Chronique de vampires libres
Chapitre 01 : Un nouveau pack pour une nouvelle ère, par Araël Fritz.
01.45, 08 janvier 2011, bar El Mariachi, Mendoza, Argentine.
Je travaillais avec José, une de mes goules de l'université de Mendoza, pour proposer de nouveaux cas au Club de l'Étrange et de l'Abstrait, lorsque mon Sire entra rapidement, et me prit à l'écart.
"J'ai une grande nouvelle pour toi, dit-il en jetant de rapides coups d'œil autour de lui. Le cardinal de Mexico reconnait enfin la valeur de notre clan, et les possibilités que l'on peut offrir. Il forme un nouveau pack, et tu as été choisi pour représenter notre clan!"
***
20.55, 11 janvier 2011, place Grimaldi, Mexico
Un vent glacial souffle dans les rues polluées de Mexico. Quelques artistes de bas étage et quelques touristes paumés occupent les rues, mais je me dirige vers le point de rendez-vous d'un pas vif et alerte.
21.00, 11 janvier 2011, bar Quetzalcóatl, Mexico
Le barman m'accueille par un bienvenu "Monsieur", et m'indique une alcôve dans le fond. Lors que j'arrive, une jeune goule me salue à son tour par un "Monsieur". Mielerie ou respect? A surveiller...
Visiblement, je suis le dernier. Parfait : pas de temps perdu à attendre. Le premier vampire qui attire l'oeil est forcément la brute de 2m20... Tenue de motard en cuir, visage couturé, regard aussi intelligent qu'un pigeon malade... A sa droite, une jeune femme superbe, cheveux noir, en minishort. Puis une jeune paysanne sale, à l'air désœuvré et aux cheveux gras. Enfin, un sous fifre du pétrole texan, chemisette, et mocassins cirés, avec même le drapeau sudiste à la boutonnière...
La goule nous fait descendre dans le métro, et après un bel échange de banalité entre la gogo-danseuse et l'invertébré à propos du Cardinal Vykos, nous descendons à la Prison Nord, le pénitencier qui accueille les plus grands criminels du Mexique grâce à la collaboration de leurs "amis".
22.00, 11 janvier 2011, Prison Nord, Mexico
On est conduit au bureau du directeur de la prison. Celui-ci est bondé à notre arrivée. Mon Sire est présent, comme celui du motard et du texan. De là, on passe dans un autre espace-temps via le mur du fond. On arrive dans une immense caverne creusée à la main dans la roche...
Deux personnes nous attendent. Vykos habillé comme il y a deux siècles, dont le crâne est recouvert de protubérances osseuses, et Jorge "De la muerte" dont l'apparence est proche du cadavre fraîchement déterré...
Vykos commence tout un discours sur le Sabbat, les Anciens, la Camarilla... "Nous sommes en guerre, et il est temps de passer à l'offensive". Nous formerons un pack pour vaincre, car nous devons prendre de vitesse les Ainés. En clair, nous sommes les "Élus"...
Nous prêtons d'abord serment oralement, puis nous partageons le sang dans un gigantesque crâne. La prêtresse menant les rites n'est personne d'autre que la bimbo... Le temps vient de choisir le Ductus. Bien sûr le motard se propose, mais aussi la jeune paumée. Je préfère rester en arrière, le temps de voir qui se comporte comment. Finalement, c'est le texan qui est désigné comme le Ductus.
Avant de communier dans le sang, tout habillé, il lance "Prions pour que l'avenir fasse de nous le fer de lance du Sabbat". Nous communions tous avec lui.
Ressortant, Vykos nous annonce la couleur : le Sabbat marche sur les U.S.A. et compte écraser la Camarilla. Pour nous, le trajet sera d'abord Yuma, puis on remontera vers Las Vegas, laissant derrière nous des villes libérées. Notre objectif final est Seattle, mais si on a de l'avance, on peut chercher à atteindre Vancouver dont la loyauté du Prince est vacillante...
Nous devons être à Yuma demain soir.
05.00, 12 janvier 2011, chez moi, Mexico
C'est l'urgence : on a 24h pour couvrir plus de 2 000km. Notre prêtresse fait jouer ses contacts pour obtenir un avion, puis un hélicoptère pour atteindre l'aéroport nord. Je profite de ce moment pour rassemblé mon matériel, et alors que l'hélico se pose dans la cours de l'immeuble, on finit de régler les affaires de chacun.
06.00, 12 janvier 2011, Aéroport Intérieur, Mexico
Alors que la léthargie commence à nous prendre, nous embarquons dans la soute à bagage d'un vol à destination d'un patelin du nord. Le temps de faire un rituel et nous fermons les yeux...
10.00, 12 janvier 2011, quelque part au dessus du Mexique
Un énorme bruit métallique me réveille, et en une poignée de seconde je me jette sur le Texan qui essaie de défoncer à mains nues la carlingue tribord de l'avion. Avec l'aide des deux femmes, je lui enfonce dans le cœur un pieu d'ébène que je viens de faire apparaître. L'intégrité structurelle de l'avion n'est pas menacée, heureusement...
Alors que nous allions nous recouché, nous réalisons que le vol se terminera en plein jour! Avec une certaine fébrilité, car la descente commence, nous nous dissimulons dans les containers à bagage avant de replonger en léthargie.
***
20.00, 12 janvier 2011, Cuauhtémoc, Mexique
Nous nous sommes réveillés dans un camion! Inexplicablement, les containers ne sont pas restés dans l'aéroport, mais sont partis vers l'est. John, le motard arrive à prendre la place du chauffeur et nous arrête à la première sortie. Il est temps de réveiller le Ductus et de se nourrir... Ce dernier ne trouve rien de mieux que de boire sur un humain drogué au LSD... Nous finissons par mettre la main sur une berline mais tout bon conducteur qu'il se dit, le texan ne fait que des têtes à queue. John craque, et défie le Ductus avec l'appui de la jeune femme sale et le mien. Il prend la tête du groupe.
22.00, 12 janvier 2011, à 100km de Cuauhtémoc, Mexique
Joe, rancunier, a déployé une bulle de Quietus dans la voiture. Encore une fois, John s'énerve, et éjecte Joe de la voiture (avec la portière). Nous finissons par retourner le chercher, et officiellement, nous nommons John notre chef.
03.00, 13 janvier 2011, frontière Mexique / U.S.A.
Nous atteignons enfin le poste frontière mexicain. Un pot-de-vin de plusieurs milliers de dollars invoqués temporairement, et nous le passons sans soucis puis de faux passeports et une suggestion bien placée permet de franchir les douaniers américains. En route vers Yuma!
03.30, 13 janvier 2011, quelques parts dans le désert de l'Arizona
Nous roulons le long de la base militaire du 58ème régiment de Marines. Ce sera un bon outil...
04.00, 13 janvier 2011, Yuma, Arizona
John indique un motel au bord de la rue principale, on y réserve 4 chambres. Chacun se déploie pour faire son travail. Joe et Elénia font une reconnaissance en ville. Irina enchante sa chambre, et je fais un saut dans la rue commerçant voler cinq radios selon les ordres du Ductus. Je reviens à l'hôtel et pendant que John va me chercher un humain, je pose une rune de cryptage digne de l'Épitre de Babel sur les radios.
05.00, 13 janvier 2011, Yuma, Arizona
La léthargie nous prend, et nous nous endormons à l'abri du soleil.
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Sidéral
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Sujet: Re: Chronique de vampires libres Mar 26 Juil - 0:49
Peste vârfuri
Peste vârfuri trece lună,
Codru-şi bate frunza lin,
Dintre ramuri de arin
Melancolic cornul sună.
Mai departe, mai departe,
Mai încet, tot mai încet,
Sufletu-mi nemângâiet
Îndulcind cu dor de moarte.
De ce taci, când fermecată
Inima-mi spre tine-ntorn?
Mai suna-vei, dulce corn,
Pentru mine vre odată?
Mihai Eminescu, 1850-1889.
Extrait du journal apocryphe d'Helena Antonescu, Vampire 8ème génération et rhapsode de l'omnipotence :
Le 13 Janvier 2011 :
Durant la journée, le Soleil est venu brûler mon corps alangui dans la léthargie, me réveillant pour fermer ces maudits rideaux, et me guérissant via le sang avant de replonger dans le sommeil si profond qui est le nôtre, nous, prédateur parmis les prédateurs.
Le silence.
Puis vient la nuit, et comme depuis maintenant soixante dix ans, je m'éveille, prête à survivre une nuit de plus, et à renverser ces immondes bâtards de la Camarilla, qui m'ont enlevé Samuel, prête à tuer encore et encore, jusqu'à abattre le dernier des anciens, le dernier de ces salopards. Comme la peste brune, ils sont là parmis nous, mais plus pour très longtemps ... Notre âge d'or viendra, et nous, les prolétaires du sang, les errants de la nuit, nous retournerons leur système contre eux !
J'ouvre les yeux, je sens John près de moi en faire autant, et je pousse un soupir d'étonnement devant ce que je vois sur le mur de la chambre. Une représentation picturale de ce qui semble être un homme, faite avec du sang, à l'odeur, probablement datant de la veille.
Qui peut bien avoir fait ça ? Probablement John, puisque nous ne sommes que deux dans cette chambre !
Je lui demande. Il me répond "c'est toi". Oh. Je me souviens maintenant.
Je saigne un homme dans une ruelle, après une approche bien légère, et quelques paroles échangées. Ce n'est pas un homme, mais un vampire, qui partage notre sort. Il s'enfuit, dans une ruelle, partant prévenir ses maîtres, les anciens, je ne peux pas laisser faire ça. Immédiatement, je prends conscience du danger. Je le rattrape, et le saigne directement, le finissant sans pouvoir lui poser la moindre question.
Nous ne faisons qu'un. Je me revois peindre son visage plein d'effroi, tandis que nos consciences s'entremêlent, fusionnent, se répondant l'une à l'autre.
Arael et Joe entrent à cet instant dans la chambre, faisant voler en éclats mes rêveries pleines de souvenirs. Ils critiquent immédiatement notre oeuvre. Même si il n'ont pas tout à fait tort, je l'avoue, je garde en mémoire ces paroles, gravées dans le marbre.
Irina arrive, et commente également mon oeuvre. Je ne l'apprécie guère, et je me doute qu'elle n'est elle même pas folle de ma personne, aussi ces paroles ne m'étonnent guère.
Tandis qu'ils débattent de la marche à suivre, je me souviens de ma tanière. Notre tanière. Le Wayne's Spirit, une bouteille voltigeant dans les airs, je me souviens de ces chauds humains se frottant à moi, leur chaleur nourrissant ma froideur cadavérique, leur sang raffiné dans mon palais, je goûte leur vie, les laissant s'évanouir de plaisir dans nos bras. Mes bras.
Irina propose de frapper fort : Rien moins que détruire la raffinerie ! Arael et Joe sont tout qualifiés pour cela, maîtrisant cette chose si frivole qu'est l'informatique, et tandis que j'entretiens John de mes souvenirs renaissants, un autre plan germe : aller voir si un vampire dont Nous pourrions nous souvenir hanterait également ces lieux, pour le forcer à parler, à tout révéler sur les secrets noirs de Yuma, et notamment l'élysée.
Nous prenons part à un rituel avant de partir. Nous buvons le sang des autres, mélangé au nôtre, et acceptons John comme nouveau Ductus, un rôle qu'il semble apprécier. Il restera ici, pour nettoyer mon oeuvre, et pour faire le lien entre nous tous. Je ne suis pas fâchée de pouvoir sortir enfin de cette chambre bien trop étouffante pour nous autres Gangrel, chasseurs de la nuit, tueurs parmi les tueurs.
Joe et Arael passeront à la raffinerie pour la faire sauter, mais avant, Joe me prendra des balles pour mon Glock dans une armurerie.
En partant, Irina s'entretient avec deux hommes dans un camion, et les renvoie vers le motel. Nous sommes également passés devant le gérant, qui s'étonnait de ne pas avoir revu José, son employé. Après lui avoir signalé que nous avions déjà dit à son collègue que nous ne souhaitions pas être dérangés, il se persuade que son employé le savait, et a disparu autre part. Brave petit mouton, cerné par les loups.
Nous partons pour la boîte de nuit portant le nom de Wayne's spirit.
Après avoir abusé le videur, je passe sans encombres, tandis qu'Irina semble avoir un peu plus de mal. Nous rentrons finalement sans autre problèmes que celui de trouver quelque chose. Et là, les flashs défilent devant mes yeux, en voyant le serveur au bar.
Scènes de sexe torrides. Sa peau contre la mienne. Je le mordille au cou, et il en rit de plaisir. Je le prends comme un soudard. Je lui fais l'amour. Son bas ventre contre ma bouche, il crie de plaisir. Et je lui donne de la vitae; prolongeant sa vie, lui donnant de la force et la capacité de simplement entrevoir ce que nous sommes.
Fin des réminiscences.
Je l'approche directement. "Tu as besoin de sang."
"Pardon ?"
"Tu as besoin de sang."
"Pardon ?"
Merde. Il ne savait même pas ce qu'il vivait, ce petit avorton, ce chantre de la mortalité.
Irina prend la suite des opérations en mains. Mais John-Henry devient tendu. Oui, John-Henry, je me souviens ... Il laisse échapper une bouteille. Les videurs nous approchent, nous demandant de ne pas continuer à l'importuner de la sorte. Nous laissons là la goule, et observons la salle, sous la puissance de nos yeux éveillés à l'Auspex. Rien. Nous sortons alors, et rentrons. Sur la route, la voiture s'enflamme, tandis que je conduis. Je me transforme immédiatement en nuage de brume, laissant là Irina. Elle semble s'entretenir avec l'inconnu, et se transforme soudain en loup ?!
Je fais de même et la suis, dans l'obscurité pénétrante de la nuit. Un bras semble pousser sur l'animal qu'est Irina avant qu'elle ne se mette à parler au téléphone avec John, lui disant de nous retrouver avec Arael et Joe dans le désert. Nous suivons ce qui semble être un convoi de l'armée, vers le désert et la raffinerie.
Nous courrons comme des dératés jusqu'à un point dans le désert où quatre phares de voitures percent les ténèbres. Nous reprenons forme humaine, Irina et moi; et nous nous entrettenons avec eux.
Il s'avère qu'Arael et Joe ont posé des charges explosives sur la raffinerie qui à leur grand étonnement n'a pas explosé. Tandis qu'ils s'enfuyaient, ils avaient l'impression d'être retenus par des liens invisibles, et plus ils tentaient d'aller vite, moins ils y réussissaient. Ils ont finalement réussi à quitter les lieux sans que l'explosion ne se produise. Puis, alors que nous débattons, Irina prend dans sa bouche de l'essence et semble s'entretenir avec un esprit. Je crois. Je n'ai jamais rien compris à ces trucs aussi complexes, m'intéressant à d'autresvoies occultes, bien plus sages, telles que la bête et la façon de la dominer pour devenir l'omnipotent tout.
Nous apprenons grâce à elle qu'un mage protègerait la raffinerie, et via son pouvoir nous empêcherait de la faire sauter. L'esprit nous aiderait si nous faisions sauter le derrick 123, nous révélant la position des vampires de cette ville en échange. Il nous livre déjà la position du mage, dans la salle 24 du bâtiment B du 56ème régiment de parachutistes de Yuma. Joe me remet également les balles précédemment achetées. Il m'est sympathique, et je ne regrette pas d'avoir demandé à retourner le chercher lorsque nous l'avions laissé, près de la frontière mexicaine. Je crois que je l'apprécierais presque.
Le 14 janvier 2011 :
Nous nous approchons du lieu où se trouve ce derrick en voiture, et tandis que Joe tente ... pitoyablement d'escalader la barrière protégeant les derricks, je range les cartouches dans les poches de mon manteau rapiécé. Finalement, alors qu'un garde tente de donner l'alerte, Arael le vide de son sang sans même avoir à le toucher ! Moi qui commence à avoir faim, voir tant de sang gâché me met mal à l'aise et assombrit passeblement mon humeur.
Finalement, Arael fait apparaître ex-nihilo une paire de pinces coupantes, et entreprend de couper le grillage. Les gardes arrivent en nombre, tandis qu'Arael fait de nouveau apparaître de nulle-part des paquets de C4. Nous plastiquons le derrick 123 et John en place sur d'autres, tandis que nous luttons contre les gardes, et refaisons "le plein" de sang; nous sommes restaurés et prêts à affronter l'ennemi.
Nous commenceons par nous enfuir avant de tout faire exploser, tandis qu'Irina reste en retrait de notre groupe. Finalement, après avoir tout fait exploser, nous revenons sur nos pas sous le couvert d'une magie d'invisibilité prêtée par Arael ou Joe, et via le Quietus de Joe, nous abattons les militaires qui sont arrivés sur les lieux du carnage en quelques secondes. Alors que nous nous apprêtons à rentrer, Irina propose d'aller tuer le mage chez lui, afin de pouvoir faire sauter tranquillement la raffinerie. Nous acceptons l'offre, et j'accepte qu'elle me transforme en soldat, via sa magie.
Une douleur insondable me traverse, tandis que je manque de lui arracher la tête tant ce qu'elle me fait subir est atroce. Finalement, elle se transforme également, en capitaine, et Joe prend l'apparence d'un soldat via ses propres capacités. Arael et John eux se rendent invisibles je ne sais comment.
Nous allons jusqu'à la base, et arrivons sans encombre jusque devant le bâtiment où se trouve notre cible. Nous descendons, et Irina tape la discussion avec le planton de garde devant le bâtiment. Elle semble l'aspirer, mais il a le temps de pousser un hurlement. Nous le cachons vite fait sous le baraquement, tandis qu'un nouveau garde arrive. Joe donne le change tandis que je me prépare à lui rompre la nuque. Nous l'ajoutons à la collection et rentrons dans le bâtiment, Irina moi et Joe, les deux autres semblant être introuvables.
Nous avançons dans le bâtiment, et je sors mes griffes affûtées, prêtes au combat. Nous trouvons finalement la porte 24, et entrons, aux aguets.
Des bruits d'homme qui vomit.
Je me rue au combat, et mes griffes se referment sur ... un traversin qui part en morceaux, tranché en de nombreux endroits. Il vole et dégage loin de moi, tandis que je reprends mes esprits et fonce sur le mage à nouveau. Joe réussit je ne sais comment à tomber dans la baignoire, alors que moi et Irina le blessons. J'achève Lawton sans qu'il n'arrive à nous porter la moindre attaque pernicieuse de sa magie, le tranchant en deux.
Irina prend sa forme, tandis que nous le cachons dans la baignoire. Joe se charge des caméras. Puis, alors que nous allions nous enfuir, des gardes accourent, j'en pousse un de toutes mes forces contre un mur, et le tue d'un seul coup. Il rejoint son commandant dans la baignoire. Irina reste pour donner le change, tandis que le reste de l'équipe s'enfuit en voiture.
J'attends au Motel pour Irina, impatiente. Quand elle revient, encore sous une autre forme physique, alors que l'aube pointe, je lui demande de me retransformer.
Nous allons dans sa chambre, et elle me montre une sorte d'énorme vase plein de sang, me disant que je pouvais me servir. Je n'ose accepter, de crainte d'une nouvelle fourberie. Nous prenons place pour la transformation.
Une douleur indicible me gagne, une implacable torture, et je succombe à la rage, sens mes bras et mes jambes lâcher, comme Joe dans l'avion, je me sens mourir. Je vois Irina se saisir d'un pieu, et tandis que mon corps ne réagit plus, mon cerveau lui est prêt à bondir. JE VEUX LA TUER, DECHIRER SON PETIT CORPS DE POUPEE, ARRACHER SA PETITE TETE D'AVORTON ET BOIRE SON SANG ! Et puis, la morsure d'un pieu dans mon coeur.
Les ténèbres. Le silence à nouveau. Et la rage, la bête déchaînée m'accompagne, dans mes songes de torpeur ...
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Sujet: Re: Chronique de vampires libres Sam 27 Aoû - 14:55
La torpeur diurne prend fin. Coup d’œil rapide à ma montre : 19h00. La soif de sang s’abat sur moi. Je suis à Yuma car le Sabbat a besoin de moi. Je me lève et contemple quelques secondes quelque chose qui ne devrait pas être là : sur le mur de la chambre d'hôtel où j'ai dormis cette nuit, l'ankh du Sabbat, inversé, paraît m’observer avec son œil unique au centre de l'anse ; surplombant un message, le tout au mur, comme une peinture.
« Le rite a commencé »
Je prends le temps d'astiquer mon Desert Eagle, vérifier mes affaires, puis me dirige vers la chambre de notre chère prêtresse.
Encore un rite ? Je ne pensais pas qu'une meute en faisait autant, mais bon, c'est pour le bien du Sabbat et je suis fier d'être là. Je frappe, rentre et... tiens un nouveau ?
Un homme dans une soutane de pasteur. Grand, dans les deux mètres. Il m'a l'air un peu crade pour un pasteur, des veines noires marquent son visage de façon inquiétante, les yeux verts, bref, drôle de gaillard...
S'en suit un speech de présentation barbant et presque incohérent, mais les autres ont l'air de trouver ça normal :
Prêtre tzimice du nom de Ylia, prénom de sa sœur en tant que mortel, les conneries faites par lui en tant que prêtresse était voulues, afin de nous tester. Il voulait voir si il y avait des infernalistes parmi nous ! Je me sens offensé profondément, moi le fidèle serviteur du sabbat depuis plus de 50 ans !
Pourquoi pas un espion Camariste tant qu'on y est ! Le tout annoncé par un travello !
Le reste du pack ne réagissant pas plus que ça, je préfère ne pas faire de scandale, ils ont l'habitude de travailler en meute, pas moi.
Ylia se tourne vers John, notre Ductus, puis lui explique qu'il doit prendre ses responsabilités, ce que je comprends étant donné mes mésaventures passées en tant que Ductus.
Jusque là je n’ai pas l'impression que nous avançons beaucoup, et le prêtre (prêtresse?) à l'air de vouloir souder le pack afin d'avancer un peu plus, excellente idée.
Il s'adresse à John :
« Chasse l'humain qui représente la meute pour toi, et ramène moi son crâne. »
Le Ductus s'en va, l'air obstiné, j'ai foi en lui... Et en même temps je sens que ça va merder, je sais pas, peut être que les événements des jours précédents m'ont rendus méfiants ; en tout cas je préfère aller faire un tour plutôt que d'attendre que ça merde...
Je me rappelle avoir vu une arbalète en vitrine d'un magasin d'arme dans le coin, j'informe les autres que je sors, je prends mes affaires et m'y rends sur le champ.
Le gars de la boutique se souvient de moi, vu que je lui ai commandé quelques dizaines de kilos d'explosifs, et je tente de me faire offrir des armes en plus de ma commande.
Ce con refuse, je l’attrape, l’emmène dans l’arrière-boutique et lui explose la tête sur le sol.
J'éteins les lumières, tourne le panneau sur CLOSED, prend l'apparence d'un flic, et sort par derrière ; un sac de sport plein d'armes et munitions diverses.
S'en suit quelques pas dans la ruelle menant sur la rue, deux flics me pointant de leurs flingues et un demi-tour sécuritaire.
Je réussis à faire le tour par l'immeuble, et à revenir à l'hôtel.
A peine arrivé, nous recevons un appel d'urgence de John :
« J'ai trouvé l'Elyseum, ramenez-vous ! »
Il part chercher un humain et il trouve l'Elyseum, il est peut être pas si mauvais que ça, le Ductus !
Je tente de prendre l'apparence d'un flic, mais les autres n'ont l'air de voir que la casquette, bizarre.
Je les informes de mon cambriolage plus ou moins foiré et Helena m'informe que je suis recherché partout ! Putain de merde ! Je manque d’entraînement !
Nous nous mettons en route pour rejoindre le Ductus... Je suis dans le coffre, d'après les autres, pour des raisons de discrétion, mon « costume » de policier ne suffisant pas.
J'entends les autres descendre, discutez, mais je suis obligé de frapper sur le coffre afin qu'il me sorte, quel travail d'équipe ! Je me retiens de leur dire, repensant à mon cambriolage.
John nous explique sa chasse, le garde du corps qu'il tue (une vampire), et le fugitif réfugié dans la mairie, qui semble être l'Elyseum. Nous jetons un coup d’œil alentour, et trouvons une boutique, un traiteur chinois, en face de la mairie.
Ylia le convainc d'aller livrer quelques Nems au maire, et pour réponse le chinois dit :
« Oh tiens, voilà le maire, à la fenêtre, coucou monsieur le mai... ! »
La main levée en signe de bonjour, les yeux dirigés vers le 2éme étage de la mairie, un air surpris qui me fait me retourner de suite : à moins qu'un bazooka ne tienne la mairie de cet arrondissement, nous ne devrions pas rester là !
Panique générale ! Je chope le chinois le balance à terre, me dirige vers la mairie, le ductus fait de même, Helena et Ylia aussi, le tout couvert par le bruit d'une munition de gros calibre fendant l'air au dessus de nos têtes!
Merde ! Araẽl ! Je me retourne juste à temps pour voir exploser la boutique et Araël avec, pendant que le Ductus saute au deuxième étage pour neutraliser le tireur, fortiche le John sur ce coup !
Le trav..., le prêtre se dirige vers la boutique en flamme, mais ne semble pas perdre le contrôle, s'exprimant à la boutique du chinois... Les flammes changent de forme, le prêtre aussi, impressionnant cette transformation ! Plus grand encore, monstrueux, flippant ! La suite me semble un peu flou, si ce n'est Helena et Araël enveloppaient par les flammes, et de nombreuses vagues de souvenirs.
Ma bête frissonne à la vision du feu, et je reviens des décennies en arrière, à la Nouvelle-Orléans. Je me vois moi, Hank Baxter, jeune humain remplies de convictions. Je revoie la torche à la main, il fait nuit, humide et je suis accompagné des cris de haines sortant de ces hautes cagoules blanches. Nous sommes une hordes de fantômes criant vengeance, et j'exulte en allumant cette croix portant ce jeune nègre...
Retour à Yuma, des hélicos se rapprochent, nos compagnons ont l'air d'aller mieux, étrangement, merci la prêtresse ?
Je prends l'apparence du Chinois, dans le coffre, toujours pour des questions de discrétions je suppose : nous allons à l'hôtel pendant que le John et Ylia vont allumer des incendies, si j'ai bien compris !
On me sort du coffre un peu plus tard, appel d'urgence du Ductus, encore une fois ; mais cette fois ci ça a l'air grave ! Ils sont bloqués à la caserne de pompier, nous y allons au plus vite. Nous décidons de rentrer par les égouts, utilisant plusieurs disciplines de discrétions. Nous sortons par une bouche d'égout, sous un char, Araël s'allonge dessous, semble ne plus bouger et me demande de couper Quietus.
Le vent se lève, et les hélicos s'en vont... Je ne comprends pas tout ! Si ça ne tenait qu'à moi, je serais déjà à l'intérieur. Apparemment, il y a une grande présence militaire, plusieurs explosions, ça me rappelle certaines opérations musclés d'il y a longtemps. Après quelques temps d'attentes, nouvel appel du Ductus :
« Yuma, c'est réglé, on passe à la ville suivante... »
Plus tard, à l'hôtel, étant donné le bordel vue sur le retour (explosions multiples en ville, panique générale, etc...) je pense que, oui, il est temps de bouger !
Nous arrivons à l'hôtel, je crève le tenancier, me nourrit, idem pour Araël.
"Au calme", à l'hôtel, Ylia nous explique le plus simplement du monde :
« Nous avons effectué une « danse macabre », dansé sur les flammes, honoré un Autoritas Ritae. »
Je comprends au ton employé, et au vu de mon expérience au sein du Sabbat, que nous avons effectué quelque chose de grand.
Le rite peut reprendre là ou nous l'avions arrêté, le Ductus ayant ramené une tête fraîchement cueillie au bout d'une heure.
Le prêtre prépare le crâne, se met torse nu, nous dévoilant plusieurs tatouages vivants, des scènes de tortures dans son dos, le tout formant une croix.
Le prêtre s'exprime :
« Notre père venant du Nod,
Que ton nom soit damné,
Que ta volonté soit notre loi,
Donne nous en ces nuits,
Le sang de nos ennemis,
Et délivre nous de tes aînés »
Amen, tous en cœur, comme un pack soudé, une équipe sabbatique forte prête à tout, voilà mon ressentit à ce moment précis : Amen.
Nous buvons, puis discutons d'un nom pour notre pack, et des trois vampires de la ville, tous diablés. Les conduites ont sûrement été ouvertes pour nous tués sur le retour à l'hôtel, le siège de la compagnie de gaz demandant à ses ouvriers d'ouvrir et allumer le gaz !
Par la suite je nettoie mes armes, pendant qu'Araël semble être vidé de son sang, de la magie apparemment ; je ne connais rien là dedans, je ne peux malheureusement l'aider... Il dessine ensuite un schéma précis de la circulation sanguine humaine, enfin ça me semble précis, je n'y connais pas grand chose non plus ! Les autres semblent vouloir l'aider .
La nuit suivante, nous louons un Hummer, puis direction Las-Vegas. Sur la route le prêtre nous fait part des problèmes qui secoue Mexico en ce moment. Mon clan subit « l'appel de l'Est », mon Sir adoré est en torpeur pieuté ! En apprenant cela, je ressens un malaise, je devrais être avec lui ! Et en même temps il m'a confié une mission, j'ai l'impression de me déchirer en deux...
Nous faisons un arrêt, le prêtre discute avec un volant, le ramène et nous dit, devinant notre surprise :
« C'est un allié, cet objet appartient à un défunt, il nous aidera à trouver les Giovannis. »
Je ne fais pas attention à sa remarque, et réfléchis au reste de la mission, et à Joe. Plus tard, nous trouvons un Hôtel tranquille, mais à peine installé dans notre suite, on nous apporte une lettre :
« Vous êtes invités en mon palace.
Signé : Benedique »
Là, ça pue sévère !
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Sujet: Re: Chronique de vampires libres Ven 9 Sep - 22:19
16 Janvier 2011, milieu de la nuit :
Putain de merde, comment diable ce connard de Bénédique a pu nous repérer aussi vite ? Et pourquoi il nous envoie une invitation plutôt qu’une bande de tueurs ? Il doit vouloir négocier ce con, où nous tendre un piège…
J’en discute avec la meute, on est tous d’accord pour dire qu’il est trop tôt pour reculer, ce prince de mes deux veut nous voir venir chez lui ? A ses risques et périls. Araël se débarrasse de sa « marque » tandis qu’on s’offre un petit gueuleton avec le room-service, et c’est parti, en route pour le palace du Prince. Sur la route, Araël enchante mon couteau tandis qu’Ylia parle à son bout de volant, j’ai beau savoir qu’il parle à un fantôme, il a vraiment l’air con.
On arrive devant le palace, un vrai manoir de ventrue : grille ouvragée, immense jardin, 3 étages, et des gardes en mouvement sur le toit dont on dirait qu’ils s’efforcent de se faire repérer. On est accueilli par un mec type videur de boite de nuit du nom de Carlo de Montoya et pas très bavard , le prêtre le provoque en le traitant comme un laquais, si ça l’amuse...
Le mec nous fait traverser le jardin, j’aperçois un bout de sniper dépassant du toit, et nous fait rentrer dans la demeure du Prince puis il nous guide à travers un dédale invraisemblable de couloirs, ça sent le tour trémère à plein nez. On arrive enfin devant une porte en bois à double battant devant laquelle se trouve un blondinet qui se présente comme étant « Gabriel Montrose », il aurait voulu donner un nom de tarlouze qu’il aurait pas trouver mieux.
La tafiole nous ouvre les portes, derrière se trouve une vingtaine de personnes assises à une table ovale, le mec au bout opposé au notre se lève et nous invite à nous assoir, je m’assois donc en face de lui pendant que mes compagnons prennent place autour de moi, je remarque qu’il y a six chaises vides, un autre invité attendu ? Le mec, qui s’avère être Bénédique, se met à discuter avec Ylia, du bla bla de convenance, pas fâché qu’Ylia s’en charge, il nous explique que des chasseurs de vampires opèrent en ville et qu’on serait leur prochaine cible.
S’ensuivent les présentations, ce connard en connaît trop sur moi, je n’aime pas ça. La blonde à ses cotés est une putain de Justicar : Mme Gilles, accompagnée par son toutou l’Archonte Jarbo, un autre Archonte, un grand Black Brujah du nom de Julius fait une tronche bizarre lorsqu’il apprend que je suis un du même clan. Apparemment la Justicar n’est pas fan de notre présence.
Bénédique nous propose alors une alliance contre les chasseurs, et nous donne les plans d’attaque de ceux-ci en guise de bonne foi. Ces connards ont vraiment foiré leur repérage, ils ont dédoublé le/la Ylia, et ils me traitent moi, le Ductus de cette putain de meute, de simple « brute de base ». Toujours est-il qu’on demande à discuter seuls dans le jardin avant de donner notre réponse. Pour plus de précaution on discute à l’aide de textos histoire d’éviter les oreilles indiscrète.
On décide de faire semblant d’accepter leur proposition, mais de leur laisser un petit cadeau avant de s’en aller, pour le moins « explosif ». On retourne donc dans cette putain de salle, non sans constater que le dédale de couloirs a changé, putain de trémères. Ylia et moi faisons durer un peu les négociations histoire d’être plus crédible, mais ça se met à prendre un tour fumeux quand la Justicar s’en mêle et se met à parler philosophie. Je suis obliger de lui avouer que je suis dans l’ignorance des objectifs du Sabbath, « L’ignorance est le prix a payé pour la Liberté » qu’elle me sort cette salope, je me retiens, je ne peux pas vraiment dire devant les autres que je compte buter les anciens du Sabbath une fois qu’on en aura fini avec ceux de la camarilla et des anarchs, on est encore loin d’être libre.
On fini par repartir, Montrose nous mène à l’entrée, une fois celle-ci en vue, Ylia le baratine tandis qu’Araël chuchote « Creo Ignatus »… et fait apparaître 80 kg de C4 au beau milieu du couloir. Soudain le grand Black surgit par la porte et décapite Araël tout en esquivant les attaques de Joe, Eléna et Ylia se font mettre à terre par deux gargouilles tombées du toit. J’essaye de frapper Montrose, mais ce connard disparaît et une alarme se met à sonner. Je me retrouve à seul face aux deux gargouilles et à l’Archonte quand je m’aperçois que Joe vient de planter l’épée enflammée d’Araël dans ce putain de C4.
J’y réfléchis pas à deux fois, j’empoigne Ylia et Elena et cours vers la sortie suivie du Black et des gargouilles, l’une d’entre elle s’étant emparée de Joe. Dans le manoir c’est le chaos, des vampires sautent du toit et des fenêtres pour échapper à l’explosion, qui met d’ailleurs un sacré temps à venir. J’arrive près du Hummer, jette Ylia et Elena à l’arrière, le Black ordonne à une des gargouilles d’y jeter Joe puis me regarde et me dit de me barrer, je m’en souviendrais.
Je roule à toute vitesse vers la sortie de la ville, au bout de cinq minutes le manoir explose enfin, emportant un bout de la colline avec lui. Je me retrouve sur la Highway, quand j’entends des sirènes de flic derrière-moi, je m’arrête, pas besoin de plus de problème que j’en ai déjà. Un policier se montre à ma fenêtre et me dit que James Théomid, un des trémères présents au manoir, m’invite en sa demeure, je remarque son coup d’œil dérangé vers les corps sanguinolents de mes camarades, « Oublie ! », lui ordonné-je. Je repars, merde ! J’ai oublié de lui redonner l’adresse, je retourne les voitures des flics, heureusement l’un d’entre l’avait marqué sur un papier, je lui fait quand même oublié par précaution.
J’arrive à la maison de Théomid, son jardin est fermé par un portail de fer, j’appuie sur l’interphone… qui aspire un peu de mon sang, putain ! Je gueule « Je viens voir James Théomid », le portail s’ouvre, putain de piège à con... J’entre, mes camarades sur les épaules, Théomid me mène à un petit salon ou je les dépose avant de commencer à discuter.
Apparemment ce Théomid à un marché à me proposer : il prend un peu de notre sang et on lui retrouve un vieux grimoire, « le codex des damnés », en échange il nous donne un rituel pour pouvoir partager la diablerie et le nom du traître qui nous à livré à la Camarilla ainsi que la possibilité de copier ce foutu grimoire… Sans compter que ce con à déjà pris de mon sang à l’entrée, Caïn sait ce qu’il pourrait en faire.
J’accepte, je suis bien obligé, et il me révèle que le traître serait l’évêque de Tijuana, Angelo di Carlo, un lasombra. Il donne ensuite du sang à Ylia histoire qu’il/elle se réveille, et il lui explique le rituel, apparemment la sorcellerie d’Ylia et celle des tremères sont différentes mais il/elle devrait quand même pouvoir bricoler le rituel pour le faire marcher. Théomid nous explique alors que le Codex des damnés est un grimoire censément écrit par le plus anciens des thaumaturges, des humains cherchent ce grimoire, notamment un humain du nom de Samuel Clearwater, il n’a aucun indice sur son emplacement, est-ce que ce foutu grimoire existe vraiment ? La question se pose.
Il nous donne son téléphone et nous indique une planque dans un quartier contrôlés par les Sétites au Nord-est de la ville ou les autres pourront se remettre de leurs blessures.
Ils ont intérêt à s’en remettre au plus vite, on a du pain sur la planche…
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Sujet: Re: Chronique de vampires libres Mer 2 Nov - 4:03
Chapitre 5 : Caine’s Fist
Extraits du journal d’Ilya Lukans :
Je me réveille, confus. Je n’ai que de vagues souvenirs d'hier. L'explosion du manoir, la fuite du Prince et ses séides, dont la Justicar Toréador, cette si charmante madame Guil ... Et aussi, la mort d'Arael, et le repli chez Théomid. Mon sang circule lentement dans mon corps meurtrie mais accélère brusquement lorsque l’image de ma valise émerge de mon subconscient. Et c’est après plusieurs nuits de repos que j’obtiens confirmation d’une de mes pires craintes. Ma valise contenant ma terre natale, est aux mains de Gabriel Montrose. Je n’en attendais pas moi de ce Nosferatu, il ne faisait pas honte au statut de Sheriff de Las Vegas. Avec des individus aussi compétents dans le camp adversaire, la bataille devenait s’annoncé pour le moins intéressante.
Notre Ductus avait la même idée que moi, quitter Las Vegas au plus vite. Mais que faire dans l’instant ? J’étais encore convalescent à l’instar de Joe et Hélèna, seul John semblait « intact ». Lui c’était surtout son âme qui avait souffert. La perte d’Arael était un échec indéniable. Je soupçonne notre Ductus de prendre cet échec pour son seul et unique compte. Et que dire de la réaction de Julius ? Cet Archon avait fait preuve de clémence. Mais pour un Zélote tel que John cette clémence devait avoir un arrière gout de pitié.
John appela James Théomide, à mon insistance. Ce Tremere est un personnage intriguant. Semblant indépendant de l’idéologie de la Camarilla, du Sabbat voire même de son clan, on ne m’ôtera pas de l’idée qu’il est avant tout opportuniste et ne sert que se ses propres desseins. Mais pour l’instant il me semble être un bon allié.
Nous sommes à l'abri pour le moment, dans un motel recommandé par notre « Nouvel Allié », qui s'avère relativement à l'abri des attaques des chasseurs de vampires et autres membres de notre race mais qui ne partagent pas nos convictions quand à la Mascarade ...
Théomid connait un moyen de retrouver mon bien, en échange de quoi je dois promettre de prendre sous mon aile son infant non-déclaré et non-admis dans la Camarilla. Je n’ai pas d’autres choix et cette offre ne me semble pas si « empoisonnée » après tout. Grace à la Vaulderie et la puissante idéologie du Sabbat, la nouvelle recrue ne devrait pas pouvoir se retourner contre nous. Méditant sur son sujet, le voilà qui arrive déjà, dans son costume tiré à quatre épingles. Il se présente au pack qui lèche ses blessures. Le Ductus, John, qui semble bouillir de rage contre tous ceux qui nous ont repoussés lors de cette attaque presque suicide, Joe qui fait en sorte de voir passer les jours afin de récupérer tranquillement, et Helena qui passe son temps à regarder les informations, semblant cacher dans son mutisme les raisins de sa colère.
Fraîchement présenté et nouveau membre du groupe, je charge Hector, puisque c'est le nom de l'infant de Théomid, de nous trouver un van ou équivalent discret afin de pouvoir quitter la ville sans dommages.
Il sort et quelques minutes après, revient avec de bonnes nouvelles : dans quelques minutes, le van demandé sera là, grâce à l'aide d'une de ses goules. Je rassemble les membres du pack, et pars rapidement en chasse de trois humains. Je les rassemble près des nôtres, et demande aux membres du pack leurs vestes. Grâce à la vicissitude, je transforme les enfants d'Abel que j'ai ainsi récolté, de manière à les faire ressembler à nous même. Puis, je les habille avec les vestes, et les Dominent, leur ordonnant de faire le maximum de dégâts dans la ville pendant le couvre feu, et leur indique qu'ils doivent dire à tous ceux qu'ils croiseraient qu'ils enculent Bénédic ...
Pendant ce temps, je prends l'apparence d'un soldat gradé, et je réussis à fuir vers un point de rendez-vous à la sortie de la ville, convenu avec le Ductus et les autres membres du pack.
Dans la voiture, nous avons trouvé un mot disant que nous devions aller rendre visite à un dénommé "Keshek", vivant dans un bowling loin de toute civilisation. Un peu étonnés, nous y allons.
Suspicieux, nous rentrons et entendons immédiatement des bruits qui semblent lointains. Nous nous enfonçons à l'intérieur de ce complexe labyrinthique et sombre. J'entends Helena pousser un petit soupir, et je devine que seuls ses yeux deviennent capables de percer les ténèbres alentours ... Au détour d'un couloir, le bruit devient plus fort, et nous tombons sur un gardien qui semble regarder la télévision; il ne s'attend manifestement pas à notre présence puisqu'il tombe presque de sa chaise en nous voyant arriver. Nous l'avisons du fait que nous sommes venus pour voir son maître, et il s'excuse platement et nous mène jusque là bas, encore un peu surpris mais guère méfiant. Nous continuons dans le labyrinthe jusqu'à une double porte. Sur la route, nous entendons des sifflements de serpents, comme si ils nous suivaient dans les gaines de ventilation ... Nous passons la porte, et nous retrouvons dans un bureau stylisé, dans le plus pur style orientalo-égyptien. Derrière son bureau, Keshek, un sourire aux lèvres. Et sur le bureau ... ma terre natale, dans la valise ouverte !
Je lui demande ce qu'il veut en échange. Il me répond : "Rien ...".
Je prends ma terre, soupçonneux. J'ajoute "Et c'est tout ?"
"Vous en avez déjà assez fait ..." me répond il, avec un rictus ironique.
Nous partons vite, et une fois arrivés dans la voiture, nous décidons de la direction à suivre : après quelques discussions, nous décidons d'arrêter là la croisade, ne pouvant pas au vu de notre nombre abattre la nomenklatura de Las Vegas, et nous ne pourrons que difficilement pousser jusqu'à Seattle. Nous devons aussi aller pleurer la mort d'Araël. Nous décidons donc d'aller dans la Vallée de la Mort, qui n'est pas très loin, afin de faire une retraite là bas pour pouvoir mener à bien le rituel d'Allégeance pour ceux qui ne l'ont pas passé, c'est à dire Helena, John, Ductus mais membre du Sabbat depuis peu de temps, ainsi que le nouveau venu Hector, qui n'a pas encore une nuit de présence chez nous ...
Avant d'arriver là bas, nous avisons une station service, et pendant que les autres vont se préparer à ce rituel, je vais dans la station elle même, dominant l'esprit du gérant afin de le faire m'obéir, et je prends chaque personne qui rentre dans celle ci afin de préparer un rituel d'Hector. Au bout d'un grand nombre, je finis par rejoindre les autres. Hector utilise la vitae contenue dans le sang des humains pour la transférer à des colliers de perles, afin de nous donner la capacité à avoir du sang sans devoir chasser. Nous passons là la nuit, dans un bungalow. Le lendemain, nous partons vers la vallée de la mort, et y arrivons après quelques heures. J'ordonne à Helena, Hector et John de creuser un grand trou, pour chacun d'entre eux. Pendant ce temps, je charge Joe de trouver du bois sec afin de préparer un brasier. De mon coté, je crée un tisonnier en métal, dont la pointe est en fait l'ankh du Sabbat, afin de bénir les nouveaux arrivants dans le Sabbat. Une fois que les jeunes pousses ont fini de creuser, je demande à Helena d'appeler des serpents, ce qu'elle fait assez vite. Elle revient avec trois crotales au bras, et tandis qu'elle me les donne, je prends une forme proche de celle de mon Zulo qui effrayait tant les paysans de notre pays commun ... Ainsi renforcé et puissant, je tends le bras, et la frêle vampire me donne les serpents. De ma voix la plus vipérine, alors que je me place devant les trois futurs membres pleinement acceptés du Sabbat et brandit le crotale tel une croix, je leur prononce ce sermon telle une sentence :
« Et maintenant, j'arracherai la mauvaise graine,
J'éliminerai le pire de vous,
Je taillerai mon sombre arbre,
De la manière
Dont mon Père, Adam, me l'a appris. »
Et alors je leur pose la question :
"Avez vous déjà passé le rite d'acceptation ? Ne mentez pas devant le serpent !".
Tous me répondent que non; je leur ordonne alors de se laisser tomber dans le trou qu'ils ont chacun creusé, et une fois fait je les recouvre de terre, jusqu'à ce que le trou soit entièrement rebouché.
Je somme alors Joe d'allumer le brasier, et de sauter par dessus, pour mesurer sa capacité de résistance ... Il le fait une fois, et se blesse, comme prévu, mais son geste ne sera pas oublié. Il tente en rampant d'y retourner, mais je le bloque d'une main, en l'informant que c'était assez pour cette fois ... mais que si un jour, il accomplissait cinq fois le saut par dessus le feu, je lui délivrerais un secret... Bien entendu, ce secret est lié à la main noire et à son sire, Joe "Boot" Hill ! Je laisse aussi chauffer le tisonnier sur les flammes, afin de marquer les futurs membres du Sabbat pleinement acceptés ...
Nous attendons une demi-heure, et c'est alors qu'émerge en premier le ductus. Je m'avance vers lui, et le somme de se mettre à genoux. Je lui enfonce le tisonnier presque en fusion dans le crâne, en lui imprimant donc l'ankh Sabbat sur le front, puis, je m'éloigne un peu de lui, en lui disant : "relève-toi enfant de Caïn !". Il attend ensuite près du trou d'où il est sorti que les autres aient fini de réfléchir ...
