BUSHIDO

BUSHIDO

Messagepar Totoro » Ven Juin 15, 2018 2:23 pm

"Bushido signifie la volonté déterminée de mourir.
Quand tu te retrouveras au carrefour des voies
et que tu devras choisir la route, n'hésite pas :
choisis la voie de la mort.
Ne pose pour cela aucune raison particulière
et que ton esprit soit ferme et prêt.
Quelqu'un pourra dire que si tu meurs
sans avoir atteint aucun objectif,
ta mort n'aura pas de sens :
ce sera comme la mort d'un chien.
Mais quand tu te trouves au carrefour,
tu ne dois pas penser a atteindre un objectif :
ce n'est pas le moment de faire des plans.
Tous préfèrent la vie à la mort et si nous nous raisonnons
ou si nous faisons des projets nous choisirons la route de la vie.
Mais si tu manques le but et si tu restes en vie,
en réalité tu seras un couard.
Ceci est une considération importante.
Si tu meurs sans atteindre un objectif,
ta mort pourra être la mort d'un chien,
la mort de la folie,
mais il n'y aura aucune tache sur ton honneur.
Dans le Bushido , l'honneur vient en premier.
Par conséquent, que l'idée de la mort soit imprimée dans ton esprit
chaque matin et chaque soir.
Quand ta détermination de mourir en quelque moment que ce soit
aura trouvé une demeure stable dans ton âme,
tu auras atteint le sommet de l'instruction du bushido".
C'est le respect d'un certain stoïcisme, du mépris du danger et de la mort, d'honneur, de courage, de fidélité absolue à la parole donnée; une philosophie qui s'adresse avant tout au gentilhomme, au Bushi. Au bouddhisme, le guerrier puise un sens de sereine confiance dans le destin, un esprit de soumission à l'inévitable. L'acceptation stoïque du danger et de ses conséquences, le dédain de la vie. Au shintoïsme, le Bushi puise les notions de loyauté envers le supérieur, de vénération des ancêtres, de piété filiale, de passivité et de patriotisme. Clef de voûte de cette mentalité, la rectitude, la justice ou Giri est la vertu la plus importante : c'est le devoir pur et simple. La deuxième vertu est le courage ou la disposition à accomplir ce qui est juste. Vivre lorsqu'il est juste de vivre et mourir lorsqu'il est juste de mourir. Le nasake ou bienveillance, vient ensuite. C'est la magnanimité, la pitié, la sympathie, le tout cultivé par la poésie et la musique. Oser vivre quand la vie est plus pénible que la mort, apprendre à ne point se plaindre, malgré les plaintes de l'âme et les souffrances du corps voilà l'ascèse de celui qui suit le bushido.
Quelques règles de vie :
Le vrai courage consiste à vivre quand il est juste de vivre, à mourir quand il est juste de mourir.
Il faut songer à la mort avec la conscience vive de ce qu'exige l'honneur d'un samouraï, peser chaque parole avant de la prononcer, se demander avant de répondre si ce que l'on a à dire est vrai.
Manger avec modération, éviter la volupté.
Après les tâches quotidiennes, se souvenir du mot Mort, ne pas faillir de le mettre en son cœur.
Un homme qui méconnaît la vertu n'est pas un samouraï. Pour tout homme, les parents sont comme la tige de son propre corps, lui-même est branche consanguine de ses parents.
Respecter la règle de la tige et de branches; l'oublier, c'est ne jamais parvenir à comprendre ce qu'est la vertu. - Un samouraï se conduira en fils et en sujet fidèle. Il ne quittera pas son suzerain, quand bien même le nombre de ses sujets passerait de cent à dix, de dix à un.
En temps de guerre, le témoignage de sa loyauté consistera à se porter s'il le faut au-devant des flèches ennemies sans faire cas de sa vie.
Loyauté, esprit de justice, bravoure sont les trois vertus naturelles du samouraï.
Un samouraï, où qu'il dorme, ne doit pas mettre les jambes dans la direction du logement de son suzerain. De même, quand il s'exerce au tir à l'arc, il ne doit pas pointer ni lancer sa flèche dans la direction de son suzerain, ou encore quand il pose sa lance.
Le faucon ne pique pas les épis, même quand il meurt de faim. De même un samouraï se servant d'un cure-dents fera-t-il semblant de s'être régalé, même quand il n'a pas mangé.
Si à la guerre un samouraï perd le combat et s'il est obligé de livrer sa tête, il manifestera hardiment son nom à l'appel de l'ennemi et mourra en souriant, sans aucune vile allure.
Étant gravement blessé, si gravement qu'aucune opération chirurgicale ne puisse le guérir, il parlera correctement devant ses supérieurs et ses pairs et mourra avec sang-froid, se rendant bien compte de l'état de sa blessure.
Un samouraï qui ne serait que fort n'est pas admissible. Sans parler de la nécessité des études en science, il faut qu'il profite de ses loisirs pour s'exercer à la poésie et comprendre la cérémonie du thé.
Budo ShoShin Shu, - Daïdoji Yuzan, 1639-1730
Le serment du samouraï
"Je n'ai pas de parents, je fais des cieux et de la terre mes parents.
Je n'ai pas de demeure, je fais de Tan t'ien ma demeure.
Je n'ai pas de pouvoir divin, je fais de mon honnêteté mon pouvoir divin.
Je n'ai pas de fortune, je fais de ma docilité ma richesse.
Je n'ai pas de pouvoir magique, je fais de ma personnalité mon pouvoir magique.
Je n'ai ni de vie ni de mort, ma vie et ma mort ne font qu'un.
Je n'ai pas de corps, je fais de mon stoïcisme mon corps.
Je n'ai pas de Yeux, je fais du flash de l'éclair mes yeux.
Je n'ai pas d'oreilles, je fais de ma sensibilité mes oreilles.
Je n'ai pas de membres, je fais de ma promptitude mes membres.
Je n'ai pas de lois, je fais de mon autodéfense ma loi.
Je n'ai pas de stratégie, je fais du droit de tuer celui de protéger ma stratégie.
Je n'ai pas de dessein, je fais de la saisie instinctive de l'opportunité mon dessein.
Je n'ai fais pas de miracle, je fais du respect de la loi mon miracle.
Je n'ai pas de principes, je fais de mon adaptation en toutes circonstances mon principe.
Je n'ai pas de tactique, je fais de la vacuité et de la plénitude ma tactique.
Je n'ai pas de talents, je fais de mon esprit prêt à réagir mon talent.
Je n'ai pas d'amis, je fais de mon esprit mon ami.
Je n'ai pas d'ennemis, je fais de l'imprudence mon ennemie.
Je n'ai pas d'armure, je fais de ma bienveillance mon armure.
Je n'ai pas de château, je fais de mon esprit inébranlable mon château.
Je n'ai pas d'épée, je fais de mon non-être mon épée."
La voie Zen du Bushido
De "The Zen Way to the Martial Arts"
Par Taisen Deshimaru,Penguin/Arkana
"A vaincre sans péril on triomphe sans gloire."

"Sous d'une atmosphère délétère et oppressante, les hommes plaisantent, allégeant leur humeur.
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Re: BUSHIDO

Messagepar Totoro » Ven Juin 15, 2018 4:08 pm

LES 7 VERTUS DU BUSHIDO
Le Bushido, la voie du samouraï est une fusion parcimonieuse entre le bouddhisme et le shintoïsme. Elle peut être résumée en 7 principes essentiels :
GI : la juste décision dans l'équanimité, la juste attitude, la vérité. Quand nous devons mourir, nous mourons. Rectitude. L'honnêteté se définit comme étant la plus simple des vertus du Bushido, mais probablement la plus délicate. Idéalement, il paraîtrait normal qu'un guerrier honorable ne dise que la vérité. D'ailleurs, dans certaines familles et certains clans embrassent l'honnêteté avec la même ferveur que les autres vertus. On connaît le clan de la Licorne pour son approche directe et sans détour, même dans le monde subtil de la politique, et la famille Kitsuki du clan du Dragon fût fondée sur la recherche de la vérité au-dessus de tout le reste. L'honnêteté s'associe intimement à la justice, elle en devient une vertu admirée par les magistrats (du moins, par ceux qui prennent leur devoir à coeur). En revanche beaucoup d'autres samuraïs, notamment ceux qui servent leur clan à la cour, estiment souvent que l’honnêteté reste une vertu avec laquelle il faut savoir composer et qu’il faut même parfois enfreindre pour mieux remplir son devoir. Presque tous les samuraïs qui servent dans l’arène de la politique pratiquent l’art de la duperie et de la manipulation de leurs adversaires, sans qu’on puisse techniquement parler de mensonge. Certaines familles ont hissé au rang d’art ces tactiques tout en se targuant de se comporter honorablement. Les écoles et familles les plus politiques comme les Doji et les Yasuki, ont conscience de parfois devoir mentir pour le bien du clan, ce qui les pousse à privilégier la sincérité à l’honnêteté dans leur approche du Bushido, et à compter sur leur respect des autres vertus pour compenser leur adhésion erratique à celle-ci. Naturellement, le clan du Scorpion passe complètement sur l’honnêteté et ne montre que du mépris (presque ouvertement) pour les samuraïs qui mettent un point d’honneur à dire la vérité ou à suivre la voie de la justice.
YU : la bravoure teintée d'héroïsme. Le courage apparaît sans aucun doute comme la vertu la plus fondamentale et universelle du Bushido, puisque tout samuraï al devoir d'être prêt à mourir sur ordre. ON ne peut surestimer l'importance du courage dans la vie d'un samuraï. Celui-ci doit être préparé à combattre jusqu'à la mort sans la moindre hésitation. Que cela soit sur ordre de son seigneur ou en raison de circonstances inévitables. Un dicton dit bien que le samuraï vit en permanence à trois pieds de la mort, longueur d'un katana. Bien entendu , les clans les plus guerroyeurs comme ceux du Lion, du Crabe et de la Licorne ont tendance à souvent évoquer le courage (notamment celui du Crabe, qui doit affronter quotidiennement les horreurs impensables de l'Outremonde). Mais en vérité, aucun clan ne peut se passer de cette vertu. Même le clan du Scorpion, pourtant connu pour ses distances avec le Bushido, reconnaît l'importance de du courage pour que ses samuraïs remplissent leurs devoirs (il faut néanmoins admettre que ses samuraïs demeurent les plus enclins à battre en retraite quand l'issue de la bataille devient sans espoir). Il ne faut pas oublier, comme le rappelle Akodo dans le passage précédent, que Courage n'est pas synonime d'imprudence. La vie de samuraï appartient à son seigneur, pas à lui. Un samuraï qui dilapide sa vie par un acte inutile et égoïste ne se comporte pas honorablement et manque à ses devoirs envers son seigneur et son Clan. D'ailleurs le clan du Crabe serait le premier à faire remarquer qu'il y a bien des situations où battre en retraite demande d'avantage de courage que de mourir sur place.
JIN : l'amour universel, la bienveillance envers le genre humain, la compassion. Elle enseigne au samuraï qu'il lui appartient, en tant qu'élite guerrière de la société, de protéger et de guider la population inférieure de Rokugan. Sous la forme la plus évidente, cela revient à offrir la protection militaire, à défendre les roturiers contre les bandits, les criminels et les monstres de l'Outremonde. Il s'agit de la forme de compassion la plus respectée et révérée de Rokugan car même les clans comme ceux du Lion ou du Scorpion reconnaissent l'importance de garder les paysans en vie et productifs. Brutaliser ou abuser les petites gens est indigne d'un samuraï même si l'ordre social l'autorise. Certains clans prennent la compassion plus à coeur et cherchent à aider et guider plus directement les inférieures. On connaît le clan du Phénix pour son éducation des paysans selon la voie du Tao, considérant ce soutien comme aussi important que la protection physique.
REI : l'action juste (une qualité essentielle), la courtoisie. Les samuraïs sont des hommes et des femmes civilisés, pas des barbares (gaijin : syn. rustres, grossiers, étrangers, incultes), et on attend d’eux qu’ils se comportent avec courtoisie et bonnes manières. Un samuraï qui montre ses émotions indues ou de la grossièreté ne fait pas qu’enfreindre la courtoisie, il perd également la face « On », manque de respect envers ceux qui l’entourent et se couvre de honte (jusqu’à sa famille et même ses ancêtres). Un véritable samuraï reste courtois et bienséant en toutes circonstances, même lorsqu’il se trouve face à son pire ennemi, ou provoqué par des basses injures ou un comportement abject. Un samuraï qui insulte ouvertement autrui montre ses propres faiblesses, c’est pourquoi les courtisans rokugani pratiquent sans relâche l’art de l’affront subtil et indirect. A l’inverse, quand un samuraï fait face à un manque de courtoisie de la part d’un supérieur social, son propre honneur s’exprime par la capacité à endurer ces provocations et à éviter de mettre en exergue l’erreur en question. Les Rokugani mettent un point d’honneur à ne pas prêter attention à ceux qui s’adonnent à ce genre de spectacle malséant, car l’inverse en ferait qu’aggraver les choses. Comme on pourrait s’y attendre, ceux qui servent leur clan par la vie politique et au sein des cours ne peuvent négliger la courtoisie, élément vital des négociations mondaines et diplomatiques. Les clans les plus politiques, comme ceux de la Grue et du Scorpion, donnent une place importante à la courtoisie. Même si cela présente plus pour le second clan un interêt pour sa valeur tactique à la cour qu’à un quelconque engagement moral. A l’inverse, les guerriers notoirement rustres et pragmatiques du clan du Crabe se fichent bien souvent de cette vertu, même si les courtisans du clan la pratiquent avec la même assiduité que tous les autres.
MAKOTO : la pleine sincérité, la spontanéité. On apprend de l’enfance aux samuraï qu’ils doivent exprimer une sincérité absolue dans la parole et le geste. Le samuraï qui s’exprime au nom de son seigneur à la cour, mais qui le fait avec nonchalance et un manque de conviction sert aussi mal son suzerain que s’il refusait de prendre la parole. Le samuraï qui montre un manque de dévouement dans ses actes, qui agit ou se comporte sans engagement total, s’apparente à un samuraï qui délaisse son seigneur et son clan. La sincérité reçoit une grande admiration de la part des clans et les familles les plus politiciens, comme celui de la Grue et les Otomo, mais la plupart des samuraïs les respectent. Même le clan du Scorpion reconnaît la valeur tactique de la Sincérité, car s’il dit et fait tout avec une conviction totale, ses ennemis ne pourront jamais savoir quand il ment et quand il dit la vérité. En revanche, certaines des familles guerrières les plus pragmatiques, comme les Hida ou les Moto, se montrent très méfiantes à l’égard des démonstrations ostentatoires de Sincérité, qui s’apparentent selon elles à des supercheries déguisées en attitude honorable. Le clan du Crabe , notamment, réplique souvent avec dédain « Oh comme c’est sincère », chaque fois qu’il sent que quelqu’un cherche à le manipuler.
MEYO : l'honneur et la gloire. L’honneur se montre à la fois subtile et la plus fondamentale des vertus. Il enseigne à chaque samuraï à devenir son propre juge, à chaque instant. Le Bushido ne s’applique pas uniquement par les conventions sociales et l’autorité, mais par le cœur et l’âme de chaque samuraï. Un samuraï sans honneur ne peut véritablement suivre les autres vertus du Bushido, car il ne fait qu’agir selon les attentes d’autrui, et non comme l’exige son propre sens de l’honneur. A l’inverse, un samuraï à l’honneur véritable suivra les voies du Bushido, même au cœur d’une société corrompue et quand ses supérieurs attendront de lui qu’il agisse dans le déshonneur pour la simple raison qu’ils exigent. Presque tous les samuraïs de Rokugan respectent l’honneur, le cœur du Bushido. Seul le clan du Scorpion le rejette, comme il le fait pour beaucoup d’aspect du Bushido. En fait, du point de vue du clan du Scorpion, l’Honneur apparaît comme la vertu la plus troublante, car elle peut justifier la déloyauté. Les rares membres du clan qui croient vraiment dans le Bushido et s’efforcent de respecter l’honneur de tout leur cœur subissent méfiance et mépris du reste du clan qui les qualifie de junshin qui signifie « pas du même sang ».
CHUGO : dévotion, loyauté et docilité. S’il existe une vertu qui rivalise avec le courage en ce qui concerne l’universalité, c’est bien le devoir. Un samuraï doit toujours être prêt à servir son seigneur, quelle que soit la manière exigée, quel qu’en soit le prix. La mort n’a rien du pire des sorts pour un samuraï ; il doit être prêt à affronter l’humiliation, le déshonneur, la honte et l’échec, au nom du devoir. Il doit rester fidèle envers son seigneur, sa famille, son clan et ses compagnons, quelles qu’en soient les tentations qui joncheront sa route. Un samuraï qui enfreint sa loyauté envers le seigneur ou le clan, enfreint le devoir. Un individu d’une telle indignité ne mérite pas le titre de « samuraï ». Le devoir reste la raison pour laquelle l’amour se montre si délicat pour un samuraï, car sa loyauté envers l’être aimé risque de perturber ou d’atténuer son respect absolu du devoir. Le clan du Scorpion associe d’avantage l’idée de « loyauté » à Chugo et il en fait presque une obsession. Quand la traitrise et le mensonge font un mode de vie, il faut bien pouvoir compter sur quelque chose ; dans le cas du clan du Scorpion, il s’agit de la Loyauté. Celui qui enfreint la Loyauté est châtié de la pire des manière imaginables par le clan du Scorpion : la terreur du Bosquet des Traîtres, où les âmes de ceux qui trahissent le clan se retrouvent emprisonnées pour l’éternité.

BOUDDHISME
Le Bushido a influencé le Bouddhisme, et le bouddhisme a influencé le Bushido. Les éléments du bouddhisme que l'on trouve dans le bushido sont au nombre de cinq :
Pacification des émotions;
Une confiance tranquille dans l'inévitable;
Un contrôle total dans tous les évènements;
Une intime exploration de la mort plutôt que de la vie;
Pure pauvreté. (il ne s'appartient pas lui-même = oubli de soi)
Le Zen et les Samouraï
`La fleur des fleurs est le bourgeon de la fleur du cerisier - le samouraï est l'homme parmi les hommes.' - proverbe japonais- Au japon et parmi les japonais, aucune figure n'est plus emblématique que celles des samouraï, ces guerriers héroïques qui vivaient par le code du bushido - la voie du samouraï - fondée sur la loyauté, la justice et l'honneur. Cette tradition guerrière au japon est aussi vieille que le pays lui-même, mais le vrai samouraï émergea durant la tardive période Heian (milieu du 12ème siècle) et par la suite régnèrent au Japon pendant 800 années. Durant cette période, les arts martiaux japonais classiques évoluèrent et avec eux, le code du bushido.
La plus grande influence sur le code du samouraï fut l'introduction du bouddhisme zen durant la période Kamakura (1192-1333), laquelle devint le fondement principal de la philosophie du Bushido. Bushido demande avant toute chose une certaine fermeté devant la mort, parce que faire face volontairement à la mort, c'est apprendre à conquérir ses peurs. Selon les principes zen, la peur ne peut réellement être conquise que si la notion de "moi" et tout ce qui s'y rattache est abolie. Tardivement au 15ème et 16ème siècles, la période la plus colorée des chroniques samouraï, Zen et bushido s'implantèrent très profondément parmi les samouraï, et pénétrèrent au fin fond de la culture et des valeurs japonaises. Dans cette perspective et dans la poursuite d'un but, l'entraînement mental est plus important que le physique. Voici dix sentences de samouraï fameux qui insiste sur la suprématie de l'esprit sur le reste.

Dix sentences Samouraï
Je n'ai pas inclus ces sentences dans la page réservée aux aphorismes parce que ces phrases sont elles mêmes, en essence, celles qui correspondent le mieux à l'attitude du bushido.
"On ne trouve la vie qu'à travers la conquête de la peur et de la mort dans sa propre intimité, son propre esprit. Vider l'esprit de toutes les formes d'attachement, charger et conquérir l'adversaire dans un éclair décisif." Togo Shigekata
La position. Une position efficace ne doit être attachée ni à l'épée de l'adversaire ni à son épée - Yagyu Toshiyoshi.
Calme Mental . 'L' esprit paisible est comme l'eau calme réfléchissant l'éclat de la lune. Vider l'esprit et vous réaliserez un esprit paisible.' Yagyu Jubei
Sur la fermeté du mental : 'Ne pas vaciller devant l'adversaire et son épée est l'essence de l'homme d'épée.' Miyamoto Musashi (Le livre des Cinq anneaux - en anglais)
Sur le Soi : 'Se conquérir soi-même, c'est conquérir l'adversaire' Takuan Soho
Sur l'esprit immuable : 'L'esprit insensible aux conditions extérieures produit une mobilité corporelle.' Yagyu Renyasai
Sur les Tromperies, Feintes et Plans : 'Les mains manipulent l'épée, l'esprit manipule les mains. Cultiver l'esprit et ne pas être préoccupé uniquement par les astuces, feintes et plans. Se sont là les qualités d'un sorcier, non d'un samurai.' Saito Yakuro
Sur la maturité. Le calme du mental et non l'habileté, n'est le signe d'un samouraï mûr. Un samouraï ne devrait ni être pompeux ni arrogant.' Tsukahara Bokuden
La paix : 'Conquérir le mal et non l'adversaire, voilà l'essence de l'homme d'épée' Yagyu Munenori.
Sur le caractère du samouraï : 'Un cristal brut ne brille pas; un samouraï indiscipliné n'a pas d'éclat. Un samouraï devrait donc cultiver son esprit.' Anonyme
Je ne résiste pas à l'envie d'ajouter trois sentences samouraï de plus :
Ce sont les sentences favorites d'Omori Sogen, le principal maître zen du XXème siècle.
'Quand une vache boit de l'eau, cette eau devient du lait. Dans un serpent boit de l'eau, cette eau devient du poison.' Omori utilisait souvent cette sentence traditionnelle quand il voulait illustrer que la pensée sur le sens des causes et des effets est une quête du vide. La conscience des conditions est bien plus utile.
'La vérité ne se pense pas, n'a pas d'esprit zazen est juste une chose : avoir un esprit intrépide.'
Cette maxime de Suzuki Shosan était une autre favorite d'Omori.
'La Voie est une voie naturelle de l'Univers, et l'apprendre, c'est révérer le paradis, c'est aimer l'homme, et vivre et rester en premier lieu en se contrôlant.'
Cette sentence de Saigo Takamori fut elle aussi très estimée par Omori.


"La voie du Samurai réside dans la mort. Quand on en vient au
'ou bien'/'soit' il n'y a que le choix immédiat de la mort. Ce
n'est pas particulièrement difficile. Sois déterminé par avance.
Dire que mourir sans avoir atteint son but est une mort de chien
est une manière frivole de personne sophistiquée. Quand on est
confronté au choix de la vie ou de la mort, il n'est pas nécessaire
d'atteindre son but. [...] Mourir sans avoir atteint son but est
une mort de chien et de fanatique. Mais il n'y a aucune honte là
dedans. C'est la substance même de la Voie du Samurai. Quelqu'un
qui arrive a endurcir son cœur chaque matin et chaque soir,
quelqu'un qui est capable de vivre comme si son corps était déjà
mort suivra la Voie sans douleur. Sa vie tout entière sera sans
reproche, et il réussira dans ce qu'on attend de lui."
Hagakure - A l'Ombre des feuilles, la Voie du Samurai - Yamamoto Tsunetomo
"A vaincre sans péril on triomphe sans gloire."

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