Scenar d'introduction : Chasse au nain
Les personnages joueurs :
• Tantris, chat mercenaire. (MDC)
• Cymoriil, belette, jeune fille à tout faire (et voleuse à ses heures) ; présentement elle est en train de porter un message d’un seigneur de Nimes à un seigneur de Clermont-Ferrand (Totoro)
• Gwenaël, jeune lapereau (14 ans), cuisinier, très naïf même pour son âge, parti sur les routes pour parfaire son apprentissage ; il a perdu son escorte et a été adopté par le groupe.
La joyeuse troupe est sur les routes du Massif central, un triste soir de novembre pluvieux. Le crépuscule est en train de tomber quand ils arrivent en vue d’un village, particulièrement accueillant : à l’entrée se dressent plusieurs gibets où pendent des cadavres en état de décomposition diversement avancé : Parmi ceux qui sont reconnaissables, on reconnaît notamment une très vieille dame, un estropié, un simple d’esprit…
Ils arrivent à l’auberge. Le lapin demande à servir en cuisine, et se fait rabrouer ; tout le monde éclate de rire quand il se dit fils du cuisinier du Roi !
Ils interrogent l’aubergiste sur le comité d’accueil sur la route ; il explique que le village a subi divers désastres ces derniers temps (grêle le jour de la moisson, avortement de vaches,…), et qu’ils sont persuadés qu’ils ont le mauvais œil. Guidés par leur baron, Jacques de Margeride, ils extirpent donc du village toutes les engeances de sorcier.
Peu à peu l’auberge se remplit, et au fur à mesure que les choppes se vident les esprits s’échauffent… Il est question de courir sus à un nain, accusé d’être un sorcier. Tantris repère un des meneurs, un cochon, le forgeron du village, et essaie de le raisonner par sa verve et son ironie cinglantes. Il n’arrive qu’à l’énerver. Le cochon prend un solide banc de chêne et essaie de l’aplatir avec, mais Tantris est beaucoup trop rapide et il est à chaque fois à plusieurs mètres du point d’impact… Jusqu’au moment où il repère une jolie paysanne. Il lui offre une fleur et quelques vers… Et se fait assommer par derrière par le mari jaloux. Plus de peur que de mal, il s’en remet vite.
Sur ce arrive le baron, un loup d’allure sévère ; il prend la tête de la troupe, qui s’équipe de torches et d’armes diverses et variées (fourches, faux, couteaux de boucher…). Notre équipe se joint à la troupe pour voir ce qui se passe et essayer de l’empêcher. La troupe arrive à l’orée de la clairière ou se trouve la masure du nain. Le lapin reste prudemment en arrière, la belette et le chat contournent la clairière pour rentrer dans la maison par la porte de derrière.
Celle-ci est vide ; on y trouve divers ustensiles alchimiques, des livres ; une forte odeur de produits chimiques règne. La belette récupère un des livres, celui qui semble le plus précieux.
L’odeur forme une piste facile à suivre dans la forêt ; pendant que la troupe brûle la cabane, en suivant cette piste nos compères arrivent dans la grotte ou le nain, Michel de Nostre Dame, s’est caché. La belette lui donne le livre qu’elle a pu sauver, il les remercie grandement… Il leur explique que le baron avait un frère aîné malformé, et qu’il ne supportait pas que ce soit lui qui doive hériter. À la mort de leur père, il a fait exécuter son frère pour sorcellerie, et depuis il s’en prend à tous ceux qui sont différents dans le village, en les accusant de même.
Le nain est fermement décidé à tirer vengeance du village ; il a concocté une substance capable de faire tout brûler avec une efficacité remarquable, et il est bien décidé à en tirer parti ; nous réussissons à le promettre de renoncer à ses plans si, sous une semaine, nous arrivons à calmer le baron.
Retour au village, où nous terminons la nuit à l’auberge. Le chat à un plan : Provoquer le baron pour un jugement de Dieu, un duel judiciaire. Pour cela, il est indispensable d’avoir l’appui du curé. Nous allons donc le voir ; il est aussi écœuré que nous par la conduite de nos paroissiens et donc ravi de notre plan. Il nous propose cela : Dimanche à la messe, il préparera les esprits par un sermon enflammé ; puis Michel apparaîtra et appellera le jugement de Dieu sur le baron, en prenant Tantris comme champion ; le le curé fera comprendre au baron qu’il n’a pas le choix.
Par contre, le curé a eu vent de l’incident avec la paysanne, et il doute que ce genre de comportement pousse le créateur à guider l’épée de Tantris ; après avoir entendu notre chat en confession, il ordonne pour lui une pénitence rigoureuse, cloîtré au presbytère, jusqu’au jour j. Nous sommes le mardi, ça va être long ! Dur dur… Mais il faut bien s’y plier.
Pendant ce temps, le lapin et la belette se font embaucher au château, l’un comme aide-cuisinier – les gardes lui ont demandé de préparer le repas, ils ont été séduits et l’ont présenté au chef cuisinier du château, qui a été émerveillé – et la belette comme servante.
La cuisine du lapin est tellement délicieuse que le baron demande qu’il lui soit présenté. Celui-ci essaie alors de convaincre le baron de changer de point de vue sur les personnes différentes… Il ne réussit qu’à se faire chasser.
Pendant ce temps, la belette profite de sa situation pour visiter en détail le château, et en particulier la chambre du baron ; elle y découvre un passage secret. Lors d’une promenade en forêt avec le lapin pour chercher des champignons pour la cuisine, ils en trouvent l’autre extrémité…
Arrive le dimanche ; le plan se passe à merveille, mais le duel est long est pénible ; notre chat se fait très rapidement blesser au bras gauche, puis les passes d’armes se poursuivent interminablement, agrémentées de vers railleurs, sans qu’aucun n’arrive à prendre l’avantage ; après une bonne heure, il est interrompu par l’arrivée du carrosse du duc du lieu. On lui explique que c’est un duel judiciaire, il est indigné de voir le baron se battre en duel contre un manant ; le chat révèle alors qu’il est gentilhomme et se nomme Tristan de Rougegarde. Le duc donne alors l’ordre de poursuivre. Le chat prend alors rapidement le dessus sur le loup, et l’occit proprement. Chacun y va de son couplet pour haranguer la foule, c’est, et de loin, le curé qui est le plus éloquent !
Une fois seuls, le chat nous fait comprendre que, maintenant qu’il a clamé publiquement son vrai nom, il doit déguerpir en vitesse. Quel secret inavouable cache-t-il ? Toutefois, avant de partir, la belette prend la peine de visiter la chambre du baron en passant par le passage secret, et en revient avec une bonne quantité de bijoux…
