux; il est accompagné par un colosse à la peau brunie, plein de cicatrices, le visage lui aussi rapiécé, qui n'a pas l'air agressif, mais simplement, sa présence suffit à faire peur ... Il a posé a côté de lui un gros étui à guitare. Le troisième, est un sexagénaire qui ressemble un peu au père Blaise, mais qui semble bien plus entretenu.

Et j'aperçois rapidement que l'autre groupe m'intéresse bien plus; une femme à la moitié de sa vie, mais qui semble avoir souffert bien plus que ça : un visage marqué par la souffrance et la fatigue lui donne presque un masque. L'autre homme âgé près de lui arbore des yeux pochés de fatigue, d'énormes valises, et il parle avec un jeune homme qui semble avoir mon âge ... physique. La vingtaine, mais bien plus dissipé semble-t-il.

Le dernier, qui semble approcher la quarantaine arbore une grosse barbe, d'énorme sourcils à la Raspoutine, et semble prendre soin de son brancard, et ne pas parler avec ses camarades; et soudain je reconnais plusieurs symboles qu'ils arborent : ceux de la Croix-Rouge !

Je décide d'aller les voir, alors que la sarabande magique décide de planter sa tente ici; en m'approchant j'entends le plus vieux poser une colle au plus jeune en ce qui concerne la maladie de Waldenström; il n'arrive pas à trouver le dernier point de diagnostic; à savoir la splénomégalie ou hépatosplénomégalie modérée comme signe indicateur.

Je lui explique aussitôt là où était son erreur; et les autres semblent amusés et heureux de rencontrer un confrère, même si la femme essaie de m'épingler dû à ma jeunesse, mais rien de bien grave. Ils se présentent à moi, celui qui semble être professeur s'appelle Fischer, le jeune homme Moïse, et la femme Sam. Et enfin, je me fais présenter le quatrième larron, le silencieux, qu'ils appellent "Brancard". Ils me demandent également si je suis au courant pour "la bête", une sorte de superprédateur qui tuerait des gens, sans que l'on sache véritablement pourquoi, puisque qu'il semble que ça ne soit pas pour se nourrir ... Dans les villages, on dénombre au minimum deux ou trois meurtres, et en dehors encore plus, et que certains décrivent la créature comme une sorte de créature humanoïde.

Sam me parle également de la Vendée, et son ton au départ un peu hargneux change; elle me raconte que là bas, ils ont perdu trois infirmiers et deux médecins, dans un marais. Alors qu'ils le traversaient, la créature les a tués un par un, et elle s'est sentie misérable, et comme une simple proie; il semble qu'elle ne vit qu'uniquement pour la vengeance. Fischer semble traquer cette créature depuis Bordeaux, elle se terre souvent, bougeant en zigzags, et est d'abord remontées à Cherbourg avant d'arriver ici ... Et le pire semble être les armes de cette créature; des griffes, et une sorte de très puissant poison ...

Et les gens de la Croix-Rouge ont fait appel aux Harponneurs ! Le souvenir de ce que les gens m'en disaient lors de ma traversée de la France me bouleverse : ils seraient trois hommes, qui chasseraient les créatures dangereuses contre des services, ou également contre simplement quelque nourriture. Parfois, ils chassent pour le plaisir, et avec succès ...

Alors que je continue un peu à converser, je m'aperçois que mes camarades en ont fini avec leurs gens bizarres, de l'autre côté de la place, et je vais les voir; apparemment l'un des hommes était le "Triboule" dont ils nous rebattaient les oreilles, et il leur a proposé un voyage en hélicoptère. Apparemment, je connais le modèle, selon Ephraïm tout du moins ...

Et là, soudainement, j'entends La Meule se réveiller, et demander à Triboule qu'il semble connaître de venir le chercher. Ils discutent ensemble, et on entend de leur part une rumeur; on aurait retrouvé le Colporteur mort, dans les Charentes, dans un village ... Il parle aussi de Robert, mais tout à coup, Fischer se rapproche de nous, et nous parle de l'étrange bête et Ephraïm lui parle de son précédent massacre, nous disant qu'il "a déconné", et Ephraïm lui a plutôt la volonté de se rapprocher de la Sarabande magique;

Il balance une rumeur, de Charentes, et il dit que au village il se réveille et il voit au milieu du village, un cadavre. Il aurait trouvé le Colporteur, mort.

A la suite de cette discussion, Eléa et moi laissons les autres tranquilles, et allons les rencontrer plus avant. (Surtout qu'ils nous ont demandé de plus ou moins les espionner ...), et on commence par jouer avec Fiona aux quilles; en lançant une boule, on doit en renverser le plus possible, et on se rend compte qu'on est plutôt bons, mais la dextérité de la jeune femme est assez supérieure à la nôtre pour ce genre de jeu ...

Ensuite, semblant un peu étrange, Lancelot se moque de moi, et me propose un combat à l'épée, que j'accepte. Rapidement, je me fais violenter, le combat n'étant franchement pas ma spécialité, en corps à corps encore moins ... Et Fiona me masse après, afin de soulager mes douleurs musculaires, et la douleur qui me ronge.

/passage tellement raturé qu'il en est devenu illisible

Plus tard, après être revenus, on voit les trois personnes que la crois rouge semblait attendre, deux énormes monstres, l'un tatoué sur le crâne et énorme, plein de cordelettes au torse, des plumes, des têtes de mort, l'autre plus normal mais bien équipé, et le troisième est une petite fouine en haillons, qui semble très nerveux.

Sam vient alors nous voir, nous parler de la probable origine de la créature, la secte chrétienne des Skoptzy, des gens qui pratiqueraient des automutilations génitales, et sur un village qui était dominé par cette idéologie est tombé un enfant appelé Nikita, qu'on a accusé de nombreux maux, et cet enfant serait devenu fou, et il chercherait maintenant des enfants avec des "particularités", des mutants ? Fischer, lui, qui a suivi la conversation, pense à un sociopathe, et sait qu'à Cherbourg, les Skoptzy sont considérés comme une secte.

Un village aurait été hanté par les serpents, et Nikita se prendrait pour un dragon biblique ?

Et Carriole m'a demandé de venir avec lui, parce qu'il voulait se faire coudre une veste en peau de serpent, et alors qu'elle lui demande ce qu'il lui donnerait en échange, malgré le fait qu'elle ne couse pas très bien, il lui propose de me laisser une heure avec elle ?!

Finalement, je tente d'aller m'excuser pour lui, et Gauvain nous dit qu'il semble qu'elle soit occupée dans sa tente, aussi on la laisse tranquille. Entre nous, nous décidons de la suite des évènements; et d'un commun accord, nous choisissons d'accompagner la sarabande magique dans le sud de la France, afin de trouver ce mystérieux oracle que serait la sorcière de feu.

Plus tard, nous retournons voir Fiona, et elle semble pardonner vaguement Carriole, et me parle d'étranges choses, et Ephraïm en rajoute, à base de prostitution, je ne comprends pas vraiment, mais tout ça me semble vraiment étrange ... Alors, nous devons apparemment aller à Saint-Malo, afin de rencontrer un ami des sarabandistes, qui nous aidera pour le voyage; Ephraïm lui dit qu'il est content de s'être joint à eux, et pose le fait que lui et Peau-Molle soient des mutants.

Pendant le voyage, j'en profite un peu pour faire du pavot morphinique récolté un peu de morphine, afin de pouvoir en faire bénéficier mes patients.
Silva me parle aussi un peu d'un certain "André", qui avait atteint l'éveil, quand il était enfant, et qu'il l'a initié au chamanisme et au fait de pouvoir "communiquer avec Gaïa".

Alors que nous continuons sur la route, nous entendons le gazouillement des oiseaux devenir de plus en plus fort, et soudainement, trouvons un dictaphone sur la route, et le renard qui m'accompagne toujours jappe; et nous écoutons, pour entendre la voix d'un homme âgé prononcer un "Un vent glacé crache la peur de l'enfant qui sourit dans les ténèbres ..."

Silva s'en va, et revient brusquement, et attrape mon renard, mais de façon très étrange, d'une démarche très féminine. Il le prend et le regarde, et sa voix quand il l'utilise prend alors un timbre étrange, celui de femme. De femmes devrais-je dire, des milliers, qui intiment un ordre au renard. "Dis moi tout."

Alors, celui ci répond ... Il dit "Par l'ancien humain récupéré, le vieil homme, le prophète, il gentil ! Lui dire moi suivre vous ..."

Alors, Silva par cette voix crie un "Vera, grande reine des miraculés qui a vu, te dit tu peux t'en aller, ô toi grand renard !"

Et celui ci s'enfuit à pleine vitesse dans la forêt, sans qu'on ne le revoie jamais ... Marc vient nous voir, et nous dit qu'il a vu que nous étions tous des gens un peu étranges, mais qu'il accepte nos différences, et qu'il croit maintenant tout ce que nous avons pu lui raconter, et notre bonté ...
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Messagepar Sidéral » Ven Juin 06, 2014 9:33 am

Nous arrivons alors à Saint Malo, et nous rencontrons rapidement l'ami du chef de la Sarabande Magique : un dénommé "Gong", que nous voyons arriver presque aussi bien que nous le sentons : un vieil homme avec une longue barbe sale, des lunettes de soudeur qui lui donnent un air de héros steampunk des vieux romans que je n'ai jamais lus. Un vieux ciré jaune trop grand soutient son corps, même si les deux semblent un peu raccommodés et blanchis par endroits ... La masse de cheveux sales et informes parachèvent le tableau, mais contrastent avec son air énergique et son visage buriné. Dès lors, ils nous amène, bras dessus et bras dessous avec Marc à son bateau : le "Gorilla Gong", une sorte de caravelle, une sorte de vraie caravelle mais avec un fond un peu plat. Et il rutile de mille feux : l'homme semble être un maniaque à propos de son bâtiment. Nous informons le groupe que nous sommes d'accord pour aller chercher la "sorcière de feu" que veut trouver la sarabande, mais à la condition d'aller à Paris d'abord, pour chercher des amis de Cariole, Eléa et Ephraïm. Gong nous dit alors que Paris aurait été détruite, selon les rumeurs ... Nous montons malgré tout, et après avoir longé les côtes, passons par la Seine, qui est bouchée à de nombreux endroits semblerait-il.

Pendant ce voyage, il semblerait que moi et Ephraïm aurions perdu nos capacités et étrangetés physiques ... Nous subissons ça, le tout sous les insultes et les cris de hargne de Gong.

Une fois que nous avons réussi à nous enfoncer dans les terres, nous nous apercevons que là où devrait se dresser Paris ne se tient qu'un immense cratère ! Et près de celui ci, un hélicoptère crashé. Probablement celui de Triboule, à ce qu'il me semble. Or, on m'informe que je serais monté sur celui ci, plus tôt dans ma vie, or je reconnais effectivement ce NH90 TTH de l'armée allemande, mais sans y avoir le moindre souvenir ... Nous apercevons également des traces de sang, que nous suivons, et un peu après un léger panache de fumée. Et une fois rapprochés, nous voyons une hutte de chaume et de terre cuite, et près d'elle du blé, du chanvre qui poussent. Et devant, un grand homme, avec un chapeau corné à bout pointu, mince qui nous dit qu'il nous attendait, et il nous invite à entrer. Une fois à l'intérieur, le sol en terre battue est propre, et le foyer fourni, comme si nous étions véritablement attendus. De l'encens brûle, et une petite sculpture, un peu difforme est la seule chose qui sort de l'attendu. Dans un coin, un homme semble dormir, les yeux ouverts, respirant doucement, mais les yeux bleus grands ouverts. Un homme est à son chevet, brun, l'air amical.

L'homme nous propose de nous asseoir, et se présente : il s'appelle "Hache", et l'homme allongé serait un de ses amis de longue date, de la "communauté parisienne" qui serait dans cet état car quelque chose aurait "merdé", il s'appelle Jacques. Il y a eu un un affrontement à Paris, dans lequel de grandes explosions, des éclairs dans le ciel, des détonations et des affrontements ont retenti partout, puis le ciel est devenu brillant, il y a eu des tirs de plusieurs fusées de détresse, beaucoup de bruit, des odeurs de sang, puis un grand char est arrivé dans lequel se tenaient des hommes en armes et l'immeuble dans lequel ils étaient s'est effondré. Il s'est réveillé dans une plaine, dans laquelle son ami était allongé, dans l'état dans lequel il est toujours.

Et tout d'un coup, une jeune femme blonde, plutôt jolie, les larmes aux yeux se précipité vers Eléa. Aussitôt, les deux se crient leurs noms; et nous découvrons donc Marie, dont nous avons tant entendu parler. Elle porte un jean rapiécé, une veste en cuir, et une bourse du même matériau, un chignon avec une aiguille de bois, et me semble assez dangereuse, comme une panthère prête à l'attaque à tous moments.

Elle veut nous donner des explications, et nous présente l'homme qui nous avait accueillis : il n'a pas de nom de ce qu'il nous dit, et nous demande donc de l'appeler ... pas de nom !

Elle nous raconte qu'après que Robert ait été attaqué à Paris, une cache d'armes très bien approvisionnée à sauté, et elle est restée ici pour le protéger de la guerre contre "Cincinatto", et "Nazca" qui aurait voulu lui prendre le trafic dans ses quartiers, et cela a donné lieu à des massacres partout, dans le métro, dans les rues ... Marie aurait d'ailleurs également rencontré la chose que nous avons vue sous terre, sous l'île où nous vivions au départ. Elle s'est ensuite réveillée dans une plaine couverte de fleurs, et nous attend depuis plus de quatre ans ...

Ensuite, sans que je ne comprenne trop pourquoi, sans nom commence à partir dans un délire mystique, pendant que j'inspecte le fameux "Jacques", qui semble être dans cet état par la faute d'une immense terreur ... Et là, au milieu de son délire, sans nom m'appelle par mon prénom : Valentin. Et je me mets à revivre mon enfance, quand dans les bras de ma mère j'étais bercé par une douce chanson et le mouvement de ses bras ... Et sans nom meurt, d'une soudaine et foudroyante crise cardiaque ! Marie et Hache n'ont pas l'air surpris, et nous confient qu’apparemment,ils savaient que ça allait arriver. "L'incarnation" l'avait chargé de la mission de nous transmettre ce fait, et il devait mourir après.

Hache commence à avoir peur, il avait caché quelque chose, et nous révèle son identité : Arthur la mallette, et l'identité de son compagnon allongé : Nazca ... Ephraïm promet de ne pas l'attaquer, et laisse Marie le faire ... En effet, elle veut tuer Nazca, pour se venger de ses actes passés, et se met franchement en rogne quand Silva lui dit qu'il veut prier Vera, afin de le réveiller. Arthur lui semble heureux de cette proposition, et rapidement Silva déshabille l'homme, l'amène dehors et lui impose les mains et pendant trois heures, il psalmodie, et d'étranges choses se passent, des grenouilles se font entendre, il commence à changer de couleur et des flammes l'enveloppent ! Les flammes se mettent en cercle et semble exploser, et le cercle par à des kilomètres, tandis que nous retrouvons Silva allongé, nu, sans cheveux ni sourcils ...

Et le comateux qui sort soudainement de son sommeil panique, hurle, et je me vois obligé de le placer sous morphine pour le calmer. Il nous dit s'appeler Jacques Finol, et être un commercial chez "Cedex", une grande entreprise. Il semble avoir perdu la mémoire. Il nous dit qu'il était dans son fauteuil faxor 5000 de chez Ikéa, qu'il dormait et qu'il a rêvé d'un garçon tout nu qui ressemblait à Silva, et que j'allais le réveiller. Il utilise mon vrai nom, Valentin.

Ensuite, il s'est réveillé et Carole, sa secrétaire, lui a apporté son café, à ouvert la fenêtre et a ressenti le noir qui l'enserrait, et a perdu conscience. Et il la perd aussi devant nous ! Je lui demande si il connaît Grüter, l'un des noms qu'on m'a donnés dans mes souvenirs, dans le sud sur la montagne. Et Ephraïm me demande si je me rappelle d'un cobra avec deux crocs sur le capuchon, mais rien, je n'ai toujours pas de souvenirs ...

Et alors que Ephraïm fait un énième commentaire déplacé à Marie, elle devient plus agressive et lui demande d'arrêter ses insinuations et ses commentaires déplacés à son endroit, et ils commencent à se prendre la tête, tandis que je regarde ailleurs.

Au final, après leur numéro, Ephraïm me dit que ce Grüter était son docteur, qu'il avait le cancer, et qu'il était mourant. Et lorsqu'il me parle, il me demande de l'examiner, par crainte qu'il ne lui ait fait quelque chose. Je lui trouve d'étranges cicatrices de chirurgie à l'arrière du crâne, et mû par l'intuition, je teste sur moi. J'ai les mêmes ...

Nazca reprend alors soudainement conscience, et je le calme à nouveau, finissant mon stock préparé, et je sais qu'il me faudra bientôt préparer les plantes dans les sacs ... Nazca raconte que son entreprise faisait dans la "distribution", mais en fait qui profitait des blocus des pays en crise pour faire de l'argent sur les marchés noirs de ces mêmes pays ...

Il nous informe aussi que Robert traitait avec des gens étranges à Paris, ce qui met Marie assez en colère, et finalement nous raconte que ses erniers souvenirs son de couper le bras droit de Cincinatto, mais qu'il a vu une sorte de destruction arriver devant lui. Il a vu un vieil homme bizarre le sauver de l'explosion, et il s'est évanoui. Il avait des veines noires sur le visage, des yeux qu'il peut seulement nous décrire comme "démoniaques" et qu'il était immonde, avec une bosse dans le dos.

Marie finit par passer son couteau dans le feu et lui passer sur l'épaule, afin qu'il avoue le reste, mais il semble qu'il n'ait plus rien à nous dire, alors nous décidons de le laisser en vie. Ephraïm lui demande de transmettre à "Abed" le fait que "l'héritier de Sétrakian est toujours vivant", si jamais il rencontre cette personne.

Une fois libérés de cet endroit, nous décidons d'emmener Marie avec nous, et de partir dans le sud de la France, jusqu'à Bordeaux, pour trouver la mystérieuse sorcière de feu que nous avions promis de chercher avec la sarabande magique. Il nous faut six jours en longeant les côtes, et en voyant au loin d'immenses créatures étranges flotter dans les profondeurs insondables ...

Marc connaîtrait l'endroit où trouver la sorcière blanche, via de vieux croquis assez moisis ... Nous finissons par trouver la plage qu'il recherchait, et quand nous y arrivons, nous voyons au loin une immense montagne, qui me fait assez penser à "rencontres du troisième type", que je n'ai pourtant jamais vu ... Nous nous dirigeons vers elle, quand nous croisons un jeune garçon de treize ans dans une cabane de tôle, et une très jolie fille blonde, couverte sur chaque centimètre carré de sa peau jusqu'à ses mains, couvertes de gants rudimentaires. Et nous en avisons finalement un troisième, d'à peu près l'âge de Gauvain, mais même si costaud, moins que l'original. Ils ne semblent pas tous en très bonne santé, et quand ils nous aperçoivent le plus grand prend un bâton pour protéger ses camarades. Il nous dit que le village est maudit et hanté, et qu'ils doivent nous ramener plus loin, au "gardien". Marc leur donne aussitôt des fruits et se présente à eux. Leur village est au pied de la montagne, des maisonnettes en tôle, ils sont une dizaine. Dans les bras d'un garçonnet d'une huitaine d'année, deux bébés probablement jumeaux, une jeune fille d'environ quinze ans avec un air assez étrange, couverte de diverses étoffes et encapuchonnée, de sorte qu'aucun morceau de peau n'est visible, et un jeune adulte d'à peu près vingt ans s'approche, lui aussi avec un bâton.

Nous réussissons à leur faire prendre conscience que nous ne leur voulons pas de mal, et Ephraïm réussit à sympathiser avec eux; il prend les bébés dans ses bras en essayant de leur donner de sa chaleur, et se met soudainement à pleurer ...

Le plus vieux nous dit s'appeler Gardien, et nie connaître la sorcière blanche. Ephraïm lui dit que si, il la connaît ... Nous nous sentons observés par une chose étrange, comme une créature, et gardien appelle : c'est une petite fille, que tous appellent "la petite", elle nous dit qu'elle aurait vu "notre papa", et que l'arbre serait "notre copain". Gardien nous dit qu'ils s'appellent "la tribu", vivant auparavant une dizaine de jours de marche; ils étaient une trentaine et il avait déjà son rôle de "gardien". Des hommes ont ensuite débarqué, pris les femmes et sont partis. Finalement, ils sont revenus, et les "grands" ont demandé à Gardien de sauver les enfants. Il fond ensuite en larmes et voilà, ne se rappelant plus si ça date d'un an, deux, de quelques mois ?

Une des filles nous parle alors de Victoria, qui serait partie ou aurait été enlevée, et signale que depuis la montagne serait devenue étrange; elle dit aussi que "Paul, Glandouille et Marie étaient le village où ils ont eu des soucis, la montagne aurait brillé, de fortes lumières", signale qu'il s'est fait dessus à ce moment là, mais les fantômes qu'ils croyaient voir ont alors disparus, des objets ont néanmoins bougé tous seuls, et des bruits ont été entendus toute la nuit, des traces de pas ayant été retrouvées au matin.

Ces enfants vivaient avec la sorcière blanche, et dans l'attaque elle devait partir avec les enfants et était une sorte d'oracle qui est un jour parti quand la montagne brillait; et c'est elle qu'ils appellent Victoria. Certains d'entre eux nous disent qu'elle serait morte, qu'elle hanterait les lieux depuis quelques mois. Une des petites filles, semblant un peu dérangée, nous dit que le brouillard de la montagne est envoyé par son père l'arbre.

Ensuite, j'inspecte l'état de santé de tous les enfants qui semblent en bon état malgré la sous-nutrition évidente, mais une seule personne semble s'y refuser : une jeune fille recouverte de vêtements ... Elle me dit qu'il ne faut pas que je la touche, que son contact est douloureux, et je la rassure en lui touchant la main : son contact ne me fait rien, pas de douleur. Je demande à Cariole de venir lui toucher la main pour vérifier que je n'aie pas interféré dans cette réaction et il semblerait que si : alors qu'il était détendu et ne croyait pas qu'il éprouverait de douleur, dès qu'il touche la main, il éprouve une vive douleur et se met à hurler et menacer, avant de, je crois, s'excuser en disant qu'il rigolait.

Aussitôt, je me prends d'affection pour elle, et j'entreprends de voir pourquoi cette réaction vis à vis des autres et pas de moi : après quelques tests (en évitant de la chambouler, elle semble très fragile et attachante et aussi [passage raturé]) et une prise de sang très délicate, je vois que son sang est vert … C'est sûrement en réaction à ma « mutation » que la sienne n'a pas réagi ; les plantes ne peuvent faire de mal à l'une des leurs.

J'entreprends de la rassurer et de prendre soin d'elle ; mais nous décidons rapidement d'aller chercher la sorcière blanche après que, autour d'un feu de camp, la petite dérangée nous indique qu'il faut aller chercher la sorcière de feu, dans la montagne. Seulement nous six, sans autres personnes. Nous acceptons, et nous dirigeons vers la montagne, après que j'aie laissé ma sarbacane trouvée dans le camp des drogués à la jeune fille, Marie telle qu'elle nous dit s'appeler, en gage de retour.

Nous nous lançons dans une randonnée, et finissons après quelques heures par trouver une caverne où une jeune femme habillée de rouge nous débite un fatras de phrases étranges avant de mourir, après avoir à ce qu'il semble accueilli le feu en elle !?

Et là, Vera, la chose qui semble donner son pouvoir à Silva se manifeste, nous dit « à bientôt » et semble rentrer en lui et il s’évanouit. Dix minutes plus tard, il se réveille et Ephraïm commence à péter son câble habituel en gueulant qu'il en a marre d'être un pion, ce qui fait que je ne l'écoute même plus. Alors qu’on sort, j'entraperçois une silhouette humaine devant nous, brunâtre : ma mère. Elle semble nous parler, nous glissant un « suivez moi » qui semble fait de multiples voix, et la silhouette nous enjoint à le suivre. Et l'ombre nous fait marcher avant de nous désigner une autre grotte, une femme couverte de peintures partout ; alors qu'il lui est demandé si elle est Victoria, elle transpire et dit « enfin, vous êtes là depuis le temps », « mon nom impore peu », « votre frère vous attend, je suis terrée ici depuis longtemps, je vais pouvoir partir ! », on rentre et elle a peint une immensité de chose, des bouts de bois, les murs … et veut à tout prix qu'on la suive, des souterrains partent de tous côtés, à droite comme à gauche et nous avons du mal à suivre et nous dit que « votre frère attend, je vais pouvoir y aller » et veut nous montrer « la forme des choses à venir » en courant, s'appuyant contre les parois et nous mène à une pièce dans laquelle nous ressentons de la tension montante, qui semble vouloir nous délivrer de quelque chose.

Il y a plein de choses, de roches peintes, de chevalets dans la suite de la grotte, et l'un des chevalets est recouvert d'un grand drap. Elle me dit que je dois voir mon frère sur le tableau, et retire le drap : nous pouvoirs voir sur le tableau une brume de neige noircie de cendres, un couteau et un enfant qui se tient les genoux, Victoria et la peintre nous dit que « l'enfant sourit dans les ténèbres » et meurt.

Sur le tableau, il est également marqué quelque chose sur ce qui semble être un mur « sujet numéro 22 », et je me souviens ; une plaque marquée boule de neige. Je fonds en larmes, et à l'entrée de la grotte, nous revoyons l'enfant dément ; et nous désigne l'arbre : un hêtre. Gardien nous avoue, alors que nous sommes revenus au village, qu'il a un secret : il a troqué la sorcière blanche contre la protection d'hommes étranges non loin. Nous choisissons d'y aller et de la sauver : nous trouvons rapidement les responsables, et les maîtrisons rapidement.

La fille aune dizaine d'année, des cheveux blancs, le visage tuméfié et ressemble un peu au garçon du tableau et semble mourante en nous demandant d'être plongée dans la rivière glacée. Après avoir tergiversé je m'exécute et pendant des heures je la maintiens, le visage en dehors de l'eau. Après huit de ces heures, elle sourit, et se libère de mes bras. Elle parle en adulte, et reste encore dans l'eau glacée. Ses blessures ont guéri à vue d’œil et elle demande des vêtements : je lui en fournis des miens. Elle nous dit qu'elle est Victoria et n'aime pas le nom de « sorcière blanche », et soigne Cariole qui était toujours blessé d'avoir touché Marie. Elle nous dit que son frère est dangereux et qu'il faut l'arrêter. Elle demande aussi où sont ses tortionnaires, et avisée de leur mort demande pourquoi. Alors que nous lui disons que c'est pour la libérer et qu'ils ne fassent plus de mal, elle est attristée et nous dit qu'elle aurait pu en savoir tant sur leur vie …

Elle connaît Légion et il semble que la montagne avait une puissance ; et là Silva fait parler Vera : elle dit « et c'était ça » dans des milliers de voix et l'enfant ne semble pas comprendre. Alors que je lui parle, c'est du suédois qui sort de ma bouche et elle a l'air effrayée avant de me dire que Grüter était notre père à tous trois, elle, moi et son frère.

J'étais le numéro 20, et notre parent à tous était en colère. Elle est partie parce qu'il le voulait et sa colère envers elle,l'a fait, il pensait qu'elle allait mourir et elle s'est révélée telle qu'elle devait être. Je sus sorti grâce à son frère, dans un fracas de tempête de neige et il souriait dans les ténèbres. Sorti du complexe de Grüter notre parent à tous, on ne sait pas ce qu'il fait. Il ne pensait pas que nous sortirions.

Un homme avec un faucon est au loin. Un des harponneurs ! Il semble me porter beaucoup d'intérêt, mais Ephraïm dit que c'est la première fois qu'il le voit et ressent une chose qu'il ne sent qu'avec les serpents sinon …

Ensuite, il disparaît, et Victoria nous dit que les années ont passé et me confirme qu'elle n'a jamais vu ma mère … Et Ephraïm raconte qu'il était mourant, cancéreux, et que Grüter était son médecin personnel, et raconte qu'il allait explorer un ancien bunker plein d'armes avant de mourir … Et Légion la chose spectrale me cherche car « nous sommes nombreux » … Et il faut « chercher dans la brume ce qu'il indique encore ». Nous envisageons Londres, là où vivrait Grüter pour continuer ses essais monstrueux.

Rentrés au « village », nous formons maintenant une sorte de famille, surtout Victoria et la petite dérangée … Et alors que je lui prends la main, Marie me la brûle avec la sienne ...
"J'ai expliqué le principe de Monsterhearts à ma femme. Ça l'a beaucoup fait rire, puis elle m'a dit qu'elle préférait encore jouer du yaoi dans un camp de concentration nazi." / https://www.flickr.com/photos/145354677@N08/
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