La zone du confort
Dans cet article je n'expose qu'un avis ou une suggestion qui me semble d'un grand intérêt. Je mettrai en lumière ma vision des comportements adoptés à chaque étape de vie de l'être humain, fondée sur mes propres observations et expériences. Ce sujet est souvent délaissé dans certains jeux tels que Vampire ou l'Appel de Cthulhu, alors qu'il doit être au centre de la psychologie du personnage (en particulier pour les anciens). Je vais donc traiter de l'adaptation psychologique du personnage dans cet article.
Dans un premier temps j'énoncerai quelques propos sur le refuge, puis sur la compréhension, dont la perturbation pourrait entraîner un trouble psychologique.
La notion de refuge n'est pas celle d'un lieu mais plutôt d'un ensemble de lieux et de comportements adoptés par un humain dans lequel il trouvera un certain niveau de quiétude qui le préservera de toute agression extérieure. Tout au long de sa vie une entité sociale comme l'être humain doit s'intégrer dans un monde décrit par ses contemporains. Régit par des des protocoles sociaux, moraux, et des lois édictées par des scientifiques. Ce qui deviendra, au long de sa maturité une zone de confort globale à tout être humain. Cependant, l'essor et le progrès forment un changement que l'entité humaine doit intégrer également tout au long de sa vie, de plus en plus difficilement à mesure que le temps passe. Aussi, ces changements entraînent une dégradation de cette zone de confort ou un rejet total de ces nouveautés (néophobie). La crainte de ces changements se retrouvent d'ores et déjà au sein de l'enfance lorsqu'ils surviennent par le biais d'un déménagement, d'un changement d'école, mettant à mal le comportement de l'enfant. Bien qu'avec le temps, de tels changements sont fréquents dans la vie d'un humain, l'appréhension demeure, voire l'angoisse.
A l'instar du refuge, la compréhension d'un humain est édicté par une éducation (celle des parents et de ses envies personnelles) par une instruction (celle de l'enseignement altérées par les nécessités personnelles et sociales) et par une formation professionnelle. Comprendre le monde qui nous entoure est simplifié en étant enfant, puis remis à jour en même temps que notre propre maturation au cours de l'adolescence. Une fois adulte, nous avons statué sur les limites de nos aptitudes et celles du monde dans lequel nous vivons. Le fait d'émettre un avis contraire est un traumatisme qui peut être léger ou sévère en fonction de notre faculté d'adaptation, sauf qu'à mesure que nous prenons de l'âge, nous nous sommes ancrés dans notre monde sans pouvoir échapper à ces limites. Nous comprenons donc le monde grâce à nos acquis institués et fixés à un instant de notre vie. Les remettre en question détruit notre univers comme cela peut être le cas pour un divorce/une séparation, une blessure, sans aller jusqu'à un événement fantastique. Parce que nous étions sûrs que cela serait permanent, parce qu'étant enfants nous étions sûrs de que nous relevions de nos blessures si insignifiantes (sauf qu'étant adultes nous devenons de plus en plus fragiles car nos cartilages se solidifient, nos tendons deviennent plus durs et moins souples, que nos cellules ne régénèrent plus aussi vite). C'est essentiellement une rupture de la continuité monotone et rassurante de notre propre existence.
Ces notions s'opposent naturellement à l'angoisse profonde et substancielle qui demeure dans la vie des humains ; bien au-delà de la peur du changement ou du nouveau, la peur du néant. L'absence de structure sociale, morale, physique demeure et provoque une terreur qui est souvent retrouvée au travers des différents courants littéraires ou de jeu de rôles. Lorsque l'histoire relate l'histoire d'un élément du confort de tous les jours qui devient maléfique (La voiture diabolique et indestructible (1), une maison hantée (2), une poupée envoûtée (3), etc.), l'objectif est de créer un rupture du continuum et de plonger dans le trouble le spectateur. Si l'événement se déroule dans un lieu isolé (loin de tout confort quel qu'il soit (4)) fait également office d'un impact aussi important. Certaines œuvres frappent plus insidieusement en transformant notre mode de vie en un plus hostile en mettant l'accent sur les autres entités de notre propre entourage (une invasion d'extraterrestre qui remplace les humains (5), une altération de notre propre mémoire(6)). Enfin celles qui nous laissent perplexe remettant en question notre monde dans son entièreté (7).
(1) Christine
(2) Amytiville, The House.
(3) Chucky, Esther.
(4) Alien, Evildead
(5) L'invasion des profanateurs
(6) Total Recall
(7) Rosemary's baby
En conclusion, il est donc difficile d'envisager une entité qui saurait intégrer des notions nouvelles autrement que celles instruites de son temps sans difficulté, après avoir vécu plus d'une vie humaine de ses contemporains. Un tel personnage serait conservateur, conformiste d'une époque, d'un monde, ou refuserait d'appréhender le monde (par exemple la torpeur des Vampires) qui les égarent. Bien sûr ils peuvent toujours tisser ce lien social avec ces êtres modernes afin de pallier à leurs lacunes et de leur faire de parfaits interprètes (référence à Entretien avec un Vampire, d'Anne Rice). Plus les Vampires que les humains ne devraient pas être capables de s'adapter au monde, dans la mesure où ils sont morts et ne peuvent évoluer avec le contexte des humains. Chose qui n'est que peu traitée. Ils sont emmurés dans des comportements, des habitudes, des routines de vie et une perception du monde d'un autre temps.
Dans un premier temps j'énoncerai quelques propos sur le refuge, puis sur la compréhension, dont la perturbation pourrait entraîner un trouble psychologique.
La notion de refuge n'est pas celle d'un lieu mais plutôt d'un ensemble de lieux et de comportements adoptés par un humain dans lequel il trouvera un certain niveau de quiétude qui le préservera de toute agression extérieure. Tout au long de sa vie une entité sociale comme l'être humain doit s'intégrer dans un monde décrit par ses contemporains. Régit par des des protocoles sociaux, moraux, et des lois édictées par des scientifiques. Ce qui deviendra, au long de sa maturité une zone de confort globale à tout être humain. Cependant, l'essor et le progrès forment un changement que l'entité humaine doit intégrer également tout au long de sa vie, de plus en plus difficilement à mesure que le temps passe. Aussi, ces changements entraînent une dégradation de cette zone de confort ou un rejet total de ces nouveautés (néophobie). La crainte de ces changements se retrouvent d'ores et déjà au sein de l'enfance lorsqu'ils surviennent par le biais d'un déménagement, d'un changement d'école, mettant à mal le comportement de l'enfant. Bien qu'avec le temps, de tels changements sont fréquents dans la vie d'un humain, l'appréhension demeure, voire l'angoisse.
A l'instar du refuge, la compréhension d'un humain est édicté par une éducation (celle des parents et de ses envies personnelles) par une instruction (celle de l'enseignement altérées par les nécessités personnelles et sociales) et par une formation professionnelle. Comprendre le monde qui nous entoure est simplifié en étant enfant, puis remis à jour en même temps que notre propre maturation au cours de l'adolescence. Une fois adulte, nous avons statué sur les limites de nos aptitudes et celles du monde dans lequel nous vivons. Le fait d'émettre un avis contraire est un traumatisme qui peut être léger ou sévère en fonction de notre faculté d'adaptation, sauf qu'à mesure que nous prenons de l'âge, nous nous sommes ancrés dans notre monde sans pouvoir échapper à ces limites. Nous comprenons donc le monde grâce à nos acquis institués et fixés à un instant de notre vie. Les remettre en question détruit notre univers comme cela peut être le cas pour un divorce/une séparation, une blessure, sans aller jusqu'à un événement fantastique. Parce que nous étions sûrs que cela serait permanent, parce qu'étant enfants nous étions sûrs de que nous relevions de nos blessures si insignifiantes (sauf qu'étant adultes nous devenons de plus en plus fragiles car nos cartilages se solidifient, nos tendons deviennent plus durs et moins souples, que nos cellules ne régénèrent plus aussi vite). C'est essentiellement une rupture de la continuité monotone et rassurante de notre propre existence.
Ces notions s'opposent naturellement à l'angoisse profonde et substancielle qui demeure dans la vie des humains ; bien au-delà de la peur du changement ou du nouveau, la peur du néant. L'absence de structure sociale, morale, physique demeure et provoque une terreur qui est souvent retrouvée au travers des différents courants littéraires ou de jeu de rôles. Lorsque l'histoire relate l'histoire d'un élément du confort de tous les jours qui devient maléfique (La voiture diabolique et indestructible (1), une maison hantée (2), une poupée envoûtée (3), etc.), l'objectif est de créer un rupture du continuum et de plonger dans le trouble le spectateur. Si l'événement se déroule dans un lieu isolé (loin de tout confort quel qu'il soit (4)) fait également office d'un impact aussi important. Certaines œuvres frappent plus insidieusement en transformant notre mode de vie en un plus hostile en mettant l'accent sur les autres entités de notre propre entourage (une invasion d'extraterrestre qui remplace les humains (5), une altération de notre propre mémoire(6)). Enfin celles qui nous laissent perplexe remettant en question notre monde dans son entièreté (7).
(1) Christine
(2) Amytiville, The House.
(3) Chucky, Esther.
(4) Alien, Evildead
(5) L'invasion des profanateurs
(6) Total Recall
(7) Rosemary's baby
En conclusion, il est donc difficile d'envisager une entité qui saurait intégrer des notions nouvelles autrement que celles instruites de son temps sans difficulté, après avoir vécu plus d'une vie humaine de ses contemporains. Un tel personnage serait conservateur, conformiste d'une époque, d'un monde, ou refuserait d'appréhender le monde (par exemple la torpeur des Vampires) qui les égarent. Bien sûr ils peuvent toujours tisser ce lien social avec ces êtres modernes afin de pallier à leurs lacunes et de leur faire de parfaits interprètes (référence à Entretien avec un Vampire, d'Anne Rice). Plus les Vampires que les humains ne devraient pas être capables de s'adapter au monde, dans la mesure où ils sont morts et ne peuvent évoluer avec le contexte des humains. Chose qui n'est que peu traitée. Ils sont emmurés dans des comportements, des habitudes, des routines de vie et une perception du monde d'un autre temps.